‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 34 sur 99 · RÉSUMÉ DES OPINIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES OPINIONS

dangereux un médicament qui peut être lui aurait rendj de grands services.

Je crois utile de résumer rapidement les idées des principaux auteurs relativement à l’influence de la digitale suu l’organe central de la circulation.

Deux grandes opinions sont en présence, soutenues l’une et l’autre par des hommes éminents. A la tête de la première se place Bouillaud. Ce grand praticien l’avait formulée en appelant la digitale l’opium du cœur ; Trousseau, Pidoux et Constantin Paul adoptent la même manière de voir, puisqu’ils rangent cette substance parmi les sédatifs ou contro -stimulants. Forget1 est du même avis; Valleix 2 dit qu’elle affaiblit le cœur; les médecins italiens, Tommasini (1806), Rasori (1811), Simonini ; les Anglais, Curie, Clutterbruck, Mac Lean, Mosmann, doivent être placés à côté de Bouillaud, car ils voient dans la digitale un sédatif puissant.

La deuxième opinion a été soutenue par Beau 3, qui a qualifié la digitale de quinquina du cœur. Tous les médecins et expérimentateurs qui ont admis cette idée, et ce sont les plus nombreux, les plus modernes, regardent donc ce médicament comme un tonique : je citerai entre autres Bernheim4, Bucquoy 5, Dujardin - Beaumetz6, Gull, Lecerf7, Traube, J. Simon 8. Gubler dans ses Clini-

1 Forget, Précis théorique et 'pratique des maladies du cœur, des vais, seaux et du sang, 1851.

2 Valleix, Guide du médecin praticien.

3 Beau, Considérations générales sur les maladies du cœur (Archives de médecine , 1858, p. 15 et 159

4 Bernheim, Leçons de clinique médicale (Paris, 187?).

5 Bucquoy, Leçons cliniques sur les maladies du cœur, 3* édition.

6 Dujardin-Beaumetz, Leçons de clinique thérapeutique, 1S?8.

7 Lecerf, Thèse de droit. Paris, 1856.

8 J. Simon, Leçons sur la digitale (Progrès médical , 10 mai 79 et suiV.).

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