‹ Confession et ... communion [microforme]Chapitre 2 sur 18 · EE EE ER SRE ESA ETES QUES · texte numérisé non relu

EE EE ER SRE ESA ETES QUES

il . es + . mortel.

consentement absolu a été donné à quelqué: mauvaise pensée, la conscience nous le dit sans — et sans restriction d'aucune sorte. ER

Il serait donc inutile et danpereuk de dt REA avec vous-même si oui ou non vous avez-consenti. Vous n’arrivériez à aucun résultat positif et vous vous exposeriez à faire revivre la tentation. Tenez-vous en au premier jugement de la conscience : j’ai consenti, ou je ne puis pas affiriier positivement avoir consenti.

Cela suffit sas l'intégrité de la confession.

Sâint Alphonse de Liguori explique, par un exemple saisissant, les trois opérations de la volonté dans les tentations de mauvaise pensée. .

. Voici ce qu’il dit :

Un homme revient de la chasse, ayant bien faim et bien soif. En arrivant à là maison, il trouve la table servie et s’écrie tout joyeux : ‘‘ Ah ! à la bonne heure, je vais man- *‘ ger de bon appétit.’ Maïs à ce moment on lui dit : ‘Ne. ‘“ touchez pas à ces viandes, elles sont empoisonnées |” A ces mots, il se lève et quitte aussitôt la table. nréférant la vie à la satisfaction de son appétit,

C’est l’image du chrétien qui, en face des appels de la sensualité, se souvenant de la loi de Dieu, repousse aussitôt les sollicitations mauvaises et remporte une glorieuse victoire.

‘{ Ces viandes sont empoisonnées ! n’y touchez pas.’’

En entendant cet avis, l'homme covtinue encore à promener des regards curieux sur la table, mais, réfléchissant aux conséquences fatales qu’il y aurait pour lui à goûter ces mets, il sort...... La volonté a été un peu négligente, tardive à agir, pourtant, elle s est décidée à dire non, C’est le péché véniel.

, “Ces viandes sont empoisonnées hé L'homme emporté par la sensualité, ne veut rien entendre.‘ Qu'importe les sh conséquences | j'ai faim et soif, je vais me rassassier ”” et, se méttant à table, il boit et mange à son appétit. C’est le

ler RÉPONSRS À QUELQUES DrPrCULTÉS LE

en- 1 le IV° Dei: beau examiner ma conscience, nf ne ‘trouve rien è ric- | die. Cela:m'inquiète. |

“Cela devrait, ‘au contraire, v vous s donuer j joie et grande cc con. ent sülation

ue | Vous f'avez corisciente d' aucun péché mortel, ni même iso d'aucun pêché véiiel délibéré, depuis votre dernière conol fession. Eh bien ! remerciez Dieu d’avoir passé ce temps id en état dé. grâce ; accusez quelques fautes du Passé, et recevez l’absolution avée reconnaissance,

Sr É NN à > pas oublié dés péchés graves. Je men, suis souvenw au ions moment d' aller communier. Pouvaïs. je communier comme. cela. 4

* Beprangns 1’ upe pes l'autre in parue so se dif-

PA dE THEMES ARR NAT Le pai oublié Pas be graves: dei gti rene EU ANT

Adi n'aviez pas l'intention de cächer ces fautes, die ‘ont seulenfent échappé à votre mémoire? En- pareil cas, Ja‘éon: fession-est bonne : ces péchés oubliés ont ‘été’ ‘pardonnés avec les autres, vous avez seulement l obligation délés’actuser à votre prochaine confession.

.2°. Je m'en suis souvenu, etc... Pouvaïs-je communiers vs ?

Vous. pouviez. communier comme cela, puisque vous étiez en état de grâre. D'ordinaire, cependant, quartd.on:pet facilement, avant de communier, confésser les. péchés graves oubliés dans la dernière confession, ‘il est à propos de le faire, afin de se libérer le plus tôt possible de cette obligation, Mais on n est pas tenu de faire cette confession. nine ment, Hs “5e, ‘4

vre Jai peur & m ‘être mal confessé' dans mon A ee … Pour une bonne confession, Dieu nous demande d'accuser

nos fautes comme la conscience nous les reproche au moment

même de la;coniession ; 1’ Pont 8’ accuse comme un chant Es

peut; le faire, cela MuBt: «0: 2h monde eûx DA A FH

La grièveté du péché dépend de la connaissance qu’on en a lorsqu’on le commet. Plus tard, l’homme fait comprent mieux que certains actes qu’il se permettait dans l’enfance ou l’adolescenc:, pouvaient être matière à péché grave, mais n’en connaissant pas la malice alors, il s’en accusait conformément au jugement de sa conscience ; c'était tout ce qu’il fallait faire.

VII® Dans ma jeunesse, je m'accusais de consentir aux mauvaises pensées, mais je laisais les mauvaises aclions qui avaient suivi.

La confession était insuffisante, parceque vous aviez l’obligation J’accuser les actes extérieurs qui avaient été commis.

Si vous avez agi de la sorte par une mauvaise honte et pour cacher ces fautes extérieures, vous devez reprendre toutes vos confessions, en commençant par la première où vous avez manqué de sincérité. Si vous l’avez fait par je ne sais quelle ignorance ou fausse conscience, vous devez consulter votre confesseur pour savoir dans quelle mesure il y a lieu de revenir sur de semblables confessions,

VIII Æn accusant mes fautes, j'ai mis le nombre bien audessus, ou, au contraire, pas mal au-dessous de la réalité... Que faire ?

Si, de bonne foi, vous avez mis le nombre de vos péchés au dessus de la réalité, il n’y a rien à faire, parce que, en accusant plus, vous avez nécessairement accusé moins ; mais il n’est pas permis d’exagérer le nombre de ses Drive afin d’être plus sûr de ne pas rester au-dessous.

Si vous avez mis le nombre de vos péchés pas oi audessous de la réalité par irréflexion ou manque de mémoire, sans intention de tromper, il suffira, à la prochaine confession, de rectifier cette erreur, #n disant ce que vous croyez être le nombre plas exact de vos péchés ; ou, du moins, en

disant à peu près combien de fois par mois ou par semaine re

’on en prend nfance grave, cusait t tout

r aux LS qui

l’obliminis.

ite et endre re où t par devez

e il

RÉTAINSES À QUELQUES DIFFICULTÉS . 13

- Si, au contraire, vous aviez accusé un nombre moindre délibérément, pour tromper votre confesseur, votre confession serait mauvaise par manque de sincérité et il faudrait la reprendre.

IX° Je crains de n'avoir pas déclaré à confesse toutes ls circonstances de mes péchés.

. Il y a des circonstances qu’on doit faire connaître en confession, mais il en est d’autres qu’il n’est pas nécessai'e -d’accuser.

On doit déclarer les circonstances qui changent l'espèce du péché et qui, par conséquent, constituent un nouveau péché. Ainsi, voler est un péché, mais voler dans une église est de plus un sacrilège, il faut dire cette circonstance. Ainsi encore, cominattre un péché d’impureté seul, est une faute grave ; mais le commettre avec d’autres, avec une personne mariée, ou parénte, est un nouveau péché qu’il faut accuser en confession.

Quant aux circonstances qui, sans changer la nature du péché, en augmentent seulement la malice, par la violence des passions, il n’y à pas d'obligation d’en parler à confesse. Il suffira donc de dire sans donner d’autres explications : ‘! Mon père, je m'accuse d’avoir manqué la messe tant de ‘{ fois — d’avoir mangé de la viande les jours défendus— ‘‘ de m'être enivré — d’avoir commis tant de fois tel ou tel ‘{ péché contre le 6ème ou le 9ème commandement. ?”

Il n’y a pas à donner d’autres détails.

Si le confesseur, pour savoir si vous êtes dans une occasion prochaine de péché, juge à propos de vous interroger,

‘vous lui répondrez avec franchise ; mais en général ces questions ne peuvent et ne doivent porter que sur les circounstances de temps et de lieu, nullement sur les détails. mêmes des fautes commises.

Ces éclaircissements sont d’une grande importance pour | la confession. Bien des hommes, en effet, us laissés “

aller à la fougue de leurs:passions, surtout en matière: d’iinpureté; . n'osent plus ensuite se ‘présenter à confesse, faute de savoir au juste à quoi la loi de Dieu les oblige.

Ils s'imaginent qu’il leur faudra entrer darz le détail des actes coupables ; une mauvaise honte les arrête et le démon fait tout en son pouvoir pour iugmentér la difficulté : — ‘Tu n'auras jamais le courage de confesser les dégrada- “{tions:où: Ja: passion t'a entraîné, d'expliquer à ton confés-. | ‘#-$eur lès:actions-dont tu rougis aujourd’hui.” ...:

‘RO Encore une fois, comprenons-le bien: ces explications ‘et:

| 24 ces. détäils ne sont ni nécessaires ni convenables. : Il suffit d’accuser l'espèce du. péché qui a été commis, et les circons<

| tances : qüi constituent. ‘un nouveau péché, comme, : pari

nee la Léa ou.la ee Le Ra Se

:X°: J'ai toujours peur de faire de mauvaises confessions: : De fervents chrétiens sont parfois. tourmentés’ par cette di itiquiétude : ‘elle les paralyse pour le bien ét les empêche de sl goûter la paix du cœur qui doit Lin le fruit prhicipal du: Sacrément de Pénitence.

: Pourtant ‘quand: on va au fond de: ce trouble, qu’on en’ examine les causes, on ne trouve absolument rien poür le justifier. Tout au plus y a-til là affäire de nerfs et d’ imagination, où éncore ruse du. démon pour éloigner les âmes, de la confession. : ;

Ne cessons donc de répéter'ce que nous avons déjà dît du péché mortelOn né fait jamais de mauvaises confessions sans le savoir et sans le vouloir. : + ï

‘Une confession ne per: sai mauvaise dt de deux ma nièrès : je

EL LoiuiéoiAatéihtot; à pour une raison ou a pOur une

“autre, on cache des péchés mortels à confesse. : rene

2° Quand on accuse toutes ses fautes graves, oi sans les détester, ou sats ferme propos ‘de ne plus les commettre,

pat-exemple,:sans avoir l'intention d'employer, avec l’aide :

ette

RÉPONSES À QULIQUES DIFFICULTÉS 15

de Dieu, les moyens nécessaires pour se corriger : éviter une occasion dangereuse — gets une injustice — prier et s'approcher.des sacrements.…:.. à plus forte raison, si l’on était décidé à recommencer lès mêmes péchés dès Le l'occasion s’en présentera. |

— Vous êtes, dites-vous, toujours inquiet da. vos confes: sions passées. Veuillez donc repenurs aux questions:s sui: vantes :

— Avez-vous j jamais caché volonts ‘-ement un péché mortel à confesse ? tes

— Non, mon père, jamais.

— Bien, en second lieu, quand vous avez accusé des fautes graves, au moment de votre confession, aviez-vous du regret. d'avoir agi de la sorte? Etiez-vous disposé à employer les moyens que votre confesseur vous indiquait pour éviter ces fautes ?

— Mais oùi, j étais, je crois, dans ces dispositions.

Alors, restez tranquille, vos confessions ont été bonnes.

XI1° /e voudrais faire une confession générale.

Donnons d’abord quelques explications sur la confession générale :

Une confession générale est l’accusation de tous les péchés mortels qu’on a commis pendant la vie, ou depuis un temps assez considérable.

Elle peut être nécessaire ou simplement utile et avantageuse.

Confession générale nécessaire Elle est nécessaire : 1° Quand on est certain d'avoir caché. des péchés mortels à confesse, ou de les avoir déguisés vol tairement. Parexemple, si l'on ne s’accusait que de mauvaises pensées, en taisant les mauvaises actions qui avaient suivi ou si l’on a laissé entendre au confesseur que des péchés contre la pureté avaient été commis sans com plice, quand on les avait commis avec d’autres.

2° La confession générale est encore nécessaire, quand on | est parfaitement sûr d’avoir fait des confessions pour la | l forme, sans contrition, pour faire plaisir aux parents, en se M disant dans le cœur — ‘‘ je n’ai aucun regret véritable de mes ‘‘ fautes graves, aucune intention sincère de me corriger, ‘! je suis même disposé à recommencer dès que l’occasion

‘ s'en présentera.”

Dans ces deux cas, mais dans ces deux cas seulement, la confession générale est nécessaire, Reprenez donc vos confessions depuis le temps où elles ont manqué de sincérité ou de contrition.

Confession générale utile et avantageuse

Il peut être utile et avantageux de faire une Rarnuraits ie ° Dans les circonstances importantes de la vie: par

| ner à l’époque du mariage ou de l’entrée en religion.

ho 2° Quand il s’agit pour un jeune homme ou une jeune mi | fille de décider leur vocation. Le directeur sera ainsi mieux à même de leur donner des conseils utiles,

° Quand, après des années de désordres et de confessions faites un peu à la légère, l’on se sent enfin sérieusement décidé à changer de vie.

4° A l'époque d'ur grand Jubilé, ou encore à l’occasion d’une retraite où l’on se sent fortement sous l’action de la grâce divine.

Une confession générale bien faite, fixe une date i importante dans la vie d’une âme.

Plus tard si les inquiétudes de conscience viennent à propos des confessions, où si la mémoire fait défaut, c'est toujours une grande consolation et une grande assurance de pouvoir se dire :

— À telle époque de ma vie, j'ai fait une confession géné- ‘* rale dans les meilleures conditions possible. J'ai voulu ‘* sincèrement accuser toutes mes fautes mortelles, j’en avais ‘ du regret, j'étais bien décidé à mieux vivre... Une

RÉPONSES À QUELQUES DIXFICULTÉS 17

* bonne confession efface tout le mauvais passé de l’Âmé, je

‘© puis dotic regarder ce passé comme réglé avec la miséricorde ‘ de Dieu, parce que je puis me rendre le témoignage d’avoir *{ voulu faire une bonne confession.

Enfin, il peut être utile de fair: une confession générale au commencement d’une maladie dangereuse, afin de s’humilier et de mieux se préparer à la mort. :

Dans tous les cas, lorsqu’on voudra faire une confession générale, il sera presque toujours à propos de prendre l'avis de son directeur, avant de l’entreprendre.

XII J'ai fait une confession générale et j'ai oublié plusieurs dDéchés mortels. Que faire ?

Votre confession générale était-elle nécessaire? Si oui, vous êtes obligé de la compléter en accusant les péchés mortels que vous aviez oubliés. Si, au contraire, votre confession générale était simplement une confession de dévotion,

il n'y a rien à faire. Ces péchés oubliés avaient déjà été accusés précédemment et pins vous pouvez donc res- ‘ter tranquille,

… XIIT° Je me suis oujours accusé de mes péchès graves avec sincérité et regret... Suis-je encore obligé d'en parler à con-

esse 2... à la mort surlout ?

La loi de Dieu ne nous impose le devoir d’accuser nos

péchés mortels à confesse gu'uwe fois seulement. Donc, “quand on l’a fait dans de bonnes conditions, il n’y a plus -d’obligation d'en parier jamais, pas même à la mort. Chaque

jugement du tribunal de la pénitence est complet et définitif.

‘H règle l'état ’de l'âme pour tout le passé, Il n’ y a plus + “ensuite à s'occuper de ce passé que pour remercier la miséticorde divine et réparer nos fautes ” une me gants fer- ‘veur au os ed Dieu. | |

XIV®° J'ai de vieilles dettes à payer... des restitutions à faire, Cela me revient toujours à l'esprit el m'inquiète quand je vais à confesse.

C’est en effet un point sérieux et votre conscience chrétienne fait son devoir en vous le rappelant. ;

Une dette est un contrat qui oblige en justice les deux parties contractantes. La loi humaine, pour éviter des procès sans fin, admet la prescription, c’est-à-dire qu'après un certain temps, le créancier perd tout droit de réclamer ce qui lui est dû, devant les tribunaux ; mais la loi divine, elle, ne connaît pas de prescription. Tant que la dette n’a pas été payée, elle reste une obligation de conscience, à laquelle vous ne pouvez vous soustraire. Il en est de même de la restitution. La justice de Dieu vous oblige à la faire, et aucun pouvoir sur terre, pas même le Pape, ne peut vous en dispenser.

C’est là ce qui distingue le péché d’injustice de tous les ch | autres. Quand un homme s’est enivré, qu’il a manqué la | | messe ou commis quelques fautes d’impureté, s’il s’en accuse

Al avec repentir, ilest pardonné et tout est fini. Mais il n’en va 47 En pas ue même de l'injustice. Si un homme a pris le bien du a à. prochain par violence ou par fraude, dans le commerce, les il affaires ou l’usure, et qu’il le détienne injustement, il ne peut

obtenir l’absolution de ses fautes qu’à la condition expresse de

restituer au plus tôt. Lors donc qu'il néglige volontairement de payer ses dettes ou de restituer, qu'il continue de faire des dépenses inutiles en toilette, en amusements, en parties de plaisir, qu’il ne veut se priver de rien à la maison, et que cependant il trouvé moyen de recevcir les sacrements, pro-

mettant chaque fois de restituer et ne le faisant jamais ; il

est bien à craindre, certes, que ces confessions et ces com-

-munions ne soient mauvaises et sacrilèges, Evidemment, d’après toutes les apparences, cet homme n’a aucune intention sérieuse de satisfaire à la justice et de payer ses dettes. Certains chrétiens, il est à craindre, se font illusion sur ce point. Durant de longues années, ils négligent complète-

utions à le quand

«e chré-

es deux des proprès un amer ce ne, elle, wa pas laquelle ne de la faire, et vous en

ment même de commencer à restituér, et pourtant ils vont à Pâques, souvent même plusieurs fois l'année, se confesser et communier. Qu'ils y prennent garde |! Des promesses de bouche peuvent bien, il est vrai, surprendre la bonne foi du confesseur, mais elles ne réussissent à tromper ni Dieu ni sa justice.

XV°® Je suis pauvre. — J ai bien de la misère à élever ma famille, — Probablement je ne pourrai jamais payer ce que je dois, — Faut-il donc m'abstenir des sacrements ?

Non. Une obligation cesse, ou du moins demeure suspendue, lorsqu'il est impossible de la remplir. Vous pouvez donc, en toute sûreté de conscience, recevoir les sacrements. Dieu vous a pardonné ces fautes que vous regrettez ; il vous tiendra compte de votre bonne volonté. Seulement entendez-vous avec votre confesseur pour compenser par des prières, des communions et autres œuvres pieuses, le dommage que vous avez fait au prochain et que vous ne pouvez plus réparer autrement, pour le moment.

XVI° Dois-je du moins demander à mes créanciers remise de mes dettes ?

Vous n’y êtes pas obligé, en conscience, parce que l’impossibilité, comme nous venons de le dire, suspend l’obligation. Si vous n’avez rien, vous ne pouvez rien donner ; mais s’il vous est possible de payer quelque chose sur la somme totale, faites des offres à vos créanciers et, si vous le voulez, demandez remise entière pour le reste.

XVII° Zmpossible de trouver mes erémnisers, — Puis-je garder ce que je leur devais ?

Non. Parce quece bien ne vous appartient pas. LDansce ’ cas faites l’aumône aux pauvres, ou, à l’église aux intentions de ceux à qui vous avez causé quelque dommage, .

XVIII® Depuis plusieurs années je ne paie pas de dime.—— Puis-je recevoir des sacrements ?

La dîme ou la cotisation est une dette qui oblige en conscience absolument comme toute autre dette légitime ; de plus, elle revêt, pour. ainsi dire, un caractère sacré à cause du but que l’autorité ecclésiastique se propose en l’établissant. Il faut en effet pourvoir, d’une manière ou d’une autre, aux frais du culte divin. Il faut assürer au prêtre une existence, modeste mais honorable, puisque l’ Eglise, afin de le laisser tout entier au service des âmes, lui défend tout commerce ou toute occupation lucrative.

L' Eglise a le droit de régler ces questions de discipline et d'intérêt général, et les fidèles ont l’obligation d'accepter ce qui aura été décidé par l’autorité ecclésiastique. Cette obligation tombe sur tous, parce que tous participent aux mêmes avantages et, par conséquent, doivent aussi prendre part aux charges communes. Nier à l’Eglise le droit de porter de pareilles lois serait, par le fait même, se mettre en révolte contre elle ; refuser, quand ca le pourrait, de remplir cette obligation, serait à la fois mvntrer bien peu de cœur et se rendre coupable d’une injustice qui aurait les conséquences les plus graves.

La dime est ne dette légitime et sacrée ; c’est la compensation des services nombreux que le prêtre rend à ses paroissiens, à leurs familles et à leurs enfants. Refuser sans raison de payer cette dette, aussi bien que refuser de s'acquitter de n'importe quelle dette un peu considérable, met le chrétien dans l’impossibilité de recevoir les sacrements.

Dans ce cas, ce n’est vraiment pas le curé qui éloigne des sacrements, mais c'est le pénitent lui-même qui se rend indigne.de les recevoir, en refusant de se conformer à la loi de Dieu et de son église,

Si donc vous ne pouvez pas payer votre dîme, du moins âvertissez-en votre prêtre et promettez-lui de vous mettre en

ne

lime.——

11 CONSme ; de à cause établis- 1 d’une 1 prêtre Eglise, défend

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XIX° J'ai des enfants de Seto ans. ls ne se sont pas encore confessés. — Suis je en faute ?

Des enfants de cet Âge sont capables de commettre des péchés, parce qu’ils ont le discernement du bien et du mal. S'ils n’examinent pas leur conscience, le démon pourrait bien leur faire prendre des habitudes mauvaises, dont ils se déferaient difficilement plus tard. Vous avez donc le devoir de les conduire à confesse.

De plus, si vous ne les accoutumez pas de bonne heure à accuser leurs péchés avec sincérité, ces enfants sentiront beaucoup plus de peine à se confesser à 10 ou 12 ans. Ils auront peut-être alors des choses pénibles à dire, et qui sait si la honte ou la peur ne leur fermera pas la bouche ?

Enfin, le ministère du prêtre au confessionnal, étant surtout un ministère de conseiller, il expliquera la loi de Dieu, il enseignera à vos enfants leurs devoirs envers Dieu et envers leurs parents, il leur dira comment résister aux passions naissantes. Ces avantages sont considérables; ils entretien nent chez l’enfant la crainte d’offenser Dieu tout en le préparant à faire une bonne première communion.

Instruisez donc vous-même vos enfants de ce qu’il faut pour la confession, puis amenez-les au prêtre.

Avant la confession, prenez bien garde de ne pas les effrayer en leur faisant croire que le prêtre les grondera pour leurs petits méfaits d'enfant.

Après la confession, n’interrogez jamais vos enfants sur ce que le prêtre leur a dit en confession. Respectez le secret de la conscience, même chez les tout petits enfants,

XX° Mon curé ne parle pas français, moi je pare érès peu anglais, que faire ?

Dites ce que vous pourrez en confession, puis demandez à pardon, en général, de tous vos péchés passés. Quand vous

rencontrerez plus tard un prêtre qui Fe us vous ‘coriplèterez votre confession, |

Es

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| sa ft { 1H 1}

XXI° /'ai négligé volontairement d'accomplir ma pénitence.

Si elle vous avait été donnée pour des péchés mortels, vous avez fait une faute grave en la négligeant, parce qu’il y avait pour vous obligation grave de l’accomplir. Si vous l’aviez reçue pour des péchés véniels seulement, la gravité de l’obligation n’existe plus.

XXII® /e lat oubliée, — Que faire ?

Si vous ne pouvez pas savoir du confesseur quelle pénitence il vous donna, il n’y a rien à faire, parce qu'il est désormais impossible d'accomplir cette pénitence.

Pourtant, en pratique, voici ce qu’on peut conseiller: à votre prochaine confession, dites au prêtre : ‘‘ La fois pré- ‘ cédente j'ai oublié ma pénitence, et j'avais accusé des pé- ‘ chés graves...” Le prêtre alors vous indiquera queiie pénitence vous pouvez faire.

XXIII° /e n'ai pas fait ma pénitence tout de suite après la confession.

Il est toujours mieux de s'acquitter de sa pénitence immédiatement après la confession, afin de ue pas s’exposer à l'oublier ; mais cela n’est pas obligatoire. Pourvu que vous l’accomplissiez en temps convenable vous êtes en règle.

XXIV® J'ai fait ma pénitence en pêché mortel. — Ai-je satisfait à mon obligation ?

Oui, parce que vous avez fait l’œuvre qui vous avait été enjointe.

… XXV° Je trouve ma Pénitence trop pénible. Ne pourrat.je {as la faire changer ?

Vous pouvez prier votre confesseur de vous en donner une

auire, ou même vous adresser à un autre prêtre, mais, dans ce cas, vous aurez à lui faire connaître la pénitence qu’on vous avait imposée, ou à lui dire vos fautes graves, au moins en général, :

bénilence.

mortels, Si vous à gravité

lle péniqu’il est

eiller : à fois préé des péra queile

e après la

lence im- >xposer à que vous gle.

— At-je

avait été

bourrai-je

nner une ais, dans ce qu’on au moins

XXVI® /e crains toujours de ne pas avoir de contrilion. Je ne sens rien.

La contrition n’est pas une affaire de sentiment, mais bien une question d’intelligence et de volonté ; elle n’est pas une émotion du cœur, mais un acte de la volonté se décidant, pour des motifs de foi, à changer de conduite et de direction. Nous craignons de ne pas avoir de contrition à confesse, voyons donc ce qu’est la contrition surnaturelle et comment elle se produit dans l’âme.

Quelques motifs qui préparent la contrition.

Après votre examen de conscierice, quand vous avez vos péchés mortels sous les yeux, avez-vous réfléchi aux conséquences de votre conduite? Vous êtes-vous dit :

Par ces péchés mortels, j'ai perdu tous les avantages que le saint baptême m'avait donnés. Je n’ai plus Dieu pour Père, ni JÉsuS pour Sauveur, ni MARIE pour Mère...

Je n’ai plus aucun droit au ciel. Si je mourais avec ces péchés sur la conscience, je ne pourrais pas réclamer une place en paradis ; je l’ai vendue pour satisfaire mes passions.

J'ai aussi livré au démon toutes les bonnes œuvres que j'avais faites durant ma vie, tous les mérites que j'avais acquis. Il ne me reste plus rien...

Au tribunal de Dieu, je suis maintenant un condamné à l’enfer, j'ai choisi librement, à la place de JÉsus, le démon pour mOn maître, j'obéis à sa loi, je prends ses mœurs et ses habitudes, je me façonne à son image et ressemblance : si je mourais dans ces conditions, je devrais le suivre en enfer et partager son malheur éternel...

Un peu plus tôt, un peu plus tard la mort viendra... la mort et le juger1ent ! Donc, encore quelques années de cette vie libre et déréglée, puis, au lieu du ciel avec ses joies et son bonheur sans fin, j'aurai en partage l’enfer avec ses

. séparations, ses tourments, ses feux et son désespoir, sans

fin, eux aussi...

” Suis-je donc décidé à accepter pareil sort ? Ma résolution est-elle prise de me damner voiontairement? Non, certes, je ne veux pas une si triste fn, ni une destinée si lamentable... Il me faudra donc un jour ou l’autre chon:ger de vie, me convertir... parce que je suis actuellement sur le chemin qui me meneait sûrement à la damnation éternelle...

--JÉsSUS, dans sa bonté, m’offre aujourd’hui de me pardonnet mes fautes et de me rendre ma place au ciel, à condition que je change de vie et que j’observe désormais ses commandements..…... | * Eh bien, oui, je le ferai.

: Je veux réformer mes habitudes.

Je veux observer la loi de Dieu.

Je veux ‘fuir les occasions ét me > séparer des compagnies qui me ruinaient.

: Je me suis trompé dans le pit. mais, avec la grâce de. Dieu, je suis décidé à ne plus me tromper dans l'avenir et à

= prendre les moyens de ne plus me tromper. Je prierai.……

Je me confesserai...…. Jecommunierai....…

Quand vous êtes allé à confesse, si telles ont été vos dispositions, vous avez. eu. réellement une conttition sincère et véritable... : pt

Encore une fois, la. cautehiou n est. pas - une É étagtion d'émotion et de sensibilité, c'est une:affaire d'intelligence surnaturelle et de volonté. Si Dieu, vou: dontie un regret sensible de vos fautes qui aille jusqu’à toucher le cœur et à faire vérser des larmes de repentir, remerciez-le decette grâce ; maïs s'il vous le refuse, ne vous. inquiétez pas. Vous pouvez avoir une vraie contrition surnaturelle sans éprouver aucune

de ces émotions qui viennent de la sensibilité.

: XXVII° Vox seulement je n'ai aucun régret.sensible, mais même je souhaiterais de pouvoir continuer une. vie dub el sensurlle vs. cela m'efraïe. TR Ces impressions viennent de la varié inférieure di voté:

solution …. Non, stinée si re chan:

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