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gions des idées particulières et individuelles ; et, quittant la théorie générale par laquelle nous avons établi que même l'intelligence et la pensée ont leurs lois, entrer dans l’étude particulière des lois qui, de fait, peuvent et doivent présider aux opérations de l'intelligence, au développement de la pensée.
Or, parmi ces lois particulières, il en est une qui me semble surtout mériter notre attention ct nos recherches.
Désirez-vous savoir quelle est cette loi ? Je vais vous le dire, et vous le dire de manière que nul de vous ne puisse s’y méprendre. On demande donc si, dans le nombre des lois qui règlent l'intelligence et la pensée, doit se placer la croyance, la foi; on demande si c’est un devoir de l’intelligence de croire et de se reposer dans la foi; si c’est une loi de la pensée de se contenter de motifs dont l’unique effet est de faire naître la foi et d’engendrer la croyance. La nature de cette question et sa gravité m'assurent que vous ne refuserez pas de prêter à mes paroles une bienveillante attention.
Rien de plus connu que l'effet de ces dé-
AR monstrations, désignées dans l'école sous le nom de preuves indirectes, et qui se déduisent de l’absurdité du contraire : elles portent peu de lumières dans l'esprit, elles ne révèlent pas la raison des choses; mais elles fixent le jugement et déterminent l'intelligence. Eh bien! je me servirai d’abord de preuves de cette nature; c’est par elles que je vais commencer.
Supposez donc et admettez, par manière d’hypothèse, que la foi et la croyance ne se puissent ni ne se doivent compter au nombre des règles de l'intelligence et des lois de la pensée : quelle en sera la conséquence? Vous renversez, par une déduction nécessaire et inévitable, vous ruinez jusque dans ses fondements toute union, toute société parmi les hommes.
Vous ruinez jusque dans ses fondements la société domestique et la société civile, et vous brisez impitoyablement les chaines d’or de l’amitié (1).
(4) Si quelqu'un désirait voir confirmer par de graves autorités les vérités développées dans cette Conférence, qu’il lise, entre beaucoup d'auteurs que nous pourrions citer, ce qu'en ont écrit Clément d'Alexandrie, Strom. V, VII; Origène, Contra Cels. VI; Eusèbe de Césarée, Præpar. Evang., 1. 1; saint Jean
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