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CONFRÉRIE DES COURROYÉS DE NOTRE-DAME

III. — Cette confrérie vit le jour sous le pape Eugène IV ; elle fut enrichie de nombreuses indulgences par les Souverains-Pontifes Innocent VIII, Jules IT, Léon X, Clément VIT, Pie V, Grégoire XIII et Clément VIII (Sur cette Confrérie, lire Georges Maignet et Augustin de Tournai ?.)

IV. — Cette Confrérie prit naissance il y a deux cents ans, à Sienne, en Étrurie, dans un hospice appelé vulgairement della Scala

4 Liv. VI, chap. xxv. — ? Chap. 1x et xxix.

VIERGE VÉNÉRABLEe. (YA

où se faisaient les prières, les flagellations et autres exercices de piété. Ces pieuses pratiques et ces œuvres de dévotion parmi les laïques disciplinés se répandirent de là dans presque toute l'Italie. Cette confrérie a fourni beaucoup d'hommes illustres en sainteté, ainsi que plusieurs fondateurs d’Ordres religieux, parmi lesquels on compte en première ligne saint Jean Colomban, très-remarquable par sa sainteté, et fondateur des Jésuates, ainsi que François Vincent, son compagnon. Viennent ensuite les fondateurs des Olivétains, le bienheureux Bernard Tolomeo et Ambroise Piccolomini. De cette même confrérie sortirent le bienheureux Petronius de Petrone, qui fut dans la suite admis dans l’Ordre des Chartreux; André de Galleranis qui fut un miroir de sainteté, ainsi que d'innombrables et vaillants contemplateurs des choses célestes, maîtres habiles dans la vie religieuse. Parmi eux, on remarque encore saint Bernardin de Sienne, très-célèbre par sa sainteté; s’il ne fut pas le fondateur des Frères mineurs dits de l’Observance, il en fut au moins le principal propagateur.

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