‹ Conférences sur la Rédemption prêchées à GenèveChapitre 10 sur 24 · N0TB · texte numérisé non relu

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ivi par.ChrUij br h*uiputaict foirt anx h&mmes leurs péchés i. Ni dans l'un ni dans Paatre de ces passages , le sens dont on paile n^est admissible; ils tranchent donc la question pour les autres.

Le second moyen d^appuyer ce système ^ c'est de considérer comme constant qu*il ne peut pas y avoir de colère en Dien , et de regarder ainsi comme non atenus les nombreux passages où cette expression se rencontre , c'est-k-dire , de n'y voir que des figures de langage sans conséquence. Sans doute la colère en Dieu n'est pas y et ne peut pas être , une passion comme diez rhomme; mais cette expression , empruntée au langage humain (dont il fallait bien se servir) , signifie pourtant quelque ^chose : eDe représente Taversion de Dieu pour le péché et la nécessité morale où il se trouve de le punir ; c'est le déplaisir d'un Juge Saint qui reste calme , mais non indifférent. Ceci bien entendu sur le sens du mot : courro%tx de V Éternel , comment est-il possible de méconoailre que la Révélation annonce clairement qu'un tel sentiment existe en Dieu f et que l'effet s'en fera sentir inévitablement au pécheur» s'il n'accepte pas le moyen de réconciliation qui lui est offert ? Dira-t-on que ce n'est que dans l'Ancien Testament, que Dieu se présente ainsi comme le redoutable Vengeur de la loi violée? Cela suffirait sans doute; mais on ra voir si l'Évangile parle différemment. Le Sauveur dit lui-même que celui qui désobéit au Fils, ne verra potnl la vie, mais que LA coLÀRB DE DiBU detncure sur lui ^. — La colèrb ns Dieu se déclare du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes '. — Par ton impénitence et par f endurcissement de ton cceur, tu fumasses un trésor de colère pour le jour db la COLiRB et de la manifestation du juste Jugement de Dieu *, Ne voue laissez pas séduire par de vains discours, car ce sont ces

^ n Cor. v, iO, — 3 Jean m, 36* —> Rom. i, 18* — ^ Kam. u» 6*

SOO NOTBS.

choiei'là qui atlirmt la colère de Dieu but les rebelles <. — Laissez agir la coLàRB de Dnu , car il est éeril : é*esi à moi que LA VEiCGEANCE APPARTIENT et &est niot qui ferai justiccy dit le Seigneur ^. — Si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de victimes pour les péchéSy et Von ne peui attendre qu'un fugement terrible et un feu ardent qui doit dévorer les rebelles.,.. C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu Fivant *. -^ lU disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et mettez-nous à couvert de la face de Celui qui est assis sur le trône et de la coLiiŒ de L^AcntAu; car le graiid jour de la colère EST YEiru, et qui pourra subsister ^? — Quoi donc ! tous ces passages ne signifieraient rien , si ce n^est que Dieu n'est ni offensé ni irrité , qu^il n'a pas besoin d'hêtre réconcilié avec le pécheur, et que sa bonté annule sa justice? Singulière exégèse! Elle rappelle celle qui change en flammes é^ amour, \e& flammes de la Géhenne dont PÉyangile menace les pécheurs. N'est-ce pas 9 en vérité , comme si un homme condamné k Tamende prétendait que la loi signifie, au contraire, qu'on doit lui donner une gratification? Avec une telle méthode d'interprétation , que devient la Bible? Elle devient assurément peu gênante; on peut lui faire dire tout ce qu'on voudra.

Vn» Des crarre* tnrérogatoiret.

( Page 67. — En now eonduitaiit hùn ac%ueUement, faisona^ouê pluê que nou9 ne âevont, et powJonM-nout nou$ amasier ainti un surplus pour payer notre deUe?)

L'aCûrmative est soutenue par TEglise romaine, qui, au moyen de ce principe des œuvres surérogatoires , est parvenue à former

* Ephes. V, 6. — a Rom., xii, 19. — » Hebr. x, Î6, Î7, 31.— *Àpoc., VI, ta, 17.

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ce riche trésor dUndulgenees qu'elle exploite depuis si longtemps, et qu^elle distribue, selon certaines conditions, soit aux pécheurs vivants, soit aux araes du Purgatoire. Mais ce n'est pas en examinant les bases du pardon des péchés au flambeau de la raison qu'il devenait nécessaire de combattre ce système; il n'est, certes, pas plus rationnel qu'il n'est évangélique.

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