‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 88 sur 99 · DES VOIES DIGESTIVES · texte numérisé non relu

DES VOIES DIGESTIVES

La poudre, suivant plusieurs pathologistes (Gubler, Legroux), est la préparation la plus difficilement tolérée, car elle irrite la muqueuse.

Je n'ai pas eu l’occasion de voir administrer bien sou vent cette préparation, mais jamais je n'ai noté d’into lérance gastrique bien prononcée, lorsqu’on la donne à doses moyennes.

L'infusion a quelquefois le grand inconvénient de provoquer très vite des nausées et des vomissements, même lorsqu’elle est administrée à faibles doses ; aussi Gubler 11'a-t-il pas recours à cette préparation dans les maladies du cœur. Je me rappelle toujours une femme couchée au n° 3 de la salle Saint-Roch, âgée de quarante ans, atteinte d’insuffisance mitrale avec asystolie ; deux fois on lui administra l’infusion à la dose de 0 gr. 40 et deux fois on fut obligé de la supprimer dès le surlendemain en raison de l'état nauséeux, bien que le pouls commençât à se ralentir et à se régulariser ; dans la même salle, au îr 10, une malade affectée de rétrécissement mitral avec insufdsance pulmonaire probable, ne put pas supporter non plus 0 gr. 30 d’infusion.

La teinture ne paraît pas avoir ces inconvénients

des doses correspondantes, aussi, comme je le dirai plus loin, peut-on la continuer beaucoup plus longtemps.

Tous les anciens observateurs avaient remarqué cette influence sur les voies digestives ; ils étaient allés jusqu’à lui faire jouer un rôle primordial, initial dans l’action physiologique de la digitale : ainsi Bégin et Gérard (Thèse de Paris, 1819) soutenaient que l’état inflammatoire de l’estomac amenait le ralentissement du pouls ;

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