A M. JULES VERNE
Pornichet, septembre 1889.
Mon cher ami,
Quelle n'est pas ma disgrâce!
Vous m'aviez promis une préface pour ce livre, qui est un peu votre œuvre, puisque c'est vous qui m'avez engagé à l'écrire ; et voilà qu'un malaise soudain vous frappe, interdisant, au moins pour quelques semaines, tout travail ;à votre esprit charmeur. Vos lecteurs, si nombreux et si fidèles, y perdront un régal exquis ; le dommage me sera plus sensible encore, puisque, à votre défaut, je me trouve contraint de présenter moi-même mon volume au public; ce qui, à vous parler franc, ne