INFUSION DE DIGITALE
alcoolique etéthérée, poudre, extraits alcooliqueet aqueux, sirop. Si toutes ces préparations sont employées, quelques-unes cependant le sont plus souvent, plusieurs semblent convenir dans certains cas seulement, répondre à certaines indications. Lorsqu’on prend chacune d’elles eu particulier et qu’on recherche dans les traités de patholo gie et de thérapeutique les doses qu’il convient d’administrer, on est encore frappé du désaccord qui existe très fréquemment.
11 faut reconnaître d’abord que l’énergie des préparations de digitale varie certainement un peu suivant les régions, l’époque de l’année à laquelle on récolte la plante, les méthodes employées dans les divers pays ; néanmoins l’écart entre les doses indiquées est quelquefois si considérable qu’on ne saurait l’attribuer uniquement aux causes que je viens d’énumérer. Les divergences de vues des pathologistes viennent probablement de ce que ceux-ci ne se sont pas placés dans les mêmes conditions d’observation, pour étudier les effets de la digitale dans les maladies du coeur.
Une des préparations les plus employées, celle que Withering ], en 1785, administrait dans les affections qui s’accompagnent d’anasarque, quelle qu’en soit la cause, ainsi que le constate Fagart dans sa traduction, est l’infusion de poudre de feuilles. C’est aussi la plus active suivant presque tous les cliniciens et comme l’a reconnu Joret1 2 dans ses expériences; mais les doses auxquelles il
1 Revue critique rétrospective, la digitale et Withering (Archives de médecine ), 1878, 7" série, p. 704.
2 Joret, Considérations physiologiques et thérapeutiques sur la digitale pourprée Archives générales de médecine , 1834.