DE LA PREMIÈRE ÉDITION
En publiant les leçons que nous avons faites pendant plu* sieurs années à l'École des ponts et chaussées sur l'administration et le droit administratif, nous ne nous sommes pas borné à revoir de nouveau et à remanier notre travail pour lui donner la forme qu'exige un livre et pour le rendre plus digne de la bienveillance du public : nous y avons ajouté, sur beaucoup de points, des développements nécessaires qui n'avaient pu, faute de temps, trouver place dans nos Conférences.
Nous avons tenu néanmoins à indiquer que cet ouvrage était, pour la plus grande partie, la reproduction de notre enseignement à l'École des ponts et chaussées, afin d'expliquer le caractère spécial de ce livre, et les limites dans lesquelles nous nous sommes renfermé.
Ainsi, lorsque nous avons étudié, en premier lieu, l'organisation des pouvoirs publics, nous avons donné l'esquisse
* N9U8 n'ayons rien i ajouter i cette préface écrite, au mois d'août 1860, pour expliquer le cadre et le caractère propre de notre livre. La nouvelle édition que nous publions a été soigneusement mise au courant des modifications, d'ailleurs asseï nomoreuses, survenues dans la législation et la jurisprudence.
organisation. Les ingénioiirs pas seulement an service de ?. des départements et même, les ; ils sont appelés fréqnemitestations portées devant les devant l'autorité judiciaire, it intérêt, plus que beaucoup IX, à connaître la situation céder des différentes autorités térêts généraux et des intérêts }ns avec lesquelles ils ont de s tenu particulièrement à in- , sur l'esprit des institutions, textes de loi ou de règlement uvent de la manière la plus !s affaires ou dans les discusavons laissé de côté bien des tiné trop loin, eu égard à la
embrassé l'ensemble des malous n'avons abordé que celles 'icc des ponts et chaussées, ■aux a dû être ainsi restreint, plus de soin à approfondir, létails qu'exige une monogra- ^uses encore que nous avions
PRÉFACE, vir
Nous nous sommes attaché à mettre en relief, au double point de vue de la théorie et de la pratique, les principes qui régissent les rapports de l'administration représentant l'intérêt public et des citoyens dans les matières qu'on peut grouper sous ces trois rubriques : l'exécution des travaux publics, la voirie et les eaux. Sur chaque point nous avons étudié particulièrement toutes les difficultés de compétence qui pouvaient se soulever.
Il a déjà été publié sur les matières que nous avons traitées des ouvrages nombreux qui ont obtenu à juste titre l'estime du public; nous en avons consulté plusieurs avec un grand profit et nous les signalerons à nos lecteurs, quand l'occasion s'en présentera. Néanmoins nous avons cherché à faire autrement que nos devanciers, dans l'espoir de contribuer, pour notre part, à l'avancement et à la diffusion de la science du droit administratif.
Le plan que nous avons adopté pour la distribution des matières et pour l'exposition des principes a été combiné en vue de faciliter les études et les recherches ; il donnera peutêtre à notre travail une physionomie nouvelle.
Nous avons rapporté avec un soin tout particulier la jurisprudence du Conseil d'État, à la formation de laquelle nos fonctions nous ont mis à même d'assister et de contribuer depuis seize ans, sans nous interdire toutefois de discuter les décisions qui ne nous paraissaient pas conformes aux principes. L'étude approfondie de cette jurisprudence nous a paru le meilleur moyen de faire connaître les théories juridiques
iseil n'a pas toujours suffisam- , par suite, sont restées obscures
ut à penser que notre livre ne le, c'est l'esprit de noire enseiidées que nous avons cherché à nous espérons voir se répandre ictionnaires publics, des requêtes, commissaire du d'État au contentieux, pour lui ■oit administratif à l'École des alors ministre de l'agriculture, publics, avait une pensée qu'il ler, mais dont nous avons ledetée. Il voulait que tes doctrines itique des affaires, l'administraussent dominées par les tradi- !, de modération et d'équité qui nt chaque jour davantage dans 'État'.
le H. BJhic s'était d'abord Gié sur H. Charles CDt près le Conseil d'Etat bu conlenlieui. i£ral du minislère de l'inslruction publique <me où deraïenl s'ouvrir les coaréreitces de pour le remplacer i partir du mois de no-
nseillcr d'État BouUtignler a biep voulu >e le preuve d'un lèle toujours jeune pour les l i répandre, M. Boulalignier noua i roumi lërite émiaenl un hommage public. C'est m saisi cette occaaion ; car nous avons puisé S4Q i l'Ëcole d'adminiilralioD, trop lAt lup-