‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 96 sur 99 · DE LA DIGITALINE AMORPHE · texte numérisé non relu

DE LA DIGITALINE AMORPHE

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à trente, suivant l’âge, la constitution) ; on pourra également s’adresser au sirop, à la digitaline amorphe, faire prendre chaque jour un ou deux granules; de cette fa çon on n’observera pas l’intolérance , on n’aura pas à craindre les accidents dus à l’accumulation du médica ment ; le malade suivra son traitement pendant deux ou trois semaines.

La teinture est indiquée encore dans des cas tout différents ; lorsque par exemple on se trouvera en présence d’un asystolique chez lequel, en raison de l'âge, de l’état général, de l’extrême faiblesse de l’impulsion cardiaque, on aura des doutes sur l’état de l’organe central de la circulation, il sera prudent de ne pas recourir à l’infusion et de s’en tenir à la teinture, tout en surveillant son action.

Pour le mode d’administration de la teinture, de la poudre, qui n’a pas d’indication bien spéciale, et qu’on emploie moins souvent, pour celui de la digitaline amorphe, on observe les mêmes préceptes que pour le mode d’administration de l’infusion : on donne, d’habitude, des doses graduellement croissantes, mais on va plus lentement, puisqu’on doit les continuer plus longtemps.

Telle est la conduite qu’on suit ordinairement dans l’administration de la digitale.

Mais quelquefois il est nécessaire auparavant de pré parer le terrain sur lequel on veut agir ; Fagart, l’interprète des idées de Lasègue, fait cette recommandation ; il insiste sur les purgatifs à hautes doses, sur les saignées. Bernheim admet que dans les asystolies avec anasarque très prononcée, un dérivatif intestinal rend bien plus efficace l’action du médicament. Je crois, d’après les faits

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