‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 94 sur 99 · INDICATIONS DE L'INFUSION · texte numérisé non relu

INDICATIONS DE L'INFUSION

très vite, la dyspnée diminue, les urines deviennent plus abondantes, l’œdème disparait.

Mais cette infusion, combien de jours sera- t-elle continuée? l’administrera-t-on à doses progressivement croissantes ou décroissantes, ou bien à doses d’emblée suffisantes ? la suspendra-t-on un ou deux jours pour la redonner ensuite?

Si l’on interroge à ce propos les praticiens, on voit qu’ils ne sont pas tous d’accord et que leur opinion dépend beaucoup de la dose qu’ils prescrivent. Bouillaud veut qu’on la cesse un jour sur trois ; en général on conseille de la continuer une semaine environ, tout en observant attentivement le malade, et en se basant sur l’état de la circulation, sur la sécrétion urinaire. Il est évident que, dès qu’il survient des nausées, dès que le ralentissement du pouls est exagéré, que les urines redeviennent rares, il faut interrompre son usage. Lorsqu’on donne l’infusion à doses relativement faibles, .0 g r. 30, on est tenu peut-être à un peu moins de réserve, car le malade la supportera quelquefois dix à quinze jours et même vingt de suite, comme chez le n° 17 de la salle Saint-Martin (du 25 décembre au 14 janvier).

Les cliniciens ne se conduisent pas tous de même au début : Bernheim, qui administre la digitale trois jours de suite seulement, prescrit d’emblée la dose maximum de 0 gr. 75 à 1 gr. M. Teissier, d’accord avec la plupart des pathologistes, l’administre à doses progressivement croissantes, s’il n’obtient pas les effets attendus avec la première dose, commençant par 0 gr. 30 à 0 gr. 40 chez l’homme comme chez la femme, très rarement par 0 gr. 50, il s’en tient à la dose primitive, ou bien, le

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