INDICATIONS DE LA TEINTURE
deuxième un le troisième jour, arrive àOgr. u(J, qu’il ne dépasse presque jamais. Au bout de trois ou quatre jours le tracé est manifestement influencé, le pouls se ralentit et se régularise ; sept ou huit jours après le début du traitement, on peut diminuer peu à peu, mais le plus souvent on doit cesser brusquement, c’est là la conduite de Lasègue. Toutefois il ne saurait y avoir de règle absjlue, comme pour toutes les questions de médecine pratique : dans quelques cas on est forcé de supprimer la dose de 0 g r. 30 dès le lendemain, si la digitale a provoqué de légères nausées, ou de remplacer l’infusion par la teinture.
La macération est donnée chez des asystoliques présentant-une anasarque très prononcée plutôt qu’une irré • gularité très grande du rythme cardiaque. Avec cette préparation dont j’ai 'observé les heureux effets dans le service de mon père à l’Hôtel-Dieu, l’anasarque disparait encore plus vite qu’avec l’infusion.
Au début de ce chapitre j’ai pris comme type de l’indication de l’infusion un asystolique ; je suppose mainte' liant un individu dont la lésion cardiaque se traduit seulement par un certain degré d’hypertrophie, des palpitations, de la dyspnée sous l’influence de la marche, tout au plus par un léger œdème périmalléolaire à la tin de la journée; cet individu peut encore se livrer à ses affaires, il n’est pas alité, sa lésion est bien compensée.
On ne lui administrera pas de l’infusion , car il n’est point nécessaire d’agir immédiatement; la digitale devra être continuée longtemps, et pour qu’elle soit bien supportée on la prescrira à petites doses, on donnera de préférence la teinture (quinze à vingt gouttes, ou vingt -cinq