De-cette vue naît, en premier lieu, une humilité pro
«€ fonde, cette vertu qui est la base et l’ornement de toutes:
‘les autres vertus, qui prépare l’âme aux dons les plus Rp ét qui les conserve en elle re les artifices de ‘ ses ennemis. Ha
“{ En second liet, (si rest a vue de ce. oi: et de. L'abus 5 qu’ on en a fait, qui met dans un si grand jour à nos yeux
<{la patience; le zèle, la bonté de notre Dieu qu’il n’est plus ‘en notre pouvoir de. né pas l’ aimer ou de ne d aies ee “e froidement.
::.#f De là vient eette facilité à suficire avec. A ne à
“plus grands maux, parce qu’on sait qu’on les à mérités,
‘cette ferveur à. pratiquer le bien, pour remplacer. celui ‘4 qu'on a négligé de faire. |
‘! Ainsi, il arrive souvent, comme l’a remarqué S. Gré: *‘ goire, que notre vie est d'autant plus sainte qu’elle a été ‘quelque temps plus déréglée . . . ainsi les derniers ‘‘ venus passent souvent les premiers, selon le mot de l Evan- “ gile. . . les femmes prostituées devancent dans le ‘{ royaume des cieux les plus réguliers des Pharisiens, et ‘ saint Paul, après avoir persécuté les apôtres, s'étant joint ‘ à eux, a plus travaillé et, par conséquent, plus mérité que + tous les autres.’’ (11ème Serm. pour la Circonc. II° partie.)
__ XXXI° Mais j'ai commis tant de péchés et des péchés si graves !.…. Quand je pense à cela, j'ai peur...
Je vous ferai une répoñse qui vous paraîtra d’abord bien étrange, mais je la crois parfaitement exacte. Plus nombreuses furent vos fautes, plus grave leur malice, plus inébranlable aussi doit être aujourd’ hui votre confiance en Dieu et plus assurée votre espérance du salut. Comment cela ? Le voici.
Après chaque péché mortel, la justice de Dieu a dû passer condamnation contre vous, si la mort vous eût saisi en cet état, vous étiez danuné à jamais. Et le démon ne it alors de demander à Dieu la permission de vous frapper. Il ne l’a pas obtenue. La miséricorde divine vous a protégé,
‘elle vous a attendu, elle vous a laissé le temps et les moyens de vous convertir. Ne voyez-vous pas dans pareille conduite, la preuve d’une affection toute spéciale de JKsus pour votre âme? Tant d’autres pécheurs, moins coupables que vous, se sont cependant vu refuser un si grand’ avantage | En vous pardonnant des pechés si nombreux et si graves, le Sauveur ne vous a-t-il pas montré une miséricorde admirable ? Ce fut la remarque qu’il fit lui-même à propos de la conversion de Madeleine, de l'enfant prodigue et de Zachée.
Iyaplus. Une miséricorde si extraordinaire doit aussi vous inspirer une extraordinaire ccnfiance dans la protection de votre Père et dans les secours qu’il vous donnera pour
protégé,
>s MOYENS eille con- Ésus pour ables que avantage !
graves, le dmirable ?
la converhée.
doit aussi
ro
vous sativer. S'il eût cherché l’occasion de vous damner, ne la lui avez-vous pas offerte par vos péchés, des centaines, . peut-être même des milliers de fois? Il n’a pas voulu en
profiter, Il a continué, au contraire, à vous accorder ses
grâces, à vous protéger, à vous attendtre.... Enfin, après
de longues années de patience, il. a atteint son but et vous
êtes revenu dans le bon chemin. Aujourd’hui donc que
vous êtes converti, aujourd’hui que vous cherchez sérieuse-
ment à réparer le passé par de bonnes œuvres, votre Père
vous abandonnera-t-il, lui, qui durant tant d’années vous
empêcha de tomber daus les enfers? Vous y précipitera-t-il
au moment même où vous commencez à désirer d’aller au
ciel. Les mères de la terre gardent isujours en leur cœur
une affection spéciale pour lenfant infirnis où maladif qui
leur causa jadis le plus d'inquiétude et réclama une part plus
grande de dévouement et de sacrifices. Ilen est de même
du Cœur de JÉsus,
Le P. Guilloré, S.J., l’auteur de conférences spirituelles fort estimées, exprime la même pensée en ces termes :
‘{ Si ce Dieu misécordieux, dit-il, a toujours différé de ‘: vous châtier, quand vous viviez dans vos crimes, il est ‘{ maintenant impossible qu’il vous châtie, renonçant à vos ‘ vices et à vos iniquités. Il n’a pas reculé et éloigné ‘ ses châtiments lorsque vous étiez son ennemi, pour vous ‘“ châtier, étant converti et son ami.” (Conf. spir. p. 574.) - Ayez donc toute confiance en la bonté de Dieu. Plus grandes furent vos fautes, plus grande aussi doit être aujourd’hui votre confiance et votre reconnaissance.
.. XXXII° Dai commis jt de ph. …… Je ne puis das être Per.
- Qui a dit clé? Dieu -ou le démon? Certainement Diet ’a jamais parlé de la sorte. Vos péchés sont-ils donc plus nombreux-que ceux de l'Enfant Prodigue où du‘boti Latrôt qui passa sa vie entière dans le mal? Pourtant l’un et
l’autre obtinrent leur pardon dès qu’ils se repentirent, N.-S. … 8-t-il donc mis des bornes à sa miséricorde et des limites au
nombre de fautes qu’il pouvait pardonner aux hommes ? S’il ne l’a pas fait, de quel droit vous arrogez-vous pareille autorité? Pourquoi vous, imaginer qu’un homme a plus de puissance pour pécher que le Dieu du Ciel en a pour pardonner.
.. Pesez bien les paroles suivantes : ss Les plus grands dés
« cheurs honorent, par-dessus tous les autres, les grandes ‘4 miséricordes de Dieu... parce que sans eux, nous igno- ‘{ rerions jusqu’ où elles peuvent aller.
. ff Ne pas espérer le pardon est le plus grand blasphème ‘‘ que vous puissiez faire contre Dieu, eussiez-vous commis, { seul, tous les péchés du monde. ... parcé que par le péché ‘ de désespoir vous faites Dieu ou impuissant ou impie, lui ‘‘ ravissant ainsi, autant que possible, ou sa puissance ou sa ‘‘ bonté.
‘ En disant que vos péchés sont trop grands pour être ‘“ pardonnés vous lui ôtez cette puissance infinie qui peut ‘‘ remettre des péchés infiniment au-delà, et sans bornes et ‘ sans nombre. N'est-ce pas là un blasphème ?
‘ Si vous reconnaissez cette puissance. ... mais que vous ‘ désespériez d’avoir le pardon de vos fautes, vous ôtez à ‘ Dieu cette bonté prodigieuse qui a plus de douceur à par- ‘* donner que l'excès de vos crimes n’a d'horreur pour “ l'irriter. N° est-cepas là encore un blesphème ? ” (Guiloré. Conf. spir. p. 574.)
Nous raisonnons vis-à-vis de la justice divine comme nous le faisons pour la justice humaine. Flus nombreux et plus graves sont les crimes d’un coupable, plus cette justice devient sévère, implacable, inexorabie, et plus aussi dis-
t toutes chances de pardon. Mais nous oublions qu’en Dieu, à côté de la justice, il y a la miséricorde, et le temps présent est celui où Dieu peut montrer à l’admiratios des anges et des saints l’immensité infinie de cette miséri-
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RÉPONSES À (TIELQUES DIFFICULTÉS 37
corde, tandis que l'éternité est réservée à l’immensité de la justice.
Notre Seigneur disait à sainte Catherine de Sienne :
‘“ Les pécheurs qui, par l’énormité de leurs péchés, déses- ‘{ nèrent de ma miséricorde, m’offensent plus grièvement ‘par ce seul péché que par tous les autres qu’ils peuvent ‘avoir commis, car ils méprisént ma miséricorde et ma “bonté et lui font un tort extrême.’?
‘Si, au contraire, ils avaient recours à mon divin Cœur, ‘“ils en ressentiraient aussitôt les effets admirables, et se ‘ verraient délivrés de leurs maux, parce que la miséricorde ‘“de mon Cœur est infiniment plus grande que tous. les ‘ péchés qui ont été commis et qui peuvent l'être par toutes ‘‘les créatures imaginables.”” (V. Mess. du $S. C. 1863, p. 87.
‘O homme, qui considère le nombre de tes péchés, disait ‘{saint Augustin, pourquoi ne considères-tu pas aussi la
‘ puissance du céleste médecin. Dieu ayant la volonté de ‘{ pardonner puisqu’ il est tout puissant, n’est-ce pas te fermer ‘“la porte de sa divine clémence que de croire qu’il ne veut ‘* pas ou ne peut pas te pardonner ? ’’ (Sermon 48).
‘ Dieu fait tant de cas de la pénitence, dit à son tour saint ‘{ François de Sales, que le moindre repentir, pourvu qu’il ‘suit vrai, lui fait oublier toutes sortes de péchés, de ma- ‘ nière que si les damnés et les démons mêmes pouvaient ‘{avoir le repentir, tous leurs péchés leur seraient remis. ‘{N.-S. ne pria-t-il pas son Père pour ceux qui le cruci- ‘“ fiaient? Pour nous faire connaître que quand nous l’au- ‘“ rions crucifié de nos propres mains, il nous pardonnerait ‘bien volontiers, si nous nous en repentions.’’ (Avis aux Conf., ch. 1, $ 2).
La Communion PREMIÈRE PARTIE Dispositions immédiates à la Communion $ I. AvANT LA COMMUNION
Pour recevoir dignement ja sainte Communion, l'Eglise derrande, comme disposition de l’âme, l’état de grâce et même la réception du sacrement de pénitence, si on est tom bé dans quelque, péché mortel depuis sa dernière confession: Pour le corps, elle prescrit le jeûne naturel, depuis l’heure de minuit jusqu'au temps de la Communion, c’est-à-dire l’abstinence de tout. .ouriture et de tout. breuvage, quelque minime qu’en soit la quantité.
Parfois les fidèles sont inquiets à propos de ce jeûne. Nous allons voir les principales difficultés qui se présentent.
1° /e crains d'avoir mangé et bu quelques minutes 7. minuit. — Puis-je communier ?
: *Oui, vous pouvez communier, parce que vous ne seriez obligé de vous en abstenir que si vous étiez bien certain d'avoir rompu le jeûne après minuit. Or vous n’avez pas cette ir vous pouvez donc communier.