‹ Conférences sur la Rédemption prêchées à GenèveChapitre 20 sur 24 · XVI. De* ténoignaget Uftonqnet de Dkm GeMÎm et · texte numérisé non relu

XVI. De* ténoignaget Uftonqnet de Dkm GeMÎm et

FI. Joflèphe.

( Page 1S8 . — il y a Mm d'ovfrM myti^M ^iftort^uef tmi 4oute, «ait yat t«fiu à dter celui-ci , parce gu'tl montre auex bien la portée de certainei ohjectione çii'on pourrait élever à V égard de noi Livrée eainte; par exemple, le eiUnee {e'il eet réel) de rhUm/rien Joeèphe ewr Notr^ Seignewr, ou teUe autre du iii^«m genre )•

Uauteur grec dont il est parlé dans le texte est Dion Gassius, né dans TAsie Mineure , à Nicée. Après avoir occupé de hauts emplois dans Tadministration impériale, il se retira des affaires, en 235, pour se livrer à Tétude dans la ville oti il était né. C'est \h quUl composa son Histoire Romaine, en quatre-vingts livres, dans laquelle se trouve le passage sur Téruption du Vésuve. Il consacre deux pages in-folio à la description du volcan et des effets de cette éruption fameuse, arrivée Tan 79, et voici ce qu'U dit des deux villes : a Duasque intégras urbes, Herculanum et D Pompoïos y populo sedente in theatro , peniiùs obruit.» (Vers. lat. de Xylandre) ^ Celte éruption ensevelit complètement dewt villee.eniiéreif Herculanum et Pompéi^ pendant que la popula-iion était asêemblée au théâlre. Voilà Tunique trace que cette terrible catastrophe ait laissée dans Thistoire !

* Dion Gassius, lib. LXYI , c. 23. Hanov. 1606, p. 756.

DigitizéTJ by VjOOÇIC

Les deux lettres de Pliiie le jeune à Tacite sur cette éruption (k laquelle il assista et qui causa la mort de Pline Pancien , son oncle) sont des plus longues de son recueil et fort détaillées La première commence ainsi : « Petis ut iibi avunculi meiexitum » iàribam^ quo veriûs iradere posterts posiis. » Et ?oici le commencement de la seconde : ce Ais te adductum litteris (quas exi- » genti tibi de morte avunculi mei scripsi) cupere cognoseere, » quos ego Miseni relictus (id enim ingressus abruperam) non » iolûm ïnetusy verùm eiiam casus pertulerim ;

« Quamquàm animus meminisse horret

» Incipiam (Plin. Epist., lib. \i, epist. 16 et SO).

G)mme j^ai dit qu'il était possible que Josèphe eût gardé le silence sur Notre-Seigneur , je dois peut-être donner quelques explications sur ce fait, pour éviter que ceux de mes lecteurs qui ne le connaissent point, ne sUmaginent qu'il y a là matière à quelque objection grave contre la vérité de nos Évangiles. — Flavius Jotèphe y le célèbre historien juif , naquit b Jérusalem , Tan S9 de notre ère, d'une famille sacerdotale et Issue des princes Asmonéens ; il était de la secte des Pharisiens. Au commencement de la guerre qui se termina par la ruine de Jérusalem, il fut choisi par les Juifs pour commander dans la Galilée, et combattit courageusement contre les Romains. Fait prisonnier par Yespasien , il sut se concilier son amitié. Après l'élévation de ce dernier au trône impérial , Josèphe demeura en Judée avec Titus et assista & tous les événements de cette guerre, dont il nous a laissé l'histoire complète. Sur la un de sa vie, l'an 2ii, il publia sous le titre à^jiniiquiiég Judaïques l'histoire de sa nation, dès l'origine du monde jusqu'à la guerre avec les Romains , embrassant ainsi le période pendant lequel vécut notre Seigneur Jésus-Christ; il était donc naturel qu'il en parlât. Voici , en effet , le passage qui se trouve dans tous les manuscrits grecs, assez nombreux et fort an-

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dens , de cet écrivaiD. « Vers ce temps-là parut Jésus , homme » sage, si toutefois on peut l'appeler simplement un homme, car » il faisait des œuyres extraordinaires; il était le docteur de ceux » qui reçoivent avec plaisir la vérité, et tt a attiré à lui beaucoup » de Juifs et beaucoup de Grecs. C'était ce même homme qu'on » appelait le Christ (ô Xpi^roç outo^ ijv; Chrisius kie erat). Après » qu'il eut été crucifié par ordre de Pilate, sur les accusations des » principaux de notre nation, ceux qui l'avaient aimé auparavant » ne cessèrent pas de l'aimer; car il leur apparut de nouveau » vivant trois jours après. Les saints Prophètes avaient prédit ces » choses de lui avec beaucoup d'autres merveilles. C'est de lui » que tire son nom. la secte des Chrétiens qui subsiste encore 9 aujourd'hui ^ »

Comment donc peut-il être question du sUence de Josèphe sur notre Seigneur? Le voici : c'est que des savants modernes ont attaqué avec beaucoup de force l'authenticité de ce passage, moins, il est vrai, par des raisons critiques proprement dites, que parce qu'il leur paraissait écrit dans un sens trop favorable au Christianisme pour être d'un Juif. D'autres savants d'une grande autorité ont soutenu, avec non moins de force, qu'il était authentique. Ceux qui voudraient approfondir cette question la trouveront discutée, d'une manière complète et consciencieuse, dans le Traité de la Vérité de la Religion chrétienne , par J. Vernet '^; et je crois qu'il leur sera difficile de ne pas conclure, avec l'auteur, en faveur de l'authenticité du passage.

Mais, quoi qu'il en soit, cette question n'a aucune importance réelle pour le Christianisme. Au fond , la discussion se réduit à ceci : Est-il probable, oui ou non, que Josèphe ait cru à la divinité de la mission de Jésus, comme semblerait l'annoncer ce passage? Si l'on prend la négative, on en conclut que le passage est

1 Ântiq, Jud» lib. xtiii, c. 3.

3 Lausanne, 178S, t. n, pp. l-$33.

tt6 VOOtBi.

intaiyolé^MuilMteeiBâcn rétoilealan, c'est le âlenee^e Josàphe, qQ'ea ne Mil commeiit «aqpUquer el qai délient ains un nj8lèrekî»4erii|ee« Ce ■leoœeoppoeé ne décide pas mène contie ke fleatîBMDts limir^les de Flnetonen; il serait pliitftt me préiomptieii en lev ivrenr. Car, si Josèphe a?«itea des seatiments eentraire» au ChrisÉianismey lien ne rempéehaii de les eipdmer ; tandi» que Ten conçoit très-bien que la crainte de se compremeltve aiqNrès de sea oompatciotea et de Taristocratie romaine, an aiilieude lafnéUeil Tivait^ ait pu faire de loi nn nooreau Joaeidi d'Arimathée K En «ffet» ainsi que le remarque Addiason , les Chrétiens existaieDi, et en grand nombre, dans le temps que Joaèphe écrivait ; c^est ce qu^on ne conteste pas» U Tojait les progrès considérables de leur secte; il ne pouvait ignorer que Jésus en avait été le ohef, le fondateur, qs'il avait paru en Judée, qu^il y avait été crucîûé sous le gouvemear Ponoe Pilate. Si Xadte, qui était Romain, en était informé (^nfial. XV, 44), Josèphe, Juif et historien de sa nation, qui devait avoir recueilli tous les renseîgnements néoeesaires pour la oomposiUon de son histoire, aurait U, pu ignorer un fait aussi réosnt et subsistant encore par ses suites? Lut, historien exact, qui parle de tant d'autres choses «soins importantes , qui n'a pas oublié, en partioidier , de faire une mention honorable de Jmm-BafHtUX^ s'il a gardé un pn^* fond silence sur JésusnChrist, c'est évidemment un silence calculé ; et cela même devient un témoignage d'une autre nataire , mais presque aussi concluant, de ses dispositions favorables m Chrietianisitte«

* Aion que NiosdèsM, il éiaiê di$€ipk éê Jteai, siafc M «eCMl, parée qu'il eraigmii lu imfe. (Jasa jxx^ SS, 19*) ^ Aniiji* inà. lib* aviu, c. 7.

XVn. De* Tériléf incompiélientiKIei on det Myfièrei. (|lie» Ul. — « 5i ToMA dit» aoMt M Mfpfort» mm gftmâê raANm, 91M li

n a toulours été vrai, avant conune après Bacon» 91e « si m » ]j»eu de philofioplue éloigna do la f^Ugion > hoaucouf^ de philoin aopbie j ramène. » Ce <ii4A'in9li(|iie poût , grÂee i^ Dieu, k nécessité cl'^tre proft^id philosophe ou énidit pour toe dirétien. lia pensée du philosophe anglais, confirmée par rexpéiieneo, c^est qu'un esprit superficiel est 4'odrdinaire présomptueux , et il l'est d'autant plus qu'il ne connaît hien ni la force ni les Unûtes de la raison. Ce qui est nécessfdre» mais oe qui 8H£|t pour ahoiw der tes questions religieuses, wAm^ les plus psofondes et les plus 4jifflcilea, c'est un esprit éclairé sans doute, mais surtout sinoèia et attentif, Un de nos compatriotes, qui à ceaquàlilés joignait des coimaissançes très-rréeUes, J. Ç. Deluc (père du oélèhre physicien 4ie ce nom), envisage précisément la Rédemption (dans son liive 8Mr {es SiwamU ineréiulu) au point de vue qui fait Tobjet de ççtte note. Je cède d'autant plus volontiers au désir de n^porter Id quelques-uneii ^ ses réfiezions sur ee sujet cpie je me figure qu'elle ^luront peut^tre» ik tort ou à droit , «ne plus grande important^ auY yeuc de quelquea-ttns de mes leetemw , k cause de deux cirçpiistances personnelles do Fauteup. L'une, c'est la vocation qu'il suivait * ; l'autre, c'est qu'il n'était pas ce ^u'on appelle crihodoxe.

* Mt, il ift 9« m UmiS0f de s^tle sbMed4|orfe9«i^ autrtfois nombreiiie à Genève et dont pairie J. J. Rousseau, qui savaient unir è k pratique de leur art des connaissances, quelquefois renuuiqaables, en sciences naturelles, en philosophie et en histoire.

260 HOTRS.

« Ceux qui rCadmellenl rien dUncompréhensible en fait de religioD, dit-il S entendent aussi peu le yrai sens de ce mot', qu'ils sont enclins à prendre pour yraie contradiction ce qui n*en a que Tapparence. C'est ce qu'on pourra vérifier par Vusage abusif qu'ils font de la seconde de leurs deux règles ^, et des mauvaises conséquences qulls tirent de la première 3, en supposant une contradiction morale dans Vidée que la mort de Jésus-Christ est un sacrifice propitiatoire pour les pécheurs qui se repentent.

» Ils croient prouver cette prétendue contradiction, en soutenant qu'il serait contraire à la justice qu'un roi destinât son fils unique k la mort pour le salut de son peuple ; ajoutant que Dieu traiterait en ce cas les coupables comme innocents, et Finnocent comme coupable. D'où ils concluent, avec hardiesse, que tous les passages que j*ai cités de FEcriture Sainte doivent être pris, sans aucune exception , dans un sens figuré.

» Je réponds , 1® que la comparaison n'est point admissible , parce que le meilleur des rois , qui destinerait son fils à la mort pour le salut de son peuple, ne pourrait en récompense le ressusciter pour le faire asseoir à sa droite sur son trône. — 2« Que les conséquences qu'ils tirent de leur comparaison sont d'autant moins applicables k notre Sauveur que , par l'effet d'une charité incompréhensible , il s'est offert lui-même à Dieu , comme une oblation et une victime de bonne odeur \ pour eœpier nos pé^ chéSt et non-seulement les nôtres, mais aussi ceux de tout îe monde ^. Mon Père m'atme , disait ce charitable Rédempteur, parce que je donne ma vie^ cependant je la reprendrai. Per-

^ Observations sur les savants incrédules. Genève^ 1763, pp. 263-270. 2 c Qu'il ne faut rien admettre d'incompréhensible. » p. S60. * « Que tout ce qui est incompréheauble est absurde ou contradictoire. » p. 960* 4 Ephes. ▼, S* s I Jean II, S.

sonne ne me Vote, c'est moi-même qui la quitte ; fai le pouvoir de la quitter y et fai le pouvoir de la reprendre, Cest là Vwdre que fai reçu de mon Père *• Bien loin donc qu'on en puisse inférer que Dieu Tait traité comme coupable, le contraire se prouve ayec la dernière éyidence parles textes que je viens de rapporter, par les glorieux témoignages qu'il lui rendit avant cette obéissance et cette charité parfaite qui nous acquiert le salut, par les prodiges dont il honora sa mort, par sa résurrection glorieuse, et surtout, en l'élevant au-dessus de toutes choses et lui donnant tout pouvoir dans le Ciel et sur la terre ^. — 3« Que lors même qu'on pourrait comparer la mort de notre Sauveur à celle du fils unique d'un bon roi, livré volontairement k la mort pour le salut de sa nation, cet acte de générosité ferait certainement l'admiration des âmes vertueuses, comme l'ont toujours fait ceux qui se sont illustrés par de semblables dévouements; et cela, parce qu'il n'y a jamais eu que les plus vertueux d'entre les rois et les citoyens, qui se soient dévoués pour le salut de leur patrie. Aussi saint Pierre dit formellement et sans figure : Jésus'Christ a souffert pour les pécheurs , lui juste pour les injustes , afin qu'il nous amenât à Dieu, étant mort selon la chair , mais ayant été vivifié par V Esprit ». — 4*» Que ces expressions, lui juste pour les injustes , prises dans leur sens naturel , sont si fort éloignées de présenter à la saine raison aucune idée absurde ou contradictoire, que notre Rédemption n'aurait point été opérée, comme je l'ai remarqué ci-devant , si notre Sauveur avait été moins just$. Cest donc une erreur manifeste d'imaginer une contradiction morale dans notre rédemption , par le sacnûce propitiatoire de Jésus-Christ qui ne renferme que de Vincompréhensibilité, Mais la seconde règle de ceux dont je parle n'admet rien dHncompré^ hesuible. Aussi prouve-V-elle trop ; car lorsqu'on veut approfondir

* Jean X, 17, 18. — 2 Philîpp. ii, 9-1 1. — 3 1 Pierre m, 18.

qttiA ^6 09 pÂsàé èlfè, (m troore panotat Ae \'ii^eotnpréhèfa(tK' dM. fl fé0«AtetaK ficr «Miséqaèiit de -oette tègle préMuhio , ffeHI M roudMat fidU ^<APt êa tout, l^ôkeitt^ile Siiiviait^ Ma

% yitÉpp(a(^ 1m^pMM«iifte«oiié de 1toiit6,4è i^aaMectr^fd^è 9(9êMB pfofGMdd , fdcon'nu ^ottr tel pttt mi de ses 'distfîiileil ^ ati<k fHel fl Tetrt ftfrè etéeiiM ses idées ett griofmoiiiqp^ eScpéflttieMiAe, Admi "ee di^fAe n^a ftocime oonnaiisstnice.

> "Que ce t^îloso^be, ne le jd^eWt pas eneere eh éM dis oMI>- Miroîr les raisons des choses, Yi^entreprenne peint de les tù| ekIpKquer et remplioie sealetaÉfnt h faction.

1» tja'îl ttti ordonne de planter des ycfrges de fer irar diiréretttft fnnrsy deleur donner ceitaines inclinaisons, et de tracer desli^ee fiyersement dirigées ëi\ dMnégales distances ;

^ l>'enfem!ier dii flfntnial Virant sous une doclile de terfid, et de IteT et repousser sui^èessiretnefnt unel)ranche de fer qtâ h^ooraft ^ivec Vanimal aucune (;orre^ôndance immédiate ";

» De mettre ensemMe diverses àrogues iHjitte^ par elles ibSineë, et de les humecter dans un endroit clos ;

'» iSnfin d'étendre un fil de fer ii une très-gr&n!le distance le long d'Une rivière, en te soutenant JPespace on espace par des fÛÈ hé soie, et dé mettre )i rtine de ses extrémités un mdrceau de fiàdb.

» 'Ou'apr^s cesTïtéparatirs, le phîlosoplie déclare à son disdptô que , dans la première opération, la différence d'inclinaison dëd Verges de Ter et des lignes , leurs diverses cnstancës,1alcmguetff bu la brièveté dès joufs^ n'^eiripêclieront point q[ue dans desintertàlles de temps sensiblement égata, Vombte des verges de fer Hé parcoure les distances inégales des lignes';

)> Oué dans la seconde , t^aiilmal môufra saitffi ^^il lë I6udh((

1) Que les drogues delà troisième, quoique firoides, s*é<9iaiiftH ront au point de s'embraser;

» Enfin que , dans la dernière , \far des arrangements pris à

nom. 98S

rantBBCKtrénttédnft^e fer, es nettant les piedB â«n Teaa eH jKémm^mi au Moroeaii 4e glaoe hb iambeauTéeeBiHieiit ét^Bt, flèenUaHOL

B GMDiBe j'ai wtippOÊk oe disei|de eafts laiome Imlàre 6ii hbo^ ■w É yw et^n f fey g i c p i e e iyé iim eBtele, ilneclécoiiviirafcMée leiatfioB entre les cauees et leseieti: bien lotn 4*y ctwnpr o a é i e faoiqw oapmen^treyâpeiMeraiiiénieyTevdel'iiiooiBpalili^ lîlé. CepenibMt il GDoîra les asseitio» dv^hilosefiie^ à moiot fÊby par ivep de csaflinoe en sa capaeiié e« Érop peu dans les fertas «t le savesr de son naMve,^ «epeétende que -ses paroles ii'«itaacnB'seBS ; q«e fmaa froduto les effets q«^ aanonoe'^fl MÉft «V pieodre d^uM antre Bianière , et ^^eaifin il nedeil essiM foe oe^'M ooaipreDd.

» Dans oe dernier eas , le )diilose|die qni vaidait épronfer la sa^ance desen disciple pendaut que^n dge ae lui penieèM pas «noove de Toir par ses propres yenx, «I quiie prapoaatt de KMÉîer «Bsoiie dans sa sdeace» se «ray^lpas ésttdé à c ha n g sr de fdan k ssA ^gard ?

• Je n'ai jias été eflabarrassé pour teeiiTar des exemplas de . chAse»qiie Ton |)eut ereire aanslles Yoir si les eempr^ isis éié peut-ôtve davantage ai f avais youla dMaraber des olieses foe neus cneyens paroeque nons ks eonqweBsns pastaiiernsol^

3 Or, je sQBlieiisqneDeteeRArtomptîen jparteeaoïâflQe proyi» iîatoîiie de notre SauTeor, ne présente rien à Tespcit d'aussi iBfifiiiipaliUe.qae lee laits de pbyaîque allégiiés cî-desstts, <iue de» «ait cssiie Je disciîplB ignerant sur la isunple assertion de so9 jnattie i iiits dont les plus.graAdsffa7JiGieBS ntêmes ne comprenafint ^'nne hian petite .partie. »

PesiéflflKiûns^ansaijudicâeuses et aussi oenduantesae.8e préjenteaoAtpas à ces demi^iaisonneurs, jQui se montrent, .au con* teaîie^ d'antani plus confiants dans leur supédosité et d'auiani ptasinébranlaUee dans leurs négations, cpieieurs idées et leurs

964 NOTBS.

conaaissances sont plus étroites. Que d'exemples on en pourrait dter ! — Les uns nient tout ce qui n'est pas dans le cercle de leur expérience ; comme ce roi de Siam, qui voulait punir le Hollandais imposteur qui lui affîrmait que, dans son pays, Feau devenait solide et qu'on y marchait comme sur terre. — Les autres nient ce qui ne tombe pas sous les sens. Vdme/ me disait y un d'eux; qui esi-ee qui a vu une âme? — Ceux-ci nient tout ce qui contredit le témoignage de leurs sens. Comme ce paysan matois , à qui l'on avait parlé du mouvement de la terre autour du soleil^ et qui disait au moniteur, en le regardant de côté : Et vous prétendez donc que ce soleil que je vois cheminer de-* puis tant d'années , ne bouge pas , et que c'est cette terre (frappant du pied) qui tourne et qui court à raison de dix mille lieues à l'heure ? Vous nous croyez sûrement, Monsieur, beaucoup plus bêtes que nous ne sommes. — Ceux-lk vous opposeront les plus incroyables arguments, et, parce qu'on ne sait d'abord qu'y ré* pondre , ni comment les prendre , ils se confirment dans l'excellence de leur opinion. Comme cette malheureuse femme que je rencontrai dans ma paroisse, il y a vingt-cinq ans , et qui me soutenait qu'il n'y avait point de Dieu. Pendant que je m'efforçais de lui faire comprendre quelque preuve à sa portée , elle s'écria avec une profonde conviction : S'il y avait un Dieu, est-^e qu'il aurait laissé souffrir et mourir aussi indignement notre Seigneur Jésus-Christ? Iq restai stupéfait, et elle me crut atterré. — A peu près comme cet homme , qui y vers la môme époque , me trouva en visite pastorale dans sa maison , au moment où H venait y chercher un papier d'affaire qui paraissait lui causer beaucoup d'humeur. Aussi , il me dit nettement qu'il n'entendait pas que l'on vînt conter des sornettes religieuses dans sa famille, que tout cela était bon pour des ignorants et des sots , etc. ; et en sortant, il se retourna pour ajouter d'un air triomphant : Allex f allez, nous savons ce que ^est que Tindéfini! Après cette fou*

NOTBS. 265

droyante apostrophe, il me considéra un instant pour jouir de la confusion où j'étais de le trouver si bien instruit.

Mais on n'en unirait pas, si Ton voulait signaler les mille misères de Fesprit humain que rencontrent ceux que leur vocation appelle à voir les hommes de près, et surtout à les entendre sur les questions religieuses. 11 ne faudrait pas s'imaginer, du reste , que ces misères ne se rencontrent que là où Fignorance est grande et la pensée peu cultivée ; on les trouve également (je devrais peut-être dire, plus fréquemment) au milieu de ces demihunières , sources et compagnes ordinaires des prétentions raisonneuses. Ce n'est pas, certes, uniquement dans les classes peu développées que se concentre, par exemple , cette disposition à considérer une chose comme expliquée, dès qu'on lui a donné un nom. Combien de gens peut-être qui , à l'occasion des faits que Je signale (page 128), seront tentés de s'écrier: Eh! c'est tout simple; c'est l'instinct! c'est le magnétisme! Ils ne seront pas plus avancés qu'auparavant, quant à comprendre ce que c'est que Tinstinct ou le magnétisme ; mais le mot est trouvé , les voilà satisfaits. Cette disposition de notre nature n'avait pas échappé à ce grand peintre des faiblesses humaines , qui avait souvent l'art de mettre une vérité sous le masque le plus grotesque. Molière était plus sérieux qu'il ne semble , quand , après s'être fait demander ; causam et rationem quare opium faeU dormire, il répond avec un si grand succès :

Quia est in eo ' ^

Virtus dormitiva , Cujus est natura Sensus assoupire.

XVm. Da prnMÎpe de dîtiîiiotâoii entra m qoî etceqaîlnl est

(Pige 1 8&. -* Citt e§ fttt a âoimi lieu à Cêprinei^ $% eamnu a tijuiêt: que et la Révélation jMtil, et doit même, eneeigner âee eftoMt aw-âeeeue de la raieon, eUe ne peut en eneeigner qui lui »oient eontrairee,)

Peut-être ne eert-t-fliMS inutile 4e donner oneîdiée de la nuh nke dent oe pmdpe e'^ieUit, en ceppertnai id, à'mt télé, Pol^jeotion fue loi oppose fityle, le père daeceptiàfloe jaedflrat; de Tantce, quelques fng^menti des réponses es Leibaitx ^.

» Ce qni est «efli#0 la raieenast osBtreiesyédtéssIbseInnMBd esrtaines et ndispensi^les ; et «e qui est am é eêêus ^ U raiiom Oit contraire «ealeinent À ce qu^on a coutume d'espérnnenier ou de contprendre. Cest pourquoi je m'étonne <qu^il y ait des gens d'esprit qui combattent cette distinction^ et que M. Bayle joit de ne nombre. 1^ eet aflsnréinent trèe^den fondée. —il que parla naeieii^ ona'^nltDdpaaiQilesepinisnietles^ ém horniin, m même riudntnde qu'ils emt friae de lofer des iBuienntle oenB8«rdinairedelaiiaitaiB, snaisrnncimine t àmoUble des iMlés. (S ftS^

« Voici ce que dit M. fiayle, sur k dislîndtlon dont Jls'nfiti n me smbU qu'il i^ett glissé une équivoque dans la fameuse asUneiion que r<m met entre ks chêeee qm sont au-deseus es la raison^ et les choses qui soeU'emiênsêm'emison, Les Mystères dé TÉvanffile sont au-dessus ês^anêemi^^itron ordinairemeni,

< Essais de Thëodloëe, par Leibnitz. Les citations qai Tont saÎTie sont tirées da Discoure de la conformité de la fiti apcc la raison; et comme ee Bisooars est divisé en courtes sections nomérotéeSy c'est par ces ckifflras que j'indiquerai les renvois.

êe*àMmiê¥i^f piè #SM fa ^eeonêe; n i/u'on eiUmA <{imi 2»

tfMMl«#0MniMie, hit^^Mi'tn'génêrnX (m la roîfon yn aibstracto. HHr 4h4tM)n^ '4fiie f (m 4MifMi« ttfwfours la raistm m général ùu lafMMi êupf^Ème^ tatmison unfivetsBlh qui tst en Bieu ; il wt égalemenl vrai qw kè Myfft^tn ^mgéHqttm m »<ml paittt ttl^- M»M« ébfttMl'fMi, «T'^w^ mwfUpat àimtre Xaraison. Mais i€ 4V>ii MUMI Am» rt9A« -éV ^oy» r^tifre ^r(t> â^ fàxtôme te Mtoim MHna^fid, /9 mtr^t^a^trt^ la êoHâHëde la ihtniction; Mr le« fh^ ifffkoâùmê avwtmi qm nom ne connaissons pas ta 9mf^fnKfitë4en^8 mgUèrm aux maximes de la philosophie, fl mm «émMe dmM qt^ih né sont point confermes à notre raison . ihy^'qtH ncmejHfr^iC^trepas conformé h notre raison, notl» jmralk ^emtraite û isatre raison : faut de même que ce qui ne Mu» 'peiraH pas ^em^ftfrme à la aér^é, nous paraît contraire â te «^MIK/t» ufnJi, pmrquoi tre dirtrii-ùn pas égoAement, et que an myelères $&m tontre noire faibh raison, et qu'ils sont ooiMm (Ês 'wiore fteMe Y9iH>nY — 7e rép{mds , comare j'a& déik •il, qiM fBtfUfiMi id e^ Penchaînemcfiit des Yèrîtéfi que ii(m« imiffli^oii^ imr lalmnï^ô natutcfLle , et daD3 ce sens , Taxiômô leca estyrai sans aucune équivoque. ($ 63.)

> Ift. Ikj^e ^explique ici ffutie manière qui ne satisfait point. n tecomrdttr^blen que nos mystères sont conformes à la Raîidnnuprôme ^ dniverselle qui est dans Tetftendement divin, oa klà Raison m gëbéràl; cependant il nie qu^ils paraissent oonfortBiè»\ l;ene pottion de raison dont Thomme se sert pour juger Ami éhoSès. 1[a&, comme cette portion de raison que nous pos* Mftotis ei^ un don iLeDidu , et consiste dans la lumière naturelle ttlnoufl est restée ati milieu delà corruption , cette portion est conforme tt^ec'le tout; et elle ne diflère de celle qui est en Dieu

que comme une goutte d^eau diffère de rOcéaa, ou plutôt comme le fini de rinûni. Ainsi les mystères la peuvent passer, mais ils ne sa4raient y être contraires. Uon ne saurait être contraire à une partie, sans Fêtre en cela au tout. Ce qui contredit à une proposition d'Euclide, est contraire aux éléments d'Euclide. Ce qui, en nous, est contraire aux mystères n^est pas la raison, ni la lumière naturelle , Penchainement des yérités : c^est corruption , c'est erreur ou préjugé, c'est ténèbres. {§ 61.)

» Les mystères surpassent notre raison^ car ils contiennent des yérités qui ne sont pas comprises dans cet enchaînement; mais ils ne sont point contraires à notre raison , et ne contredisent h aucune des vérités où cet enchaînement nous peut mener. Il ne s'agit donc point ici de la Raison universelle qui est en Dieu, mais de la nôtre. Pour ce qui est de la question, si nous connaissons la conformité des mystères avec notre raison , je réponds qu'au moins nous ne connaissons jamais qu'il y ait aucune difformité, ni aucune opposition entre les mystères et la raison. Et comme nous pouvons toujours lever la prétendue opposition , si l'on appelle cela concilier ou accorder la foi avec la raison ou en connaître la conformité, il faut dire que nous pouvons connaître cette conformité et cet accord. Mais si la conformité consiste dans une explication raisonnable du comment, nous ne la saurions connaître. (§ 63.)

» M. Bayle fait encore une objection ingénieuse, qu'il tire de l'exemple du sens de la vue. Quand une tour quarrée, dit-il , itotM parait ronde de loin, non-seulement nos yeux déposent très-clairement qu'ils n'aperçoivent rien de quarri dans cette tour, mais aussi qu'ils y découvrent une figure ronde, incompatible avec la figure quarrée. On peut donc dire que la vérité^ gui est la figure quarrée, est non-seulement au-dessus j mais encore contre le témoignage de notre faible vue. — Il fauj( avouer que cette remarque est véritable ; et quoiqu'il soit vrai

que l'apparence de la rondeur vieni de la seule privation de Tapparence des angles que Téloignement fait disparaître, il ne laisse pas d'être yrai que le rond et le quarré sont des choses opposées. Je réponds donc à cette inslance que la représentation des sens, lors môme qu'ils font tout ce qui dépend d'eux, est souvent con<» traire à la vérité. Mais il n'en est pas de même de la faculté de raisonner , lorsqu'elle fait son devoir ; puisqu'un raisonnement exact n'est autre chose qu'un enchaînement de vérités. Et quant au sens de la vue en particulier, il est bon de considérer qu'il y a encore d'autres fausses apparitions qui ne viennent point de la faiblesse de nos jeux, ni de ce qui disparaît par l'éloignement, mais de la nature de la vision même , quelque parfaite qu'elle soit. C'est ainsi, par exemple, que le cercle, vu de côté, est changé eo cette espèce d'ovale qui est appelée ellipse chez les géomètres, et quelquefois môme en parabole ou en hyperbole, et jusqu'en ligne droite, témoin l'anneau de Saturne. (§ 64.)

D Les sens extérieurs^ à proprement parler, ne nous trompent point. C'est notre sens interne qui nous fait souvent aller trop vite ; et cela se trouve aussi dans les bêtes , comme lorsqu'un chien aboie contre son image dans le miroir. Car les bêtes ont des consécutions de perception qui imitent le raisonnement , et qui se trouvent aussi dans le sens interne des hommes, lorsqu'ils n'agissent qu'en empiriques, f/Lais les bêtes ne font rien qui nous oblige de croire qu'elles aient ce qui mérite d'être appelé proprement un raisonnement, comme j'ai montré ailleurs. Or, lorsque l'entendement emploie et suit la fausse détermination du sens interne (comme lorsque le célèbre Galilée a cru que Saturne avait deux anses), il se trompe par le jugement qu'il fait de l'effet des apparences, et il en infère plus qu'elles ne portent. Car les appa« rences des sens ne nous promettent pas absolument la vérité des choses, non plus que les songes. C'est nous qui nous trompons par l'usage que nous en faisons, c'est-à-dire par nos consécutions.

sera Norsa

Cesi qao Bûtts iM)ua iMSfiODS abuser par des aigiui^^ Qt qoo nous Bonunea porMa à crom qua lea phénomèMa qii^ liQiiA avons irouYés liés souv^bI» to aoal Iûi^oupi. Akai, oonaat il anive ordiaftir^rniant qiM ce qui parati sava aac^ n'en a poînl, oous croyons aisément que c'est tou|o«iaainn. Une ieUe i ast pardonnaUe , et quelquetoîs inéntable» loiwpi^il feiat promptemeiU et choisir la pl«s apparent i mate lors^me i ayons le loisir et le temps de nous recueilUr, noua faisons um faute» si nous prenons pour certain ce qui ne Vest paa. Il eal dosa vrai que les apparences sont souvent contcaiies li la Tenté; naia notre raisonnement ne Test jamais» lorsqu'il est es^ctet confcgtyw aux règles de Fart de raisonneras! par la JlatKm on entendait en général la faculté de raisonner bien ou mal, f avoue qu'elle nous pourrait tromperi et nous trompe en effet ; et que les appa« rences de notre entendement sont souvent aiwi trompeuses q«i celles des sens. Mais il s'agit ici de Tenchalneyaient des vérités H des objections en bonne forme, et dans ce sens» il est impossible que la raison nous trompe, » ($ 6S«]i

me. Le PevdoB par HèdSalMm eai njel mam mèinei olgeoUaM qae le Pardon par Bipîatloii.

^•g» 189.— D^OHiaiapliM qm^quoiqu'tUw^iMêentàkkpU^SêVBigj^itaiimf êU fit'ik sjn i ifiira te i» quelque ehoêe ie fmmf eu ChriH, uê fêê^eê

flM OêU Mê MéWUtttUtr ou JMlffWSf fM^y MM* Ê^f$9HU0 MMifi MMIW aN9

mimm o^Kitisa» quê 1$ uêtÊU.)

n eat deaclirétieiia qui, tout en refusa»! d^dmettue le aaorlfiée expiatoire de léaus-ChrIat el en a'eilMPganl de réduire la Ré* vélatîoB b B'élie, aooa ee rapfeit, qu^ma /Ifura (on a tu avee quel soceèa), ae veuienl pourtant paa déiroke toute Pcsuvre éa Onéai; es eonaéquenoe, ito eomerraitndée d'iweBédiwptioii,

SOTU. 9B1

Bon ]das par BspiaHomj nuds aeuiemeiit pur MédimHôm 9t Mmktemtion. fi w tro«v» nated&emMrt panni enx «ne aanc grande yariété d'opinions, qui oscillent entre la doctrine seri^ tuwe el la totale négatioa Sedmomie. Quelques-uns Bidme B?oiit pas d« qrstèine acrété; ou du moins» il semble difficile de àftowvrir en quoi ils font réellmient consister le leur, au milÎM des idées peu nette» et quelquefois peu oondliables qu'ib pandssent admettre. Mais prenons ce qu'il y a de mieux et déplus pcéais dans cette ÉfioleasKi flottante^ j6 toux dire, le système de Rédemption exposé par le docteur H. Taylor K On peut le aésomer dans les trois points suiyants :

A» La eame première de la Réiêmpiiim. — Cest Famour de Dieu. Dieu roulant pardonner aux pécheurs repentants, mais, en Blâme temps, ne roulant accorder ce pardon que de la manière k pfais propre k avancer la sanctiflcation de rhomme, a décidé que Qirist descendrait sur la terre.

* B. Le moyen ou la eauee seconde de la BédempHon, •— Cest FeiiéisBaBce de Christ. Ses divins enseignements, sa vie sans tache , les sonffirances el la mort qu'il a endurées pour prouver k vérité de ses paroles ei son entière soumisssion, sa glorieuse résurrection attestant la certitude de la ndtre , en un mot , sa mission accomplie avec uiœ parfaite obéissamce; voilk non-seulemoBt un magnifique modèle pour Thumanité, mais la cause efficiente dû pardon. Car cette obéissance a Uài i^tenir à Christ, I récompense , Vempve de l'univers et le pouvoir de par- ' ks péchés, m sa qualité de Médiateur entre Dieu et Kbomme.

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