LA DERNIERE PROMENADE
Elle a souri ; nous partons en silence, Le mouvement tristement nous balance ,* De son front affligé s'est éclairci le deuil ; Le choc le plus léger brise son corps débile; Parfois le promeneur, qui s'arrête immobile , Nous regarde passer comme passe un cercueil. « Ah ! combien cette rue est longue, me dit-elle. — Voici le Luxembourg. . . — Le feuillage est flétr
Quand reverrai-je l'hirondelle
Raser avec un faible cri
Le sol effleuré de son aileï
Et la voiture allait, attirant les regards,
Dun pas lugubre et lent le long des boulevards.
« Oh ! te rappelles-tu nos douces promenades
Au vallon de Montmorency, Près d'Enghiendont les eaux guérissent les malades,
A Saint -Cloud, au parc du Raincy?