‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 67 sur 99 · DU PROFESSEUR MAREY · texte numérisé non relu

DU PROFESSEUR MAREY

laires et que le moteur du schéma est animé d’un mouvement très régulier, il s’aperçoit que les pulsations inscrites deviennent périodiquement irrégulières, qu’une pulsation faible revient toujours après deux pulsations fortes et que, sur le tracé cardiographique, son sommet offre toujours, à l’inverse des autres, une courbe arrondie, comme dans l’insu ftisance mitrale, ainsique l’a montré Tridon h Le tracé recueilli sur la carotide dénote aussi l’existence d’une pulsation avortée. Tout étonné, il examine attentivement le jeu de la valvule auriculo-ventriculaire et remarque que cette valvule qui, bien que plus courtequede coutume, ferme très hermétiquement, se laisse déformer par des pressions trop fortes, et n’empêche pas alors le reflux du liquide dans l’oreillette ; il y a donc une sorte d’insuffisance mitrale physiologique, qui d’ailleurs se traduit par un souffle évident.

Cette insuffisance, d’après Marey, doit être considérée comme une soupape de sûreté ; elle permet en effet le reflux du sang, qui ne pourrait pénétrer dans l’aorte, et qui encombrerait le ventricule ; grâce à elle la tension aortique diminue ; elle agit donc là comme certaines insuffisances mitrales qui, coexistant avec un rétrécissement aortique, sont pour ainsi dire une compensation.

Le professeur du Collège de France montre très bien que le retour des pulsations faibles sera toujours régulier, qu’une pulsation faible ne pourra pas être suivie d’une autre semblable ; en effet les contractions énergiques du cœur créent dans les artères une pression graduellement croissante, comme le prouve l'élévation du début des

Tridon, Sur les signes

du diagn. de l’insuffis. mitrale. Thèse doct.Paris,

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