DANS LA VALLÉE
La brillante saison ! Le jour succède au jour Sans cesse radieux, imprégné de bien-être; Le vent dans les taillis se glisse avec amour ; Le saule incliné pleure en caressant le hêtre ; Les arbres sous mes pieds s'abaissant en gradins, Sillonnant les coteaux , font d'immenses jardins Resplendissant de toi, Grand -Etre!
Toi , qui vis de ta paix et de ta majesté , Toi, qui brilles dans nous quand notre esprit est sombre, Qui revêts le néant d'une immortalité, Et des mondes flottans sais l'espace et le nombre; Toi, qui, jetant la force à notre infirmité, Pour un soupir d'amour donne une éternité , Et fais les soleils de ton ombre.
De ce tableau si frais , de ce doux bercement , De cet éclat divin dont l'horizon s'enflamme , De cet air qui me verse un mol enchantement , De ces bruits séduisans comme une voix de femme;
DE WÈVRE.
De ce beau jour qui fait pur et dâicieui , De la lérénitë <jui plane dam lei cicux, Rien ne sera 't-il en mon Ame?
Oui, je sens le bunlieur enfin renaître en moi,
De ce calme brillant j'ai l'àme reposée,
Je pressens l'autre vie, en l'Eternel j'ai foi;
L'espérance verdit par le ciel arrosée
Si l'on voit ses enfans par nations périr , La sainte humanité doit toujours refleurir : La foi , n'est-ce pas sa rosée?
tm-vm