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CONFESSION ET is
E Sacrement de Pénitence est, dans les \" - desseins de Notre Seigneur; le grand ie sacrement qui assure la paix du cœur aux hommes de bonne volonté et les rend peu à peu semblables au Sauveur.
Il aide l’homme à dompter. ses passions et à prendre les mœurs - et les habitudes chrétiennes. Il prépare à la communion.
La pénitence purifie l'âme :
F KSHRPMEST )
la communion la vivife,.
La pénitence fait reprendre racine à nos ‘bonües' résolutions ; la communion les Rene et leur permet de porter fleurs et fruits.
La pénitence met notre cœur et notre volent d’accord
‘avec le cœur et la volonté de Jésus ; la communion ci- Fe mente cette union et la maintient.
Cependant un certain nombre de chrétiensne s sapprochent oi du sacrement de pénitence qu’en tremblant. Ils se laissent ” arrêter par des difficultés qui viennent ou du démon, ou d’une conscience mal éclairée, Ilont sans cesse des inquiétudes sur la valeur de leurs confessions, sur les dispositions 1 ils y apportèrent, et sur les pardons qu'ils ont reçus. A
Répondre à ces difficultés, si pénibles et si troublantes,
DES sn
| Dans une série d'articles courts et populaires, nous examinerons les principales difficultés des catholiques à propos des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie,
PREMIÈRE PARTIR, La Coufession
1° J'ai bien de la misère à faire mon examen de conscience. —Je ne sais comment m'y prendre.
‘ Rappelez:-vous d’abord ce que la loi de Dieu demande à l’homme qui veut faire une bonne confession, Vons aurez ensuite moins de difficuité à examiner votre -onscience,
La loi de Dieu nous demande d’accuser fous les péthés mordels dont nous nous sentons coupables au moment de la confession. Nous ne sommes pas obligés C’accuser les péchés véuiels, on peut les effacer par d’autres moyens : l’éau bénite, le signe de la croix, ce que l'Eglise nomme les Sacramentaux,
Donc, là première chose à faire quand on se prépare à la confession, c’est de se demander si l’on a des péchés graves sur la conscience, et pour le savoir, il n’y a qu'à prendre l’examen, de conscience que Notre-Seigneur lui-même nous a laissé : les dix commandements de Dieu et les préceptes de l'Eglise,
…Parcourez-les l’un après l’autre, voyez les fautes graves qué vous avez commises...... puis examinez les devoirs de votre état...... de votre situation comme homme marié, commerçant, fonctionnaire public, etc., et votre examen de
.conseieuce sera complet. C’est la manière la plus simple et en même temps la plus efficace de préparer une bonne con-
: "he des un livre de piété u un examen tout fait et
RÉPONSES À QUELQUHS DIFFICULTÉS $
ils mettent sur le même pied ce qui est de précepte et d’obligation et ce qui est simplement de conseil. Après avoir lu cette longue énumération de fautes, tout est mêlé, confondu dans la conscience, on ne sait plus ce qu’on doit accuser à confesse, ou l’on accuse tout ensemble, péchés mortels et péchés véniels, imperfections et défauts d'humeur.
L'examen terminé, si vous trouvez dans votre âme des fautes mortelles, accusez celles-Ià tout d’abord, sans trop vous préoccuper des péchés véniels, pour cette fois. Quand un homme s’est fait des blessures graves qui peuvent causer la tort, il ne fait pas trop attention aux égratignures qui n’ont endommagé que la peau. Donc, confessez vos péchés, mais tous vos péchés mortels et votre confession sera bonne.
Si vous n'avez pas de faute grave à accuser, alors choisissez quelques péchés véniels, dans lesquels vous tombez le plus souvent et qui mal édifient davantage les personnes svec qui vous vivez.
e dis quelques péchés véniels seulsment :
° Parce que vous faites une accusation libre, à laquelle vous n'êtes pas obligé par la loi de Dieu ;
2° Parce que, en accusant trop de péchés véniels et d’.mperfections, vous dispersez votre attention sur une foule de points secondaires, sans obtenir aucun résultat satisfaisant de vos confessions.
Voilà, en effet, ce qui empêche uombre "4 personnes pieuses de faire des progrès dans la réforme et l’amendement de leur vie. A chaque confession, elles récitent la même litanie de fautes vénielles et d’imperfections, sans
avoir aucun regret véritable ni aucune intention sérieuse de se corriger. C’est toujours la même chose, Prenez au con-
traire une couple de défauts, les défauts dominants de. votre ment, pote toute. votre surveillance Sur ces pois
fautes graves, joirnez à l'accusation de quelques péchés
celle d’une faute grave du passé, au moins en général, pour assurer votre contrition.
I1° Mais la difficulté poiir moi est de savoir si mes fautes sont mortelles ou vénielles.....
Je ne les distingue pas facilement.
On ne se coupe pas la gorgr:, on ue se. FA pas un coup de poignard äans le cœur saus le savoir et sans le vouloir. De même aussi, on ne commet jamais. de péché mortel sans le savoir et sans le vouloir.
Le péché mortel a de si terribles conséquences pour l’âme qu’on ne s’en rend jamais coupable qu’en pleine connaissance de cause. Souvenez-vous donc des -conditions requises par la théologie pork une faute mortelle.
Il faut : 1° que la désobéissance à la loi.de Dieu soit en matière grave ;
2° Que l’on connaisse la gravité = l'acte qu’on va com-
mettre ;
3° Qu’ il y ait enfin, de notre Ph S une pleine et entière liberté.
Exemples : L'assistance à la messe le dimanche est une matière grave...... Je connais la gravité de cette obligation...... Je suis libre. Je pourrais, si je le voulais, aller: à la messe, mais volontairement, par paresse ou. pour m'amuser, je reste à la maison...... Péché mortel. L'impureté est matière grave. Je connais la gravité de l'acte que je suis tenté de commettre . . : Je pourrais l'éviter, si je le
voulais. . . Mais pour satisfaire mes passions, je l’accom
plis. , . Péché mortel. rire vs Lui autres matièe
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. Il n’est donc pas possible, comme certaines personnes peu éclairées ou de tempérament nerveux se l’imaginent, de commettre une faute mortelle sans y penscr et sans le voul'ir, Heureusement pour nous, certes, car le péché mortel entraîne avec lui les conséquences les plus fatales. Du reste, quand on a eu vraiment le malheur de tomber dans une faute grave, la conscience nous en avertit aussitôt clairement, sans qu’il soit possible de douter.
Pourtant, si vous êtes inquiet sur la gravité morale de tel vu tel acte en pa: ‘“ulier, parlez-en à votre confesseur, il éclairera votre conscience.
ITL° Je suis toujours inquiet pour l'accusation des manvaïses pensées. ..... [m'est impossible de décider si oui ou non j'y ai consenti.
C’est là, en effet, un point qui trouble beaucoup de personnes, surtout celles qui sont nerveuses, Leur imagination est vive, leur sensibilité facile à impressionner ; elles sont toujours dans l’anxiété pour savoir si oui ou non, elles ont consenti aux mauvaises pensées.
Essayons de bien mettre en lumière la doctrine de ? Église sur cette matière délicate.
Uue pensée mauvaise est, en général, la représentation dans notre esprit et notre imagination d’un objet matvais où d’une action coupable, et comme, d'ordinaire, les plus grandes difficultés sont occasionnées par les pensées impures, nous ne considérerons que cette classe de mauvaises pensées,
Dans les pensées contre la pureté, voici la marche ordinaire de la tentation. L'imagination est d’abord envahie par la réprésentation de l’objet mauvais ; ensuite la sensi-
bilité, mise eh mouvement, éprouve. une délectation 4
indélibérée ; enfin la volonté est fortement inclinée à se
de mérite, comme elle peut être aussi l’occasion d’une faute, soit vénielle soit mortelle : tout dépend du rôle que joue là volonté et c’est le point qui a surtout besoin d'explication.
D'abord, quand l’imagination a été envahie par une représentation mauvaise, il peut arriver que nous restions un temps plus ou mo::s considérable sous la fascination de cette injage, sans en avoir conscience ; or, en cet état, il n’y a ni bien, ni :1al, parce qu’il n’y a pas encore d’acte moral, Mais, soudain, notre attention est éveillée, nous avons conscience de la pensée mauvaise qui s’est glissée à notre insu dans notre imagination.—‘‘ À quoi donc est-ce que je pense ? ‘* ces images sont dangereuses...... elles me suggèrent des ‘ choses défendues par la loi dé Dieu...... ce sont des pen- ‘‘ sées mauvaises......”’ A ce moment, la volonté entre.en activité, elle va produire un acte qui sera bon ou mauvais selon la manière dont elle se comportera en face de la tentation. L'acte sera bon si la volonté dit aussitôt : ‘ Non, je ‘! ne veux pas m'amuser à ces imaginations...... elles sont ‘‘ contraires à la loi de Dieu. Je les déteste et je les ‘{ réprouve.”” Dans ce cas, non seulement il n’y a pas eu de faute commise, mais, au contraire, nous remportons une victoire éclatante, parce que entre le plaisir proposé : ‘ la loi de Dieu qui défend, nous choisissons de rester fidèles à la loi de Dieu.
Quand même la ter tation persisterait ensuite dans l'imeginution pendant des heures et des heures, quand même elle bouleverserait complètement notre sensibilité, tant que la volonté tiendra bon et détestera ces tableaux voluptueux, il y aura victoire et augmentation de mérites.
Notre imagination est comme une plaque photographique où la passion imprime ses images dangereuses. Il n’est pas en notre pouvoir de les faire disparaître par un acte de la volonté, mais nous pouvons toujours et nous devons ne pas nous y arrêter ARRETE pour les regarder avec complaisance.
Retenons bien ceci: on ne commet jamais de pREbR ni
une faite, le joue là plication.
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mortel, ni véniel, par l’in:agination et la sensibilité, mais . uniquement par la volonté. Donc, aussi longtemps que uotie volonté veut rester fidèle à Dieu, il n’y a pas de faute, mais, au contraire, des actes de vertu, quelle que soit la violence et la persistance de la tentation.
Péchés de Pensée
Parfois l'attention se trouvant attirée sur tes images mauvaises qui remplissent l’imagination, au lieu de faire tout .de suite un acte de détestation, nous hésitons et nous nous arrêtons légèrement par <uriosité...... Pourtant la conscience parle, elle nous avertit du danger, nous sommes en face du péché, Alors la volonté recule et fait enfin son acte : ‘{ Non, je ne veux pas offenser Dieu, je désavoue cette ten- ‘{ tation, je la repousse.’’ L'acte moral est accompli, mais il y a eu de notre part quelque négligence à détourner le regard de ce qui flattait notre sensibilité, et cette négligènce constitue une jaute, mais une auf vénielle, parce que la volonté, bien qu’un peu lâche et hésitante, a cependant :fusé de consentir aux mauvaises pensées. ;
Quand donc y a-t-il péché mortel en matière de mauvaises pensées ? |
Il y a péché mortel quand volontairement, délibérément nous contemplons les tableaux mauvais qui sont dans notre imagination, de manière à y prendre un plaisir consenti. Alors il y a un péché grave de pensée, mais alors aussi, la cunscience nous en accuse nettement.
En général, aussi longtemps que dans votre examen de couscience, vous en serez réduit à dire ceci: ‘‘ J'ai eu ‘‘ de mauvaises pensées, et j’ai peur d’y avoir consenti, mais ‘ je n’er suis pas absolument certain,’ rassurez vous. Il y a eu probablement négligence de votre part, une faute vénielle a pu être commise, mais vous avez évité le péché grave. Pas ÿlus en cette matière que dans les autres, on ne commet de fauie mortelle sans de savoir et sans Le vou.oir. Lorsque le