‹ Confession d'un MalheureuxChapitre 3 sur 65 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

ment tel, qu'il était obligé d'opter entre la mort j3ar inanition ou la soustraction de ce qui ne lui appartenait pas? Le dévergondage politique auquel il se livrait en véritable insensé et qui lui avait fait négliger l'exercice de sa profession, en même temps qu'il avait éloigné de lui toutes les personnes tranquilles qui lui procuraient du travail et un juste salaire. Une seule et unique cause doit donc être assignée à ses malheurs, l'oubli de ses devoirs de citoyen.

Grande leçon pour tout le monde , pour ceux-là surtout qui caressent amoureusement les bouleversemens et les révolutions, et se font une joie de la fréquentation des clubs et des ventes!...

Mais si Romand s'est fourvoyé, il a eu du moins le courage de reconnaître ses torts et le mérite bien rare de les racheter par une conduite exemplaire, ainsi que je lai déjà appris au public dans une petite brochure que j'ai fait paraître il y a dix-huit mois (A). Retiré auj ourd hui à Montréal, joli village de l'arrondissement de Nantua , où il y a quarante-quatre ans ses yeux s'ouvrirent pour la première fois à la lumière, il y pratique tou-

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