‹ Confessions poétiquesChapitre 20 sur 38 · LA DERNIERE PROMENADE · texte numérisé non relu

LA DERNIERE PROMENADE

Elle a souri ; nous partons en silence, Le mouvement tristement nous balance ,* De son front affligé s'est éclairci le deuil ; Le choc le plus léger brise son corps débile; Parfois le promeneur, qui s'arrête immobile , Nous regarde passer comme passe un cercueil. « Ah ! combien cette rue est longue, me dit-elle. — Voici le Luxembourg. . . — Le feuillage est flétr

Quand reverrai-je l'hirondelle

Raser avec un faible cri

Le sol effleuré de son aileï

Et la voiture allait, attirant les regards,

Dun pas lugubre et lent le long des boulevards.

« Oh ! te rappelles-tu nos douces promenades

Au vallon de Montmorency, Près d'Enghiendont les eaux guérissent les malades,

A Saint -Cloud, au parc du Raincy?

Page 1