‹ Conferences prononcees a l'Union catholique de MontrealChapitre 3 sur 22 · LETTRE DE MONSEIGNEUR LÉVÈQUE DES TROIS-RIVIÈKKS · texte numérisé non relu

LETTRE DE MONSEIGNEUR LÉVÈQUE DES TROIS-RIVIÈKKS

Evéché des Trois-Rivières, le 23 Juillet, 1871. Monsieur,

J'ai lu avec plaisir et intérêt le travail que vous venez de faire imprimer et que vous allez livrer au public. La lecture de ces Conférences ne peut manquer de contribuer à répandre le goût des études sérieuses, puisqu'elles en montrent avec tant d'évidence, les précieux avantages et en tracent si clairement la voie et les moyens.

Cette publication arrive dans un moment bien opportun et met en lumière des pricipes méconnus ou mal compris par un trop grand nombre de nos compatriotes, et faut-il le dire? hélas! repoussés et combattus par plusieurs catholiques, qui sont devenus les malheureuses victimes de l'école rationaliste. Dans la huitième et la neuvième conférences surtout, vous combattez avec une sûreté de doctrine et un courage tout à fait digne d'éloge, les deux grandes erreurs de notre temps, le catholicisme-libéral que Notre Saint-Père le Pape vient de flétrir avec tant d'énergie, en déclarant qu'il a fait plus de mal à la France, que la révolution et la commune, avec ses hommes échappés de l'enfer; — et le rationalisme.

Rien de mieux que cette affirmation claire et franche de la vérité pour préserver de la séduction de ces erreurs funestes, les hommes de bonne volonté, et même pour en retirer ceux qui auraient eu le malheur de s'y engager de bonne foi.

APPROBATIONS

Jo n'hésite point à recommander aux fidèles confiés à mes soins la lecture de ces conférences, assuré qu'en les lisant attentivement ils ne pourront manquer d'en tirer un véritable profit.

En vous souhaitant le plus complet succès dans cette pnblication, je demeure cordialement,

Mon cher Monsieur,

Votre tout dévoué serviteur,

f L. P., Ev. des Trois-Rivières.

M. A. Villeneuve, Instituteur, Montréal.

P.S. Pardon, mon cher Monsieur, d'avoir retardé si longtemps à vous expédier la présente écrite il y a un mois. Quelques renseignements que je voulais ne procurer m'ayant fait différer son envoi immédiat. Je l'ai ensuite perdue de vue, et j'en suis rendu jusqu'à ce jour sans vous avoir remercié d'abord de votre bienveillant envoi d'un exemplaire, et sans avoir fait droit à votre juste demande.

Je crois me rappeler que parmi les ouvrages dont vous recommandez la lecture, il y en a quelques-uns contre lesquels vous mettez le lecteur en garde à cause de certaines idées fausses, et dangereuses ; il aurait peutêtre été bon d'avertir qu'ils sont à Yindex, et engager le lecteur à se mettre en règle pour en faire la lecture en obtenant la permission nécessaire.

Bien cordialement,

Votre dévoué serviteur,

Les Trois-Rivières, le 22 Août, 1871.

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