‹ Conférences sur l'instruction obligatoire [microforme]Chapitre 2 sur 15 · PE PA · texte numérisé non relu

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ces notions, dans toute science étudice quelque peu sérieusement.

Les idécs religieuses, par exemple, ne sont-elles pas étroitement unies aux notions qui font ia matière d'un cours de philoso:

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Et la Médecine, peut-on l'enseigner sans se prononcer pour ou contre l'existence de de l'âme?

Et le Droit, peut-on Ile professer sans

invoquer les principes de la conscience ? .

Et la Géologie, et l'Astronomie, et la Cosmogonie, peut-on les étudier sans tenir compte des données scientifiques de la Genèse ?

Et la Linguistique, peut-on en faire une étude tant soit peu sérieuse dans les idiomes primitifs, sans louer ou blâmer les traductions des Saintes-Écritures approuvées ct acceptées par l'Église, puisque c'est elle qui a doté le monde de ces monuments des temps antiques ?

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Et l'Histoire, n'est-elle pas remplie du nom ct des œuvres de l'Eglise ?

En avons-nous assez, Messieurs, pour montrer l'impossibilité de chasser la religion des connaissances humaines, à quelque point de vue qu'on se place ?

La doctrine chrétienne est une puissance, Elle est une autorité vivante et active. Ille à imprimé son sceau sur tout ce qui remplit la vie humaine. Partout l'homme se trouve en face d'elle ; qu'il l'écoute et suive ses instructions, ou, qu'il la contredise et se révolte contre elle, il ne peut échapper à la nécessité d'avoir à compter avec elle.

Les faits, certes, le prouvent assez,

Voit-on autre chose, danstout le domaine des sciences humaines, que deux systèmes, l'un appuyant les notions de la foi, et

l'autre s’attachant à les combattre, le plus souvent en dépit manifeste du bon sens, même le plus vulgaire ?

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Un systéme d'enseignement purement scientifique et naturel, en dehors de toute ile religieuse, est donc une utopie que reveront encore longtemps messieurs les progressistes, avant de doter le monde du

bénéfice de sa réalisation.

Et maintenant, en pratique, qu'a-t-on obtenu là où l'on a tenté cn vain de l'établir?

—Laruine de tous les grands sentiments, même naturels, d'honneur, de générosité, de courage, de patriotisme ; des citoyens cvotstes et matérialisés ; la ruine de l'éducation.

Nous sommes ici sur le terrain des faits.

Fransportons-nous un instant en France, où le système a été mis à l'épreuve, et écoutons un homme dont l'autorité ne peut pas étre mise en suspicion, puisqu'il appartient à l'école progressite. Voici ce que dit M.

Corne, dans un rapport sur l'enseignement officiel fait en dehors de la religion: “En- “trant dans l'intérieur d'un collége royal, “ à la première vue, tout est satisfaisant,

‘“ l'ordre matériel y règne ; la tenue des

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élèves, la ponctualité et la régularité des exercices, ,,, Ainsi réduite à la discipline, l'éducation du collége n'est autre chose qu'une compression morale, impuissante à créer des motifs d'honorables déterminations.. lle laisse le cœur des jeunes gens dans un dénument déplorable de sentiments et de principes propres à

regler leur vie... Aussitôt que la force

‘ coercitive cesse de se faire sentir, chaque

naturel livré à lui-même reprend, comme une plante inculte, sa direction bonne ou mauvaise; et l'éducation publique, ré-

‘ duite à de si étroites proportions, n'aura

pas même compensé par quelque bienfait solide, ces dangers de contagion, inséparables de Ia vie commune entre un

‘ grand nombre d'adolescents, ...

“ Au reste, s2 J'accuse la profonde nullité de l'éducation morale dans nos colléges, je ne fais que rappeler ce que tout le monde voit et apprécie, ce que tous Îles

pères de famille déplorent......, cette

‘ lacune est avancée, reconnue, expliquée

même par les membres de l'Université.”

M, Corne constate les résultats. If ne va pas à la cause qui les a produits.

Elle est évidente, Messieurs: c'est l'absence de la religion.

Car, on ne peut trop le répéter, vouloir séparer l'élément intellectuel de l'élément moral, de l'élément religieux, dans l'enseignement, c'est poser en principe la ruine de tout enseignement, de toute éducation.

Point d'instruction sans éducation ; point d'éducation sans morale et sans religion.

L'instituteur, armé de ses livres et de ses théories, enscignera dans le désert dès qu'il aura proclamé qu'il ne faut pas parler de religion dans les écoles.

Je crois, Messieurs, avoir prouvé, par la raison et par l'expérience des faits, que l'éducation est et doit être essentiellement religieuse, et qu'un enseignement sans religion ne peut aboutir à d'autre résultat que la-ruine de l'éducation de la jeunesse.

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