‹ Conférences sur l'encyclique Humanum genusChapitre 29 sur 62 · XXXIV MANDEMENT · texte numérisé non relu

XXXIV MANDEMENT

de l'Eglise catholique, ce céleste apanage de l'enseignement doctrinal de son Chef visible, qui est une émanation de la sagesse et de l'amour de Dieu, est la suprême consolation de nos âmes. Avec elle, plus d'hésitations, plus d'incertitudes, mais la voie sûre, la vraie lumière, l'arrivée certaine au port du salut.

C'est donc avec bonheur. Nos Très-Chers-Frères, que Nous venons aujourd'hui, en vertu du devoir de notre charge pastorale, porter à votre connaissauce une nouvelle leitre encyclique de Notre Très-Saint-Père le Pape, sur un sujet qui revêt à l'heure présente une importance exceptionnelle. Le Vicaire de Jésus- Christ, combattant pour Lui jusqu'à être dans les chaînes comme un malfaiteur, In quo laboro usquc ad vincula, quasi maie operam (II Tim. 2-9), se sert contre ses ennemis, qui sont ceux de la vérité et de la justice, d'une arme que les liens ne peuvent atteindre, Scd verbum Del non est ahigatum. (II Tim. 2-9). Il les dénonce an monde entier; il dévoile leurs plans perfides, la haine qui les anime, les moyens iniques qu'ils emploient ; et il oppose à leur fureur toute la force du droit et de la vertu.

Vous écouterez, Nos Très-Chers Frères, avec le plus profond respect et la plus parfaite soumission, les graves enseignements contenus dons cette lettre encyclique, dont on vous donnera lecture à la suite de ce mandement ; vous pénétrerez vos âmes des importantes vérités qu'elle contient ; et, prenant en horreur les maux qu'elle signale et les ennemis qu'elle désigne, vous fuirez avec le plus grand soin les dangers qui ressortentdelàpour vous, vous attachant plus fermement que jamais à la lumière de la vérité catholique et à la pratique de la vie chrétienne.

Voici d'abord une analyse de cette admirable encyclique, accompagnée de quelques commentaires et développements destinés à vous en faciliter l'intelligence, et de quelques applications à vos besoins particuliers.

Le Saint-Père, laissant planer ses regards sur le monde, et contemplant les deux cités rivales, dont parle S. Augustin, où sont rangés les bons et les méchants, où TEsprit-Saint d'un côté et Satan de l'autre se livrent un combat permanent, auquel l'homme doit nécessairement prendre part et dont il est l'enjeu,, reconnaît qu'aujourd'hui une grande machine de guerre a étéélevée dans la cité du mal; une vaste organisation s'y est formée,-

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