L'ACCENT
L'accent est métrique, quand il tombe sur es temps forts ; il cesse pour faire place àla note syncopée, à l'accent du groupe de notes appelé trochée.
Il est rythmique, quand il marque le temps binaire ou ternaire ; pathétique, oratoire, quand il se produit sur une note culminante, ou, autrement caractéristique, et désignée le plus souvent par l’auteur, pa = <> sf (chez les anciens par /) ou sur une succession de notes marquées Rinforzando ou Rfs. Mélodique, ( marcato ÿ ) chez les anciens qui employaient ain.i le signe du staccato ; cet accent affecte même la seconde note du trochée, bien que cette
note soit détachée + «2 : on le trouve tout indiqué par ce signe s« qui est aussi celui du tenuto Tten.), par le signe s « s > oupar A (lechevron) qui marque plus d'énergie. Ce dernier synonyme du marcato, s'applique à une n e plus brièvement exécutée que le >.
L'accent métrique ou des temps forts est le plus fréquent de tous, et même quand il est déplacé par la syncope dans une des parties ; il s'impose encore aux parties qui ne syncopent pas. L'accent métrique doit se faire sentir au centre, comme sur la dernière note d’une série de plus de deux notes coulées, à moins qu’un groupe de ce genre descendant constitue le sujet principal. Ex: Le début du « Mouvement perpétuel » de Weber, dont la première note, bien que débutant sur la partie faible de !a mesure, est néanmoins accentuée fortement.
L'accent métrique moins marqué dans les mouvements lents: Adagio, largo ; dans les pièce d'un genre doux et tranquille, comme Nocturne, la Berceuse, l'est davantage dans les pièces d'un mouvement rapide : Danses, Marches, Scberzi, Allegro final d’une sonate etc., dont les mesures coutiennent moins de notes.
Les basses fréquemment isolées des accords, servant d'accompagnement, reçoivent un accent plus fort que l'accord, bien que ce dernier doive être joué d'aplomb quoique plus doux que le chant. Le doigt, tout aussi bien que la main entière doit articuler distinctement, s'étendre, aller pour ainsi dire au-devant de cette note de la basse pour en assurer la précision. Une basse à faux, dont tant d'élèves font /£ doit être évitée avec autant de scin, que la mauvaise habitude de faire alterner les notes des accords destinés à être joués, avec un parfait ensemble par les deux mains.