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la personne de Celui qui est la splendeur éternelle de la majesté divine; demandez-le au Christ lui-même, et lui aussi vous répondra que, s’il est sur la terre avec les hommes, il est aussi au ciel dans le sein de son Père; que, s’il soutfre et travaille ici-bas, là-haut, dans le ciel, il gouverne le monde, et est la gloire de la céleste Jérusalem.
Donc, il n’y a qu’une seule personne en Jésus-Christ, et cette personne est divine ; le Fils de Dieu et le fils de Marie ne sont qu’un: c’est le même qui est engendré éternellement et conçu dans le temps; c’est le même qui créa les hommes et qui les rachète ; et, en conséquence, Jésus est Dieu-homme, est Dieu avec nous, est Dieu sauveur. Et maintenant, pourrat-on jamais rien imaginer de plus élevé, de plus sublime, de plus divin, que l'origine du christianisme et que son auteur ?
L’estime, l’amour, le zèle, marchent de concert; et, si l’estime est grande, l’amour sera profond, le zèle ardent et enflammé. Eh bien! quelle doit être notre estime pour le christianisme, et, conséquemment, quels seront notre
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amour et notre zèle? Notre estime pour le christianisme doit correspondre à notre estime pour Jésus, pour le Verbe fait chair, le Fils unique de Dieu fait homme, le Dieu sauveur. Mais cette estime, si la faiblesse et les limites de notre être nous le permettaient, devrait être immense, sans bornes, infinie; elle devrait égaler la diunité de Jésus, l'excellence de l'Emmanuel, la grandeur de l’homme-Dieu. Que si elle ne peut être infinie, puisque nous sommes finis et limités, qu’elle soit du moins pour nous la première et au-dessus de toute autre estime; et que rien ne soit comparé par nous au Christ et à son œuvre, le christianisme.
Nous ne pouvons, nous ne devons pas séparer de cette estime un amour proportionné; et, en conséquence, nous ne pouvons, nous ne devons en séparer un amour suprême, un amour souverain pour Jésus et pour sa religion. Puis cet amour produira, comme un effet nécessaire, un zèle ardent et enflammé, un zèle qui ne souffre pas les injures faites au Christ, un zèle qui ne supporte pas le mépris et la dérision du chrisanisme, un zèle qui nous pousse à chercher la
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gloire du Christ, la splendeur de son culte, l’extension de son œuvre; un zèle enfin qui nous enflamme d’une brûlante ardeur pour retracer en nous l’excellence de Jésus, pour limiter, pour le suivre, et faire en sorte que l’on puisse, avec quelque vérité, dire aussi de nous que qui nous voit, qui nous considère, qui nous étudie, voit une image et contemple un portrait du Sauveur.
Paris. — Jmp, Simon Raçon & C'*, rue d'Erfurtb,
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