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» arbres sacrés, refusaot toute subsistance , si ce n'est ce qui est » absolument indispensable pour prolonger leur existence ; se » suspendre à des crocs de fer et mourir yolontairement dans » une inexprimable agonie; se précipiter par centaines sous les » roues des chars gigantesques qui traînent leurs idoles pour s'y » faire broyer. D'autres fois , ils s'élancent dans des précipices » d'une effrayante profondeur; ou ils entrent jusqu'au cou dans » une rivière peuplée d'alligators, attendant que l'un d'eux vienne » les dévorer; ou ils s'enfoncent dans la neige jusqu'à ce que le 1» froid les ait fait périr; ou ils s'Imposent la tâche de mesurer, » en traînant leurs corps nus sur un sable brûlant , la distance , i> quelquefois de plusieurs lieues , qui sépare une pagode d'une » autre ; ou ils fixent , les yeux ouverts , Tardent soleil des tro- » piques; etc. K »
Des coutumes semblables se retrouvent sur tous les points du globe. Qui ne connaît, par les voyages de Cook, cet usage des insulaires de la Mer du Sud de se couper le petit doigt ou de s'arracher une dent pour en faire une offrande à la Divinité et conjurer sa colère? — Quant aux prêtres mexicains : « Leurs ablu- 1» tiens et leurs veilles étaient fréquentes; ils se mortifiaient par » le jeûne et des pénitences cruelles; ils se flagellaient jusqu'à ce » que le sang ruisselât de leur corps; ils se déchiraient la chair » avec les épines de l'aloès; en un mot , ils se livraient à toutes i> les austérités pratiquées dans tous les âges du monde par l'ab- » surde fanatisme, qui, pour emprunter l'énergique expression » du poëte : Pour mériter le ciel fait du mande un enfer. » Le même auteur ajoute : « Il est impossible de ne pas être frappé » d'une grande ressemblance, non-seulement dans un petit 1» nombre de formes^ mais daos toute la vie des prêtres mexicains » et des prêtres égyptiens. Voyez Hérodote {Euterjpe, passim) » et Diodore, 1, 75, 81. Heeren, Bist. res. Y.» ch, 2. Wilkinson,
^ Kattrice** Indien Ànti^itiet»
» Moeurs et coutumes des anciens Égyptiens y Londres , 1837, )» Yol. I , pag. 257, 279. Ce dernier écrivain nous initie mieux )» qu'aucun autre h la ?ie sociale et privée de ce peuple intéres* m sant ^ »