HOTES
dons nos yeisiaiis par les ttiots expiation oa propitiaUon) a le sens d'apaiser ia colère de Dieu, de déUxinier la peine méritée par le coupable. C'est ce qui se voit clairement, par exemple, dans les passages suiyants. Après Tadoration du Veau d'or, au pied du Sinaï , Moïse dit aux Israélites : Fou$ avez commis un grand péché; mais je monterai à cette heure vers V Éternel^ et je ferai peut-^tre propitution pour votre péché ^ Lorsqu'un filau frappa les Israélites, à la suite de la rébellion de Coré, Moïse dit à Aaron : Fais propitiation pour le peuplCy car une grande colère
est partie de devant VÉternel; la plaie a commencé Alors
il mit des parfums et fit propitution pour le peupU. Et comme il se tenait entre, les morts et les vivants^ ll plaie fut arrêtée 2. — L'idée ^'expiation est, au reste, on ne peut plus positivement exprimée dans Tinstitution du sacrifice sanglant. Parle aux enfants d^ Israël^ et dis-leur : Quand quelqu'un de vous voudra faire à l'Éternel une offrande de bêles à quatre pieds ,
il la prendra dans le gros ou le menu bétail Il posera la
main sur la tête de la victime, et Dieu agréera cet holocauste comme un sacrifice expiatoire pour celui qui V offre. Il immolera ensuite le Feau en présence de VÉternel , et les sacrificar leurs ^ fils d*jéaron, en offriront le sang en le répandant sur les bords de l'autel s. Le Lévitique répète fréquemment la prescription du sacrifice sanglant expiatoire, et toujours ayec la promesse du pardon qui y était attaché : et il lui sera pardonne. Il expiera ainsi les péchés du peuple d'Israël, qui obtiendra êon pardon Il expiera ainsi le péché de cet homme, qui obtiendra par Id son pardon \ etc., etc. Ce pardon s'appliquait aux
• * Ex, xxxn, 80.
3 Nomb. XVI, 46-48 ; voyez encore Nomb. xxt, 11-13.
s Lévit. I, 2, 4, 5; veraion de Génère, 180&.
* Lévit. IV, 20, 26, 31, 35. Mène Tersiom Yojei encOTe v, 10, 18, 16, 18 ; VI, 7; xa, 92; Nomb. zv, 26, 26, 28, etc.
KOTBS. Sâ9
foutes morales etyolontaires comme aux fautes cérémonielles ou eommises par imprudence, ainsi qu^on le voit : Lévit., V, 4; VI , 2-5 ; XIX , 20-22. — Au reste, Tusage du sacrifice sanglant ex^ fiatoire existait ayant Moïse; cela résulte clairement, soit de ce ^i est dit de Tholocauste offert par Noé ^ soit en particulier de ee qui est dit dans le livre de Job. Ce patriarehe, homme droit et intègre, 4lli craignait Dieu et s'éloignait du mal, offrait à DieUf chaque année, autant d'holocaustes qu'il avait d'enfants; ear^ âisait4ly peut-être que mes enfants auront péché et qu'ils auront offensé V Étemel dans leur caur\ A la conclusion du livre, rÉtemel dit à Éliphaz : Ma colère est allumée contre toi et tu deux amis , parce que vous n'avex pas parlé de moi aussi sage^ ment que mon serviteur Job, Prenez donc sans délai fept veaux H sept béliers; allez vers Job mon serviteur, et offrez ces ani^ maux en holocaustepour vous-mêmes. Job mon serviteur inter^ cédera pour votu, /exaucerai sa prière et je ne vo%u traiterai peu suivant votre folie ^.
. ^institution de la Grande fête annuelle des ExpiaiUms (dans le cfaap. XVI du Lévitique) présente une description détaillée de la nature et des effets du sacrifice sanglant expiatoire, des^ cription d^autant plus claire que le rôle expiatoire est réparti eatre deux victimes. En effet, les deux boucs forment un seul sacrifice pour expier le péché (ainsi que cela est dit positivement au verset 5)'; mais Tun est immolé : il porte la peine effective du péché (9, 15}. Sur la tête de Fautre s'opère, par Timposition àes mains et la confession, la translation symbolique des péchés du peuple (10, 17, 21); cérémonial qui était prescrit pour tous les sacrifices expiatoires (Lévit. I, 4) et qui fut, en effet, toujours observé par les Juifs *, Dès lors Panimal est censé chargé des
^ Gen. rm, SO, St» — ' Job. i, 1-5. — ' Job. zui, 7, 8. -^ ^ S Ghr. s xxa, 28, U»
«omUives d'Israël, eiH Ict^mporte m déMrt (2i). ~£aéltt. dÎBtfil les paiteiilaràbte de cette eokiuieHeesiDattim djMS T Aneiai Xestftaent, on ne peut s'eBOfèchw d^ pscoBiiallre la préfiguca* tfon-eiacte de la gitnde eupiation réaliaée dans le NoiiTeau K G'esi ce fne démonlre saini Faul, dans le chapitee IX de FÉptir^ aux SébreiiK* I^a Dessanèlanceest si frappantii, que Sodn linh mûme la reoetniiaiC II dil que ke drconstances de TinstUation el deia oélélMration,«M§iqiie le iNii du grand sacriUce annuel des «rpiatians, an femt m^iypêréeldmêaenfi€êdeChri§i^.
SAa8.doute cen'éiait pas là le seul lype spédaldu sacrifice de la Caoix dansTAmea Testament; la Pâque en était un autre, qui nous est pariiculièremaDt signalé par saint Paul : Chrûl noirs Féque a été iwiÊnolé pour nom K Or, que la Pftque joiTe fdt un êacrificê^ c'est ce qu'^n ae saimiit nier, osr c'est le non qui lui est pgsiti?eiiient donné dans la Lei< De qtteUa ^espèce était es ia£aAce.?Gen'étttlproprenient,diAûlihausGn«y « ni un sacri* » fice pour le délit, ni un sacrifice peur le péché, parce qa'IJl » .n'expdmait pas vniqnement, cemme ceui-4t, Tidée de r<espia- » iieii. On B^eoq[>lo7ait jamm d^agneanx dans ies sacrifiées de » «es deux espèces ; puis, les victimes étaient enHèrement br4> a iées ; tandis que Tagneau pascal était mangé presque en entier » par oenx qn rarassnt immolé^ comme les yictimes effsrtesen
^ Voj. pour les détails : Outram» de SacrificiiSf lih. I, c. xviii, | 6» 7, etlib. II, c. III, §2,3,4.
^ a Pnesertim Ter6 anniversarium illud, de quo Ex. xxx, 1 0. Levit. zti| p per totum caput et aliis in locis. Illud enim prxtereà pro omnibits p peccatis (quae scîlicet expiari poterant ut posteà yidebimus) offerr^ » luitiir, atque alla haibebat, que rectè per typum ad Christî oblationem » aocommodantar. » Oper. Soc, tom. I, p. ôS3, 2 coL
» I Cor. ▼, 7.
4 ■!« zn, 7 ; un, IS } saxnry-SS» leat ^nn, S*0«
* Commtntairt «wr TAiftoMif de la Pa$$Um.
» actiMs éd grâces. Le sacrifice de Tagneau pascal tetiferme » néanmoins bien manifestement Tidée de substitution , car les » portes des maisons des Israélites devaient être aspergées de » son sang, afin que le dêsirueteur passât sans s^ arrêter K ]» Nous ayons donc ici un sacrifice d*un caractère tout particu- » lier, réuni»satt Pidée du sacrifice de propitiation et celle du y sacrifiée d'actions de grAoes. Et c^est par Ik que VagmauptU" » eal est un type frappant de la mort expiatoire de Christ, qui » eicite en même temps la plus profonde douleur et la plus yiyo ]» joie. Ce sacrifice de la Pâque étant le premier que Dieu ait or- » donné aux Israélites^ il est comme le germe de tous les autres, » et il en réunit en lui les diyers caractères. » — On peut ajouter que les Juifs considéraient, en effet, la Pâque comme un sacrifice ; nous atons ï cet égard l'autorité de Thistorien Josèphe, qnî, étant prêtre lui-même, devait certainement savoir ce qui était un sacrifice; or, il dit que la Pâque est le nom donné au Htcrifice que les Israélites reçurent Tordre de sacrifier , en sortant d'Egypte. (Ti5v 0Y2IAN, ^v TOTf eÇt6vT«f A.lyvirrov 0Y2AÏ
L'opinion des Juifs modernes sur la nature des sacrifices de TAncien Testament n'est pas non plus saus yaleur : elle peut éclairer celle que nous nous formons d'après l'étude du texte sacré; elle peut, du moins, témoigner de la manière dont ce peuple interprète traditionnellement la loi donnée k ses ancêtres. Or^ tous les commentateurs juifs du Lévitique s'accordent k y voir exposé le sacrifice expiatoire dans son sens le plus strict, c^est-k-dire la substitution de la victime k la place de l'offenseur. Ainsi Nachmanidès, dans son commentaire sur le premier char
^ le verbe h^eu patak (d'où vient paska, p&que) ne signifie pu lenlement poMter outre, mais pa$9er en épargnant, 3 Antiq. Jud., lib, III» c. x.
pitre, dit que « selon le droit, le sang de ThomiDe qui ofiOrait le ï» sacrifice devait être répandu et son corps brûlé; mais que le » Créateur, dans sa miséricorde, acceptait de lui la Tictime » icomme une substitution et une expiation ; et qu^ainsi le sang » de cette yictime se trouyait répandu au lieu du sien, et sa yie D livrée à la place de la sienne. » R. Bêchai dit la môme chose. Isaac Ben Ârama déclare que «c lorsque le pécheur considère la » yictime immolée , mise en pièces et consumée sur Tautel à » cause de ses péchés , il doit réfléchir qu'il eût dû être traité » ainsi, si Dieu , dans sa clémence, n'avait accepté cette eœpia" )» tionpoursa vie.y> David de Pomis, Is. Abarbanel, s'expriment presque dans les mêmes termes que les précédents. On pourrait ajouter beaucoup d'autres témoignages de ce genre, mais il suffira de présenter la description du sacrifice du coq que font les Juifs modernes pour le Jour des Expiations, Cette curieuse cérémonie, qui établit si nettement la pensée du sacrifice expiatoire, nous est rapportée par Buxtorf {Synagoga Judatea, Basil. 1680, S^^" édit., pp. 509-512). Je traduis le morceau presque entier :
« Alors le père de famille , tenant un coq dans ses mains , » s'avance au milieu de la salle y et prononce ces paroles du » Psalmiste : Ceux qui habitent dans les ténèbres et dans V ombre » de la mort, détenus dans Vaffliction et dans les fers , parce » qu'ils ont été rebelles aux paroles du Dieu fort et qu*ils ont y» méprisé les conseils du Très-Haut; il a humilié leurs cœurs » par la souffrance, et ils ont été abattus, sans qu'il y eûtper^ » sonne qui les secourût. Alors ils ont crié à VEtemel dam » leur détresse, et il les a délivrés de leurs angoisses ; il les a » tirés des ténèbres et de Vombre de la morty et il a rompu leurs r> liens; etc. ^ H dit encore : S'il y a pour Vhomme quelque
t Ps. cvii, 10-14.
» messager qui parle pour lui^ un HeMre mille, et qu'il fasse » eonnaitre à Vhomme ce qu'il doit faire, alors Dieu aura ». pitié de lui, et dira : Gàrantis-le, afin qu^il me desctobb pas
» DANS LA fosse; j'aI TROUVÉ GB QVf PEUT EXPIER SON PÉCHÉ ^ (c'est-
» ^-dire un coq qui expiera mes péchés). Il commence ensuite » Texpiation ; il frappe trois coups successifs sur la tète du coq, ». et chaque coup est suivi de ces paroles : Que ee coq soit pft>
1» EN ACHANGB POUR MOI, qu'H TIENNE HA PLACE, quHl faSSC EXPIA-
». TiON POUR MOI y que la mort vienne sur lui, et la vie bien- ». heureuse sur moi et sur tout Israël» Amen. Il répète trois » fois cette formule d'expiation , savoir : pour lui-même', pour » ses enfants et pour les étrangers qui se trouvent chez lui ; ainsi » que devait le faire le souverain sacrificateur dans F Ancien Tes- » tament. Puis, posant les mains sur le coq, comme cela se pra- » tiquait dans les anciens sacrifices, il Vimmole. Il lui serre d*a- » bord le cou , en pensant en lui-même qu'il méritait d'être » ainsi étouffé et étranglé , mais que ce coq lui est substitué, H » lui coupe ensuite la gorge, en pensant de nouveau en lui-même » qu'il méritait d'être frappé du glaive. Il le jette contre terre » avec force, pour marquer qu'il méritait lui-même d'être lapidé. » Enfin, il le brûle pour indiquer par là qu'il méritait lui-même » de périr par le feu. Ainsi le coq doit subir quatre genres de » mort à la place des Juifs, D'ordinaire , les entrailles sont ' » jetées sur le toit de la maison. Les uns expliquent que cela se » fait parce que , comme les péchés sont plutôt internes qu'ex- » ternes y ils se trouvent attachés aux entrailles du coq, et que » les corbeaux viennent et emportent ainsi dans le désert les » péchés des Juifis , comme les emportait jadis le bouc Hazazel. »- 1^ autres assignent d'autres causes h cet usage. Du reste, ils ».86 servent d^un coq pour ce sacrifice, parce que Yhomme se^
9M NOVBS.
» dit en hélnrea Gebh$r; or, si Gebher a pécbé, 3 faiit<itie » Gtbker porte la peine du péché. Mais y comme la peine serait » trop grande pour que les Juife pussent la subir, ils substituent » é leur place un coq (qui s'appelle Gebher dans le dialecte » du Talmud ou de Babylone) , et ainsi la justice de Dieu est Tb satisfaite. T»
On Toit, par tout ce qui précède, que le sacrifiée expiatoire n*a pas cessé d'être cominris et pratiqué par les Juifs , soit andens, soit modernes, dans le même sens qu'il avaitété institué et expli- ^, dans TAncien Testament, par Moïse et ayant lui par les Patriarches.
Si Ton se demande maintenant qud était le sens moral de cette institution divine (indépendamment de son but typique), dn Terra bientôt que le sacrifice était destiné k représenter d'une manière sensible et frappante la peine méritée par le pécheur. De la part de Dieu, il devenait une déclnation solennelle de son saint déplaisir contre le péché , et de sa miséricordieuse eom^ passion pour le pécheur, dont il Toulait bien accepter une ranpon. De la part du pécheur, le sacrifice exprimait l'aTOU de sa culpabilité et son désir d'obtenir le pardes^ en d'autres termeSi il exprimait la repenlance de celui qui sacrifiait. Alors, et par l'accomplissement de la forme voulue de ce rite, le pécheur était pardonné et évitait la peiae de mm pétM. -^Gette cen<Mtion de la repesUance qui, selon la Loi, doit nieessairemmt accompagner le sacrifice (Lévit. V, &; etc., etc.), « toujours été necoârnue par les Juifs. Maimonidès dit expressément dans son tnité de la repentance (De Pœnit c I, $ 2) que « le bouoiliaMiMl Mt » expiation pour toutes lee transgiessioDS de k Loi, les pins » graTescommelespluslégèieSySoitfHi'eUeappeneBneatd'igno- » rance ou de Tolonté; eUea sont toutes eMfiéoBfM,4 » U pécheur se repent.»
heur ohcs plnôean peuples païens.
(Page 101, lOS. — C*ett cette grande Tr omette qui, depuU le commencemen/t iu monde, a retenti teïlemerU eur toute la terre qu'on en refrouoi Mcorv dtÊ tÊfmDeeehexf^/wpÊô Umtm le$ nattons paisnnst.)
2e ne puis mieiix faire que de transcrire ki la note sur ce BiÔai^ que Theluck a placée à la suite de sm livre Guié» ei
« Qael fait démmlrerait d'une manière plus fntppa»te eonn yen rhomme est loin actuellement de ce qu'il devrait être que rardent ei doubureui désir avec lequel il porte ses regards vers rongiae des temps et vers la fin des siècles? Il ne sait au juste s'il doit regarder derrière lui vers quelque paradis qu'il aurak perdu, ou s'il doit attendre an Éden que l'arenir lui prépare ; mais toujours eal-il comme forcé de croire que son existence n'eet qu'un «kvaity. Cet Age d'or, au commencement des siècles, œt âge d'or k lauc fia , ponrraieot n'être que l'idéal de la per* fection humaine, que des Ames gcasdes et nobles awai^t rejeté dSM le paaséou dans l'avesk, parce qu'elles ne le voyaient nulle pari ae léniisnr dans le présent; mais encore j auvaîl-il Xk m aigne évident que chez l'homme il existe quelque chose de plaB élevé que le leaspe et qui ne peut frospérer q«e dans l'éternité. Et puisque le Dieu tout boa n'a certainement créé aucun germa aans avoir préféré le dimat que réclame son dévebppemeat , il doit exister quelque part, pow le principe étemel de l'hommay un cUmat convenable. Mais quiconque croit k une Révélation. hiatoriyie de Pieu, reconnaît autre cbise que de simples pces*^ sentiments dans ces traditions des peuples. Il y découvre la coomBSsaace pla8.0tt moinsfrécise d'un étaid^irnsoeenoe et de félicité qui a disparu et d'une restaiuratimr h venir. Noos ne voulons
point rassembler ici les souvenirs de Fâge d^or ; ils sont trop nombreax et trop yariés pour trouyer ici leur place ; nous indiquerons seulement les traces d'une attente générale , parmi les nations anciennes , d'une restauration future. Cette attente s'exprime tantôt par l'attente d'une époque de gloire pour l'humanité , tantôt par la fiction d'un héros en lutte avec une puissance ennemie.
D Les principaux écrits que nous possédons sur Tlnde ne nous fournissent rien qui se rapporte II cet ordre d'idées. Us nous parlent d'un cycle de douze mille années divines, après lequel tout retombe dans le néant. La vie pour le panthéiste n'a ni but ni terme final. Voyez Spinoza : quelle consolation a-t-il pour l'individu qui est arrivé à la vieillesse ? Une seule , qui est une illusion enthousiaste : le vieillard doit se persuader que ses cheveux ne sont pas encore gris, et se reporter comme en rôve aux jours de sa gaie jeunesse. Cependant, il est possible que les Indiens aient quelques espérances d'une restauration, qui ne s'accordent pas avec leur panthéisme. Holwell nous apprend, d'après les Schastas , que les douze mille années divines forment la période de purification des esprits déchus ^
» Chez les Perses , au contraire , nous trouvons la description détaillée d'une période de renouvellement. Voici d'abord ce qu^en dit Plutarque : ^ a Puis vient le temps oh , comme ils disent , Ahriman sera entièrement détruit : t5ç Wync imvé^orj Ttai ofioX^c yevo/i<vi}ç, tv«, Btov xoc^ jiiiav 7ro>cr(tocv àvOpÙTruv paxoejotuv xal ofAoy).o!>aro'fljv à^rvaruy ytvMat. Tf> D'après les renseignements de Théopompe sur la croyance des Perses , les hommes n'auront alors plus besoin de nourriture, ne projetteront plus d'ombre et seront entièrement heureux. Cette époque est décrite de
^ Kleuker, das brahmaniiche ReligioDt-Sjitem. Riga, 1797, p» f<ll« , ' PluUrchus, de Iside et Oairide, i, 47.
NOTBS. 237
même dans le Zend-Ayesta , et mieux encore dans le Bundehesdi ^ Nous y Ibons que la matière alors sera lumineuse, que le lieu des ténèbres n*existera plus, que Ahri* man lui-môme chantera les louanges d^Ormuzd et dira Ayesta. Mais, ce qui mérite une attention particulière, c^est que ces espérances d'une restauration universelle sont liées chez les Perses à la venue d'un personnage particulier. Voici ce que Schahristani rapporte à ce sujet : « Zerduscht (Zoroastre) annonce dans le Zend-Ayesta qu'aux derniers temps il viendra un homme nommé Oschanderbega , c'est-à-dire l'homme du monde, qui ornera le monde de religion et de justice; mais avec lui surviendra aussi 4m mauvais esprit qui , pendant vingt ans, apportera le malheur et la ruine dans le règne d'Oschanderbega. Puis ce dernier appuiera la justice à la vie, fera cesser l'injustice, rétablira les lois dans leur première forme ; les rois lui obéiront et la vraie Reli- .gion triomphera ; il y aura dans ce temps repos et paix ^. » Comparez enfln cette conversation avec un Persan que Taverniér rapporte dans son voyage, que Hyde a déjà citée, et qui contient les mêmes idées que nous venons de rapporter. Ce héros,~qui rétablit dans sa pureté la vraie foi , est appelé Oschanderbami dans le Zend-Avesta >.
» Les Grecs avaient conservé le souvenir d'un Age antérieur dé perfection et de bonheur, dont nous lisons la description dans Hésiode; mais leur religion se tait sur Tavenir et ses espérances. Chez les Romains, au contraire, nous trouvons l'attente d'un âge futur de bonheur, à laquelle les livres des Sibylles avaient donné naissance. La quatrième églogue de Virgile renferme des traces évidentes de cette attente. La ressemblance frappante qui existe
1 Zend-ÀTesta, ubers: von Kleakar, th. 3, p. i04.
2 Hyde, de Religione veU penar. Oion. 1700, p. 88S. ' Trad. de Kleuker, part. II, p. 273.
936 JMfËwa.
ttitr» lee yen do Virgile et les prophélîef de F Aude» Tegfemt nlaiiyes à Christ, engngee d^ Aeguslîa '^ et Laitance ^ à Inioimi<* gidérer comme des pieplMtîeed^léMs éi> NsareA. L*emp«reiir GoDstantift fe crojaît aasBî *. Dea théologim aiglaâi, €haiiilar, WhistoB,L»wtli, est aauteBii k mtea afîaaii dasalea temps nodemee. Mais il Tant môeu couidérar avee Horrief sa» «a point de TmepkK général cette églogue; eu» ne se rapporlepas apéciatomeat au Chriat, naSaenea'en est pas moiiisoDdoGaMBt piéeieux qui atteake ifà'êm teo^ia d* Àjagisle, on attendait de toates parts tme époque de paix et de gloire; et ces espéiaacea ooit trouvé leur tiaiaccompUssenasnt dans la théocratie spiritosUe de Christ. Le tableau que Virgile nous fodl do ce temps fatnv res* Semble beaucoap aux deseriptions dm prophète Esme ; la nature l^orifiée, plus de poison^ plus de bétes féroces, des récohesrin»* dantes; la jostice parani les peuples; une race de dieux hebitmit la terre; le monde entier M^é de sonirir, eisoQpinnt aptèa FarriTée du héros hbéiateur . La SÊfj^ raUacfaaiMle anmi eeCle restauration à la présence d^mte personne spénnle, d'un roi? Woss le me , mais il se trompe aàrensnl. Cooment Yiigile aiH tait-il m dans le iUs de Pdlion le chef ée eette race cteitey ainsi qu'il le dit au vers dix-septième ? Et comment encore le parte dto César auraii^l appliqué kson ahef de» prédictiens delà Sibjdle, iQlaiiyea k un coi fuÉur da râged^or ^t II est vrai que^ d'^^ièa Cicéren, qui rapporte ce decmarint^ IsaUTieasibylilinsii été faJaifiés et ne méritaisnt paa da enniani e;. i semblent porter qie sur rappication qo'en fûssài de ess pnn* phéliss (eonfnesy oimunaf leditlHHnlinaveol
* Augustinus, Inch* expos, in Ep. ad Rom.
3 Lactanciua, InitîlatMiiaa, 1. m^c« M« > EaiebioSyTiai Giuialaatuiv ^ 19^
* Giceroy De dmnatione, 1. n^.a.^M.
fi généraux) h «e iemfa spécial et à une pereonBe parficnlière. Soetone ^ nous appread d^ailleura , par une citation de Jolius Ifaiathus^ que parmi le peuple lemaûi s'était répandue Topinion que la nature leur enfanterait un roL U sesait possible que les Etrusques eussent apporté avec eux eette croyance d* Asie en Italie, et qu'elle e&t passé par leur intermédiaiie dans les diftnts des SilxyVes.
» Telles étaient les espéranoes tes anciens peuples, rétatiyes à l'âge futur du rétabliiseioent. Mais il est encore d'autres mythes qui appellent notre attention, et qui tous expriment la même idée d'un Dieu souilrant et combattant contre le maarais principe : idée qui n'a été réalisée quepar l'appaorition de Jésus-Christ, par sa yie sainte et sa mort , et qui se présente k sous dans les anciennes mythologies sous la forme d'obscurs preuentiments.
» En Inde , Krischna , la principale des incarnations de Dieu , est représentée dans une dnuUe image comme eomJMtant «fee le serpent^ dont il est vaincu, et comme le surmontant et lui écrasant la téte^. Nous citerons aussi les eombiAs de Krischaa avec le géant Hadhu , qui reproduiseni la même idée >.
» Dans la mythologie des Perses, nous letrouvons la mdme idée dans le combat d'Ormttzd et d' Ahriman ,. si nous les envisageons» ainsi que le faisaiont àéj^ une partie issPtfses , comme deux divinités d'un ordre intérieur. Cette idée est encore plus expl&citementexpriméedansees paroles déià citées, de Zoroastre, qui annoncent que Osdiandeibega doit combattre pendant vingt ans avec un démon , avant que de pouvoir rétablir sur la terre rétat de bonheur parfait.
» Chez les égyptiens, la lutte entre Osijris ai Typhon euA incoii-
* AugiMtas, «• 94.
. 9 ]la«rîoe|.Qiitoi7 of HiedeiiHv «oK a. p. tde. ' Kleuker, Abhandl. der Kalk. Gpirflirinfl. vol. U P* t$b.
testablemént dans rorigine un sens purement physique *, mais on y avait associé un sens éthique; etPlutarque, dans son Traité dlsis et d^Osiris, a certainement raison , lorsqu'il affirme qu'il ne faut pas chercher la signitication d'Osiris, dlsis et de Typhon exclusivement ni dans des £aits locaux, ni dans des lois du monde physique, ni dans des idées morales; mais qu^on doit réunir ces trois ordres, et qu'Osiris est le principe actif et vivifiant, Isis le principe passif ou réceptif et plastique, Typhon la résistance et le désordre , aussi bien dans le monde moral que dans celui de la nature.
x> Si nous passons en Grèce, Fidée chrétienne d^un personnage divin qui souffre et triomphe, s'offre à nous, dans le mythe d'Hercule ^1 confuse sans doute et vague comme tout pressenliment , mais assez distincte pour ne pouvoir être méconnue. Hercule était né du premier des dieux et d'une femme terrestre. A sa mort, les flammes consument ce qu'il a de terrestre; son âme (Psyché) descend au royaume des ombres, où elle rencontre Ulysse ; son esprit ( Pneuma ) monte auprès des dieux et y épouse la jeune Hébé. Sa vie a été une lutte continuelle contre le mauvais principe de Héré (Junon) : de là en particulier ses deux grands combats^ et sa descente aux enfers , où il enchaîne Cerbère h
» On retrouve l'Hercule des Grecs dans le Thor de la Mythologie Scandinave *. Nous accordons que TËdda peut avoir été écrite sous une influence chrétienne. Mais il est impossible de prétendre que les récits qu'elle renferme aient été imités d'his-
1 Opposition entre la fertile vallée du Nil et les déserts sablonneux qui la bordent.
^ V. Buttmann, sur le mythe d'Heracles.
S V. Schlegel» Qber Weisheit der Indier, p. IISé — Creuser, Symbolik, 2«« partie, p. 270.
4 £dda des Islandais, traduite (en allemand) par Jacob Schimmelmann, Stettin, 1777, 9S« parabole.
NOTRS. S'il
toires de la Bible ; Us portent un cachet trop original. Et, en effet, cette ressemblance n^est pas plus grande que celle qu'on obserre entre TEdda et tels mythes grecs , desquels on pourrait prétendre, k tout aussi juste titre, quUls sont les originaux qu^on aurait reproduits sous la forme scandinaye. Au reste, quelques concessions que nous fassions, la quarante-unième Dœmosagay d'après Resenius , n*en est pas moins extrômement remarquable : c'est celle qui décrit les combats de Thor, le ûls des dieux , contre le mauvais principe , Locke. Locke fait venir en dernier lieu sa nourrice, sa grand'mère, yieille femme édentée. Thor lutte avec celle-ci» mais plus il la frappe, plus elle reste immobile; et lorsqu'elle se mit à l'attaquer k son tour, Thor ne put plus résister, il tomba sur un genou , car c'étaient les plus rudes assauts. Or cette yieille femme se trouve être la Mort , à laquelle personne ne résiste d'entre ceux qui viennent au monde.
» On doit aussi rappeler les mythes de ces héros divins qui n'étaient vulnérables qu** au talon : Krischna, Hercule, Baldur.
» D'où viennent de tels pressentiments de la vérité parmi les nations païennes, qui ne possédaient point de révélation spéciale ? Ils peuvent être , comme nous l'avons dit, l'expression des besoins les plus intimes de l'homme , qui , ne trouvant nulle part sur la terre actuelle , perfection et harmonie , les cherche h la fin du monde ou à son commencement. Il en serait de même de ces mythes qui racontent les souffrances d'êtres divins et leurs combats avec le mal; ils nous disent (et l'homme l'a partout senti et reconnu dans le fond de sa conscience) que tout ce qui est de Dieu ne peut subsister sans combattre, dans ce monde corrompu en son essence; que même il y a dans ce monde une puissance ennemie si grande et si redoutable, qu'elle triomphe souvent du divin ; mais que, cependant, ce qui est né de Dieu est plus fort que le monde , et qu'k lui appartient en définitive la victoire.
» Quand bien même tous ces divers mythes ne feraient que ro-
Wi NOTBl.
présenter ces idées sous une forme figurée et sensible , ils n*en seraient pas moins de précieux restes d*un ancien mcmde ; car les idées qu'ils expriment sont , sans contredit , les joyaux de rhumanité. Mais pourquoi ne seraientrils pas plutôt de menus filets d'eau provenant du large fleuve des Révélations divines, qui , dès Torigine du temps, a coulé parmi les hommes ? Cette supposition n'a rien d'improbable; elle devient môme la plus vraisemblable , quand on rapproche les unes des autres les traditions des divers peuples; la concordance en est telle, qu'on est poussé à les ramener toutes k une origine historique commune. Nous pensons donc qu'à dater du temps où Thomme sortit de son état primitif de félicité et reçut la promesse d'un héros qui écraserait la tête du serpent, l'espérance d'un rétablissement k venir et d'une nouvelle époque de félicité s'est maintenue de génération en génération parmi tous les peuples; et elle a été pour eux comme une lumière consolatrice, au milieu des ténèbres d'un monde qui ne peut satisfaire à un seul besoin de notre cœur. x>
Il y a dans YHiêloire du Mexique j par W. H. Prescott, une note dont le sujet se rattache si naturellement à ce qu'on vient de lire , qu'on me saura peut-ôtre gré de la citer aussi. Après avoir rapporté la tradition mexicaine qui fait naître d'une vierge le dieu principal de ces peuples ( Huitzilopochtli ) , l'auteur ajoute : « Une tradition semblable, relative à l'incarnation de y> leur principale divinité , existait chez les peuples de l'Inde au » del^ du Gange, de la Chine et duThibet. Budha (dit Milman, » dans son savant et lumineux ouvrage de l'Histoire du Christia- » nisme) , Budha , d'après une tradition connue dans VOcci- » d^nt^ était né d'une vierge ; il en était de même du Fohi de la » Chine, et du Schaka du Thibetj sans aucun doute le même » personnage fabuleux ou réel. L'existence de traditions reli- » gieuses semblables, dans des contrées si éloignées, habitées par
» des races si diyerses, est un sujet d'étude plein dMntérêt. n (l*' vol. , liv. I , pag. 47.)— Un peu plus loin (pag. 61) , M. Prescolt dit encore : « On s'étonne de retrouYer chez les Aztèques presque » tout le cérémonial du baptême chrétien. En aspergeant d'eau » le petit enfant, on priait le Seigneur de permettre : que cette » eau eainie effaçât le péché contracté par ce$ enfante avant » la fondation du monde ^ et leur donnât ainsi uns itoorBLLi
» HAISSAIVCB. »
SV. Sur UM d'AM, nMaifMM pw son fMtiBot.
(Page 102. — C'iit citU Pr<me9$$ qui émouvait $an$ douU le ecBwr d»iM, quand il offrit par la foi, noui dit $aifit Paul, un êocrifiee plu9 exetlUnt que celui de Cain.)
La foi vient de ce qu'on entend ^ dît le même Apôtre , et ce qu'on entend vient de la Parole de Dieu ^ Quand on rapproche ce que dit ici saint Paul de Torigine de la foi , avec les nombreux exemples qu'il rapporte dans le onzième chapitre de son Épltre aux Hébreux , on est naturellement conduit à reconnaître que le sacrifice d'Abel a dû être offert à la suite d'une révélation. Presque tous les exemples de foi cités dans ce chapitre présentent» comme principe : la croyance d une déclaration dioine^ et comme conséquence : des actes conformes à cette croyance. H faut donc supposer qu'Abel était dans la même position que Noé, Abraham , Sara, Moïse , etc., qui , se conûant en une promesse divine y agissaient selon leur foi; c'est-à-dire qu'Abel croyait k une promesse de Dieu, et faisait un sacrifice selon que Dieu Pavait ordonné. Et certes, pour produire un acte pareil, une révélation était encore plus nécessaire que pour toute autre mauifes-
^ Rom. X, 17.
Wl^ NOTES.
(alion. — UApOire nous dit eucore qu'Abel, ainsi que tous les autres, sont morts dans la foi ^, sans avoir reçu les choses qui leur avaient élé promises , mais qu'ils les ont vues seulement de loin et qu'ils les ont embrassées. Et dans un autre endroit, il déclare positivement que raccomplîssement de ces promesses était réservé pour les derniers temps. J^ous vous annonçons qu'en ressuscitant Jésus, Dieu a accompli en notre faveur la promesse faite à nos pères \ Peut-on méconnaître, d'après cela, que parmi ces choses qui leur avaient été promises et dont ils ne virent pas Taccomplissement, devait se trouver la promesse du Messie? Cela paratt d*autant plus évident, que dans récriture le Messie est spécialement appelé la Promesse. D'ailleurs les promesses temporelles^ c'est-k-dire celles qui regardaient la possession de la terre de Canaan^ ne pouvaient pas faire seules (si môme elles 7 sont comprises) Pobjet de cette foi, que saint Paul attribue à tous les patriarches qu'il vient de nommer. D'abord, Abraham a habité la Terre Promise, et il y est mort; ce n'est donc pas seulement de loin quHl Va vue. Ensuite, trois autres des fidèles désignés par le mot tous, Abel, Enoch et Noé, n'avaient pas reçu la promesse d'entrer dans le pays de Canaan ; ce n'était donc pas là l'objet de leur foi. On est donc bien obligé de conclure que l'Apôtre faisait allusion à quelque autre promesse , faite dans les premiers âges et souvent répétée. Or, quelle promesse pourrait-ce être, si ce n'est la promesse faite k Adam d'un Réparateur futur, la promesse de cette Postérité de la femme qui devait écraser la tête du serpent y en un mot, la promesse de cette grande Expiation qui formait, comme nous l'avons vu, le sens et le but de toute l'institution des sacrifices , soit des patriarches , soit de
* Ce qui signifie qu'ils ont conservé leur foi jusqu'à la mort, on jusqu'au temps qu'ils ont quitté le monde, comme Énocb. (Hébr. xi, 18.) 3 Act. sni, 32.
laLoi?Voîlàla promesse qu'Abel em6ra<jat< par la foi; et ainsi, c'est cette première lueur, cette première image de la foi en Christ^ toute incomplète et obscure qu'elle fût nécessairement, qui rendit acceptable le sacrifice du pieux Âbel , et c'est Tincrédulité de Caïn qui Ût repousser le sien.
Ce qui me semble encore établir d'une manière bien positive que, dans ce chapitre onzième aux Hébreux, TApOtre entendait des promesses ipirituelles , c^est ce qui est dit au verset 26, que Motse regarda l'opprobre du Christ comme des ricfiesses plue grande que les triêors de VÉgypte^ parce quHl avait en vue la récompense. Au reste, cette opinion est celle des commentateurs les plus nombreux et les plus importants ; et quoique l'opinion opposée, celle des promesses temporelles, soit aussi soutenue par des critiques très-respectables et d^une haute autorité , comme Grotius, Hammond, Le Clerc et Hosenmiiller, il m'est impossible de ne pas croire qu'ils se trompent. Ils sont d'ailleurs obligés , pour soutenir leur thèse , de donner une interprétation forcée k Tun des mots du texto, celui de tous (vers. 13) : Tous ces fidèles sont morts dans la foi. Ou ils réduisent tous à signiûer quelquesuns, ou ils rapportent ce mot h tous les descendants à* Abraham dont il est fait mention dans le verset précédent. Or il est évident, d'un côté, que tous les descendants d'Abraham ne sont pas morts dans la foi; et de l'autre, il n'est pas facile de découvrir comment l'Apôtre emploie le mot tous pour désigner trois ou, au plus , quatre des sept personnages qu'il vient de nommer. — Enfin, les versets neuvième et dixième ne semblent-ils pas indiquer assez clairement que l'objet de la foi d'Abraham, d'Isaac et de Jacob était d'une nature spirituelle ? Sans doute c'est par la foi qu* Abraham demeura comme étranger dans le pays qui lui avait été promis, habitant sous des tentes, comme ont fait aussi Isaae et Jacob, héritiers comme lui de la même promesse (verset 9). Mais qu'attendait-il donc? Saint Paul le dit immédiate-
ikê NOTES.
ment : c*e$i qu'il aiUndait la Cité qui a de solides fondements et dont Dieu est V architecte et le fondateur (verset ID). Or, qui peut croire quUl s'agisse ici de la possession matérielle de la Tille de Jérusalem? Non , ce dont il s'agit évidemment , c'est de la ville du Dieu Vivant , de la Jérusalem céleste (ainsi qu'il est dit au chapitre suivant, vers. 22), c'est de cette Cité de Dieu^ de cette nouvelle Jérusalem dont saint Jean nous parle dans l'Apocalypse (lll , 12) ; en un mot, ce dont il s'agit, dans la pensée de l'Apôtre et dans l'attente des Patriarches, c'est du Gel et du Salut«
XV. Passai de rÉvâiigîle tonohaiit rezpMtion dei péoliéi par la Croix de Christ.
(>«ga 111.— /'oMtt faii éhoiMdê&thtêpMêê^faimi eeug qu%m*WfaieiU poTtt Uê plue formritt k$ plui ineontesiabUÊf Us pluf évidenU,)
J'ai cru qu'il serait intéressant et utile , pour plusieurs de mes lecteurs, de trouver rassemblés les passages du Nouveau Testament qui traitent le plus directement de l'Expiation du Christ ; c^est ce qui m'a engagé à mettre sous leurs jeux la collection suivante.
Nous trouvons d'abord le Seigneur lui-même nous parlant de la nécessité de sa mort (^cî, t7 faut) et du but expiatoire de cette
mort. /( faut que le Fils de V Homme souffre beaucoup et
qu'il soit mis à mort (Luc IX, 22). — Comme Moïse éleva le serpent éC airain dans le désert, il faut de même que le Fils de VHomme soit élevé, afin qu'aucun de ceux qui croient en lui ne périsse, mais qu'ils aient tous la vie étemelle cJean III, 14, 15). — Dés lors Jésus commença à leur découvrir qu'il fallait qu'U allât à Jérusalem p qu'il y soufftil beaucoup de la part
NOTBS. Sft7
de$ êénaieurê^ éeê iouverains saerifieateun et det scribes ; qu'il y fût mis à mort et qu'il ressuscitât le troisième jour. Maie Pierre l'embrassant, se mit à le reprendre, et lui dit : A Dieu ne plaise, Seigneur, que cela t* arrive! Mais Jéeus se iour^ nantfdit à Pierre : arrière de moi, Satan, tu m^es enscandale, car tu n'entres pae dans les vues de Dieu , et tu n'as que des pensées Aumain^f (Malth. XYI, 21-23). — Maintenant mon âme est troublée, et que dirai-je? Mon Père, délivre-moi de cette heure? mais <fest pour cette heure même que je suis venu (Jean XII, 27). — C'est ainsi que le Fils de V Homme est venu,,, donner sa vie pour la rançon de plusieurs (Ma(h. XX ^ 28). ^ Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance ^ qui sera répandu pour la rémission des péchés de plusieurs (MaUh.XXYI, S8). — - Christ entrant dans le monde , dit : Tu n*as point voulu éU victime ni d'offrande, mais tu m'as formé un corps Tu n'as point agréé les holocaustes y ni les victimes pour le péché. Je dis alors t Me voici; je viens, 6 Dieu, pour faire la volonté, selon ce qui est écrit de moi dans le Livre ( Héb. X, 5-7 ) . Les Apôtres parlent de Christ comme étant laVictime désignée dès la fondation du monde , par la volonté de Dieu , pour faire l'expiation des péchés. Ce Jésus vous a été livré par des mains impies, selon le dessein déterminé et la prescience de Dieu (Act. II, 23). — Christ est V Agneau sans défaut et sans tache , désigné avant la création du monde, et manifesté pour vous dans les derniers temps (I Pierre 1, 19, 20). — Ceux dont les noms ne sont pas inscrits dans le Livre de vie de l'Agneau, immolé dés la fondation du monde {hpoc. XIII, 8). — Jésus- Christ est lui-même la Victime qui a expié nos péchés , et non* seulement les nôtres, mais aussi ceux de tout le monde (I. Jean II, 2). — Il a fallu quHl (Jésus) fût semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il devint un souverain sacrificateur misérieardiêua et fidèle , pour faire auprès de Dieu l'expiation des
péchés du peuple (Hébr. 11, 17). — Ce FiU qui est la splendeur de la gloire de DîeUy V Image empreinte de sa personne^ et qui soutient toutes choses par sa parole puissante ^ après avoir fait par lui-même la purification de nos péchés, s'est assis au plus haut des deux, à la droite de la Majesté divine (Uébr. 1 , 3). — Christ a été offert une fois pour expier les péchés de plusieurs, et il apparaîtra une seconde fois^ non pour expier les péchés y mais pour sauver ceux qui Vattendent (Hébr. IX, 28). — Nous sommes sanctifiés par VoblcUiondu corps de Jhus^Christ , faite une seule fois. Au lieu donc que tout sacrificateur se présente chaque jour pour faire le service divin, et offre plusieurs fois les mêmes victimes qui ne peuvent jamais ôter les péchés , celui-^, ayant offert une seule victime pour les péchés , ttest assis pour toujours à la droite de Dieu (Hébr. X, 10-12). — Christ, notre Pâque^ a été immolé pour nous (I Cor. V. 7). — /ï a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu'étant morts au péché nous vivions à la justice; c'est par ses meurtrissures que vous avez été guéris. (I Pierre lï, 24). — Et ce qui relève cet amour, c'est que ce iCest pas nout qui avons aimé Dieu les premiers, mais que c^est lui qui nous a aimés, et qui a envoyé son Fils pour faire Vexpiation de nos péchés (I Jean IV, 10).
UÉyangile enseigne que Christ s'est donné en rançon pour nous, qu'il nous a rachetés. Jésus-Christ s'est donné lui-même en rançon pour tous; ce qui a été attesté en sontemps (ITim.U, 6). — Christ nous a rachetés de la malédiction de la lot, ayant été fait malédiction pour nous, selon ce qui est écrit : Maudit est quiconque eslpendu au bois (Gai. lllyiZ).~'Cest ce Jésus qui nous a acquis la rédemption par son sang , c'est-à-dire la rémission de nos péchés , selon les richesses de sa grâce (Ephes. 1,7).— Cest le Fils bien aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang^ savoir la rémission des péchés.
(Col. 1, 14). — Il n'y a point de disiinetion, puisque tous ont péché et sont exclus de la gloire de Dieu^ el qu'ils sont justifiés par un pur effet de sa grâce , par la rédemption qui est en Jésus^Christ. Cest lui que Dieu a établi pour être une victime de propitiation par la foi en son sang, voulant ainsi faire éclater sa justice y par le pardon des péchés commis auparavant durant les jours de sa patience ; voulant, dis-jCy faire éclater sa justice en ce temps-ci, afin à^étre reconnu comme juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus-Christ (Rom. m, 22-26). — Christ est entré une fois dans le lieu très-saintj non avec le sang des boucs et des veauœ^ mais avec son propre sang, nous ayant obtenu une rédemption éternelle. Car y si V aspersion du sang des taureaux et des boues et de la cendre d'une génisse, sur ceux qui étaient souillés , procure une pureté charnelle , combien plus le sang de Christ, qui^ par VEtprit étemel j s* est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache, piirtfiera-t^il votre conscience des œuvres mortes, en sorte que vous servie! le Dieu vivant? Cest pourquoi il est le Médiateur d*un Nouveau Testament, afin que sa mort , intervenant pour raeheter des péchés commis sow le premier Testament, ceux qui ont été appelés reçoivent V héritage étemel qui leur a été promis (Hébr. IX, 12-16).
UEyangile enseigne que c'est par le sang de Christ que nous sommes puriâés de nos péchés, sauvés et réconciliés ayec Dieu. Etant donc présentement justifiés par son sang, à plus forte raison serons-^ous garantis par lui de la colère de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son FilSj à combien plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie (Rom. V, 9, 10). — Cest pour cela que Jésus, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte de Jérusalem (Hébr. XIII , 12). — Si nous marchons dans la lu-
no KOTU.
mièfêf cowmê il eêt lui-même dam la lumiirêj il y a entre
Dieu ei nouê une communion mutuelle ^ et le eang de Jétue-
Chriêt eon File noue puri/ie de tout péché (I Jean I, 7). ^ Ce
Weet point par dee ehoeee périeeahlee, comme Vor ou Pargent,
que voue avez été rachetée de la vaine manière de vivre p^e
vo¥e aviez appriee de voe pèree, maie é*eet par le précieux eang
de Chriêt (I Pierre I, 18 , 19). — Jéeue-Chriet... qui noue a
aimée et qui noue a lavée de noepéchée dam eon eang (Apec. I,
5). — £t ile ehantaieni un cantique nouveau, éHeant : Tu ee
digm de recevoir le Livre et d^ouvrir lee eceauœ f car tu ae
été immolé , et par ton eang^ tu noue ae rachetée, pour être à
Dieu , de toute tribu, de toute langue^ de tout peuple et de toute
neUion (Apoc. V, 9). — Il me dit : Ce eont ceux qui eont venue
de la grande tribalaiion, qui ont lavé leure robee et lee ont
blanchiee dam le eang de V Agneau (Apoc. VIT, 14). -^ Jean
(Baptiste) vit Jéeue qui venait à lui, et dit : Foici V Agneau de
Dieu qui Ole le péché du monde (Jean I, 29). •— Ceet Dieu qui
a réconcilié avec lui le monde par Chriêt, en Wimpuiant point
auœ hommee leure péchée, A cauee dénoue^ il a traité comme
un pécheur celui qui était eam péché ^ afin que nom fueeiom
iuilifiée devant Dieu parêon moyen (Il Cor. V, 19, 21). — Ceet
Chriêt qui cêt notre paix, et qui deê deux peuplée (les Juifs et
les Gentils) n'en a fait qu^un, en abattant le mur été eéparation.
Il a anéanti par ea mort la came de leur inimitié, eavoir, la
loi dee ordonnancée cérémoniellee , afinqu*en rétabliêêoni la
paix y de deux quUle étaient, il lee réunit en lui pour en for"
mer un eeul homme nouveau ; et quHl lee réconciliât lee um
et lee autree avec Dieu , par êa croix, pour n'en faire q^un
corpe, ayant détruit par elle V inimitié (Ephés. II, 1M6}. —
Le Père a prieplaieir à réconcilier toutee ehoeee avec lui-même
par eon Filé, rétablieeant lapaix,êoit éiam le ciel, eoit eur la
terre^^par le eang de la Oroia (Col. I» 19^ âO)«
NOTJUI. itl
L^Evangile enseigne que Christ est mort pour noui^ c^esUàdire à iu>lre place ; c'est la substitution de la Victime divine à la place de Vhumanité pécheresse , et un très-grand nombre de passages présentent cette idée. Or, quelques docteurs ayant contesté qu'il fallût donner co sens k ces passages , je vais indiquer brièvement les motifs à Tappui lio Tinterprétation vulgaire , qui est non-seulement la plus naturelle, mais, selon ma profonde conviction, la seule vraie.
Pour comprendre la question, il faut savoir qu'il y a, en particulier, deux prépositions grecques qui peuvent exprimer Tidéè de substitution : àyri et Ottc/o. Avti correspond à notre mot à la place de ; \mip correspond à notre motjioiir, et a, par conséquent, un sens plus vague : il peut signifier également à la place d« et m faveur de. De tous les passages du Nouveau Testament où il est dit que Chriêi e$l mort pour nou$ , a souffert pour noue ou réquivalent, un seul présente la {déposition icni ; c^est celui-ci : Le Fils de l'Homme est venu donner sa vie en rançon pour plusieurs (&vt2 ttoXXAv) *. Dans les autres passages, c'est presque toujours la préposition Mp qui est employée. Dans quel sens faut-il prendre cette dernière (xnrép)? Est-ce dans le sens substitutif à la place de, ou est-ce seulement dans le sens en faveur de, pour Vamourde^ etc., en excluant l'idée de substitution? Voilà la question. Si on prend vTrsp dans ce dernier sens , il faudra conclure de cette classe de passages (ainsi entendus) , que Chrbt est mort, a souffert, pour V amour de nous, mais, au fond, sans fruit pour nous; en ce sens, du moins, que nous ne sommes nullement dispensés de souffrir, de mourir, en un mot, de porter la peine du péché; k moins que Dieu, par honte y ne laisse dormir sa justice et ne punisse pas le pécheur qui se repent. Hais alors TexpiatioD du Christ n'y fait rien , l'homme
* Matthieu xz» U,
n^est pas sauyé par elle, et il n^ a point de Rédemption réelle : c^est toujours la qu'on en veut venir.
Je lais deux remarques préliminaires sur la préposition Cnip> La première, c'est qu'elle est fréquemment employée , soit dans les auteurs sacrés , soit dans les auteurs profanes , dans le sens subiiitulif; et c'est un fait que personne ne peut, ni ne songe, je crois, à nier *.
^ Tous les grammairiens établissent ce sens de virip , et on peut citer grand nombre de passages à l'appui. En voici quelques exemples :
(Xëuopbon, DeExped, Cyri. ) Seuthès demande à Episthënës s'il ▼oudrait mourir pour un jeune homme (vircp tovtov â<fro6avc?v). Puis, il demande au jeune homme s*il voudrait qu'Episthënès mourût à $a plaee (&ytl Ixctyov).
( Xénophon , Hi$L Grœe,) Agésilas ayant autorisé des remplaçanU pour l'armée, on mit le même empressement à s'en procurer que s'il s'agissair, pour un homme , de chercher quelqu'un pour monÊrir à $a place {<S<xntp av Ti; tov virip «vrcv àiroGavovfuyov wp«6vfAft»ç Ç<nro(Y)).
(Euripide, Aiem^.) Tu as trouvé un heureux moyen de ne jamais mourir, si tu peux toujours persuader à l'épouse que tu auras de mourir pour toi ( virip aov ).
(Thucydide, Bell, Pelop.) Périclès parlant de l'égolsme des Péloponésiens , dit : Chacun s'imagine que sa négligence est sans inconvénient et qu'un autre y pourvoira pour lui (virip cavrov). Poppo, le meilleur éditeur de Thucydide, met en note : virip iavrov = suo looo, ut àvTi.
(Denys d'Halicarnasse, Àntiq, Rom,) Ceux-ci , étant entrés en charge, voulaient qu'on enrôlât des soldats à la place de ceux qui étaient morts (virip rSy àiroOavo'vTw» ).
(Platon, Gorgias.'^ Apol, Soer, ), etc., etc.
(Epitre à Philémon,' v. 13 ). « J'aurais souhaité de le retenir auprès » de moi , afin qu'il me servit à ta place, » (virip 9ov).
(II Cor. V. 20). « Nous sommes ambassadeurs pour Chriet (vir/p M Xpctftov ) ; c*est comme si Dieu exhortait par dOus« )» <— Etc.
La seconde remarque, c'est que Mp ne peut pas toujours se rendre en français par à la place de^ même quand le sens de la phrase serait, au fond, celui d'une substitution ; cela dépend du sujet auquel la préposition se trouve appliquée. Ainsi , dans la phrase : ChrUi est mort pour nos péchés S il serait ridicule de traduire : à la place de nos péchés , mais il ne le serait pas moins de traduire : pour Vamour de nos péchés, en faveur de nos péchés; le sens de inip est donc ici : à cause de, ainsi que la phrase le détermine; et cependant, il marque clairement Fex^ piation.
Or, il y a trois raisons ( dont chacune me paraît péremptoire ) pour prendre \mép dans le sens substitutif à la place dCj et non danslesensen/at^furde, lorsqu'il est parlé du Sauveur souffrant ou mourant pour nous. 1® Quand, dans ces cas^lk ,on traduirait xmip par en faveur dcypour Vamour de y cela ne changerait point renseignement de rÉvangile touchant Tefûcace du sacrifice du Christ ; il resterait toujours les passages que j'ai cités plus haut, et d'autres encore, qui établissent positivement que ce sacrifice est expiatoire. Puis donc qu'on ne renverserait pas ainsi la doctrine, n'est-il pas plus naturel et plus simple de choisir , entre les deux sens de la préposition, celui qui est en analogie avec le reste de VÉcriture? — 2<> Nous avons entendu le Fils de Dieu nous dire lui-même « qu'il est venu donner sa vie pour nous^ » c'est-à-dire sans contestation, à la place de la nôtre, puisqu'il y a àvTt. Il tranche donc la question , à la fois pour le fond de la" doctrine, et pour le sens à donner au mot pour dans les autres passages du même genre. — 3<> Il est quelques-uns de ces passages oii il est impossible de ne pas prendre ùnip dans le sens à la place de, et par conséquent encore, ils déterminent aussi dans quel sens il doit être pris dans les autres. Je n'en citerai qu'un
* I Cor. XV, 3.
m irom.
aiemple, mais il Bufflt. Dans l6 Conseil des Juifs oh Pon délibérait de faire mourir Jésus, de peur que, ii on le laisêaU faire , Ui Romaine ne vinuinl délruirê la vHU et la nation, Caïphe dit aux opposants : Foue ne eonsidérex pa$ quHl eet de notre intMl qu'un homme ieul meure pour lb piuplb (Mp roO ).otoG) et que toute la nation ne périise pae. Or, s^il y a une chose évidente, c'est que Caïphe n'entendait pas que cet homme mourrait en faveur de la nation , pour V amour ^elle^ mais bien à sa place et afin qu'elle ne mourût pas. Eh bien ! Toici ce que rÉvan* gile ajoute : Caïphe ne dit pas cela de son propre mouvement t maiSf comme il était souverain sacrificateur, il prédit que Jésus devait mourir pour la hàtion {Mp roO fl^ouc), et non pas seulement pour la nation , mats aussi pour les enfants de Dieu dispersés f a/b| qu'ils fussent rassemblés (Jean XI, 60, 61). Si saint Jean emploie nécessairement la premier ^ip dans le sens à la place de^ serait-il raisonnable de prétendre qu'il entend le second dans un autre sens ?
Maintenant, les passages oà il est dit que Christ est mort pour NOUS étant très-nombreux , je n'en citerai que quatre ou cinq. Lorsque nous étions encore sans force. Christ, au temps mar* que, EST MORT pour dis impies, ji peins trouverait-on quelqu'un qui voulût mourir pour un homme juste, peut-élre se résoudrait-on à mourir pour un bienfaiteur; mais Dieu fait éclater V amour qu*il nous porte, en ce qu^f lorsque nous étions encore des pécheursy Christ est mort pour nous. (Rom, V, 6-8). — Je vous ai enseigné principalement , comme je Vavais appris moi-même, que Jksus-Christ est mort pour nos péchés, confor* mément aux Écritures (I Cor. XV, S). — Marchez dans la charité, à Vexemple de Jésus-Christ, qui nous a aimés et qui s'est offert lui-même pour nous , comme une oblalion et une victime de bonne odeur (Éphés. V, 2). — Dieu a voulu, par sa grdee, que Jésus souffrit la mort pour tous. (Bébr. II , 9.)
NOTBf. m
— > ChHH a 9ouffèr( pour hi p4eheur$^ lui iuMt$ poun i.Bft m/usTBs. (I Pier. III, 18.)