‹ Confidences d'un prestidigitateur (volume 2)Chapitre 16 sur 25 · FONTENELLE · texte numérisé non relu

FONTENELLE

c Secrétaire perpétuel de l'Académie Royale des Sciences. »

Après ce rapport vient une lettre de Vaucanson, adressée à M. l'abbé D. F. , dans laquelle il lui annonce son intention de présenter au public, le lundi de Pâques:

1** Un joueur de flûte traversière.

2^* Un joueur de tambourin.

3"" Un canard artificiel.

c Dans ce canard, dit le célèbre automatisiez je

» présente le mécanisme des viscères destinées aux

» fonctions du boire, du manger et de la digestion ;

» le jeu de toutes les parties nécessaires à ces ac-

» tions y est exactement imité ; il allonge son cou

» pour prendre du grain, il l'avale, le digère et le

» rend par les voies ordinaires tout digéré ; la ma-

» tière digérée dans l'estomac est conduite par des

» tuyaux, comme dans l'animal par ses boyaux,

Sis nOBERT-HOUDlN.

» jusqu'à l'anus, où il y a un sphincter qui en per-

» met la sortie.

» Les personnes attentives comprendront la dif-

» ficulté qu'il y a eu de faire faire à mon automate

» tant de mouvements différents ; comme lorsqu'il

» s'élève sur ses pattes et qu'il porte son cou à

» droite et à gauche. Elles verront également

» que cet animal boit , barbotte avec son bec ,

» croasse comme le canard naturel , et qu'enfin

1» il fait tous les gestes que ferait un animal

» vivant. »

Je fus d'autant plus émerveillé du contenu de ce xMémoire, que c'était le premier renseignement sérieux que je recevais sur les automates. La description du joueur de flûte me donna une haute idée du mécanicien qui l'avait exécuté. Cependant, je dois avouer que d'un autre côté j'eus un grand regret de n'y trouver qu'une exposition sommaire des combinaisons mécaniques du canard artificiel. Combien j'eusse été heureux de connaître les moyens à l'aide desquels la nourriture prise par l'animal se tran^ formait en excréments par une imitation parfaite des opérations de la nature ! Je dus pour le moment me contenter d'admirer de confiance l'œuvre du grand maître.

Mais en 1844, le canard de Vaucauson lui-

même * fut exposé à Paris dans une salle de la place du Palais-Royal. Je fus, comme on doit le penser, un des premiers à le visiter, et je restai frappé d'admiration devant les nombreuses et savantes combinaisons de ce chef-d'œuvre de mécanique.

A quelque temps de là, une des ailes de l'automate s'étant détraquée, la réparation m'en fut con- Béeet je fus initié au fameux mystère de la digestion. A mon grand étonnement, je vis que l'illustre maître n'avait pas dédaigné de recourir à un artifice que je n'aurais pas désavoué dans un tour d'escamotage. La digestion, ce tour de force de son automate, la digestion, si pompeusement annoncée dans le Mémoire, n'était qu'une mystification, un vérita-

ble canard enfin. Décidément Vaucanson n'était pas seulement mon maître en mécanique, je devais m'incliner aussi devant son génie pour l'escamotage.

Voici du reste, dans sa simplicité, l'explication de cette intéressante fonction.

On présentait à l'animal un vase, dans lequel était de la graine baignant dans l'eau. Le mouve-

^ Après la mort de Vaucanson, ses œuvres furent dispersées et se perdirent. Le canard seul, après être resté longtemps dans un grenier à Berlin, revit le jour en 1840; et fut acheté par un nommé Georges Tiets, mécanicien» (pu employa quatre ans à le remettre en état.

ment que faisait le bec en barbotant, divisait la nourriture et facilitait son introduction dans un tuyau placé sous le bec inférieur du canard; Teau et la graine, ainsi aspirés, tombaient dans une boîte placée sous le ventre de l'automate, laquelle boîte se vidait toutes les trois ou quatre séances. L'évacuation était chose préparée à l'avance; une espèce de bouillie, composée de mie de pain colorée de vert, était poussée par un corps de pompe et soigneusement reçue sur un plateau en argent comme produit d'une digestion artificielle. On se passait alors l'objet de main en main en s'extasiant à sa vue, tandis que l'industrieux mystificateur riait de la crédulité du public.

Cet artifice, loin de modifier la haute opinion que j'avais conçue de Vaucauson, m'inspira au contraire une double admiration pour son savoir et pour son savoir-faire.

Le lecteur s'attend sans doute à ce que je lui donne une petite notice biographique sur cet homme célèbre. C'est mon intention en effet.

Jacques de Vaucanson naquit à Grenoble le 24 février 1709, d'une famille noble; son goût pour la mécanique se déclara dès sa plus tendre enfance.

Ce fut vers 1 730, environ, que le Auteur des Tuileries lui suggéra l'idée de construire sur ce modèle un automate jouant véritablement de la flûte traver-

sière; il consacra quatre années à composer ce chef-d'œuvre.

Le domestique de Vaucanson, dit l'histoire^ était seul dans la confidence des travaux de son maître. Aux premiers sons que rendit le Auteur, le fidèle serviteur, qui se tenait caché dans un appartement voisin , vint tomber aux pieds du mécanicien qui lui paraissait plus qu'un homme, et tous d'eux s'embrassèrent en pleurant de joie.

Le canard et le joueur de tambourin suivirent de près, et furent principalement exécutés en vue d'une spéculation sur la curiosité publique.

Vaucauson, quoique noble de naissance, ne dédaigna pas de présenter ses automates à la foire de Saint-Germain et à Paris, où il fit de fabuleuses recettes, tant fut grande l'admiration pour ses merveilleuses machines.

Il inventa aussi, dit-on, un métier sur lequel un âne exécutait une étoffe à fleurs ; il avait fait cette machine pour se venger des ouvriers en soie de la ville de Lyon, qui l'avaient poursuivi à coups de pierre, se plaignant qu'il cherchait à simplifier les métiers

On doit à Vaucanson une chaîne qui porte son nom, ainsi qu'une machine pçur en fabriquer les mailles toujours égales.

On dit qu'il fit encore pour la Cléopâtre de Mar-

montel, un aspic qui s'élançait en sifflant sur le sein de ractrice chargée du rôle principal. A la première représentation de cette pièce, un plaisant, plus émerveillé du sifflement de Tautomate que de la beauté de la tragédie, s'écria : « Je suis de Vavis de V aspic. » .

Il ne manquait à la gloire de Vaucauson que d'être célébré par Voltaire; Tillustre poète fit sur lui les vers suivants:

Le hardi Vaucanson, rival de Promelhée, Semblait, de la nature imitant les ressorts, Prendre le feu des cieux pour animer les corps .

Cet illustre mécanicien conserva toute son activité jusqu'au dernier moment de sa vie. Dangereusement malade, il s'occupait encore à faire exécuter la ma chine à fabriquer sa chaîne sans fin.

— Ne perdez pas une minute, disait-il à ses ouvriers, je crains de ne pas vivre assez longtemps pour vous expliquer mon idée en entier.

Huit jours après, le 21 novembre 1782, il rendait le dernier soupir à l'âge de 73 ans. Mais avant de quitter ce monde, il avait eu la consolation de voir fonctionner sa machine.

Une bonne fortune n'arrive jamais sans une autre :

Ce fut aussi dans Tannée 1844 que je vis chez un nommé Cronier, mécanicien à Belleville^ le fameux joueurs d'échecs, dont les combinaisons ont fait pâlir les savants de Tépoque. Automate si merveilleux en effet que pas un des plus forts joueurs ne le put vaincre ! Je ne Tai jamais vu fonctionner. Mais depuis, j'ai eu sur ce chef-d'œuvre des renseignements qui ne manquent pas d'originalité et que je vais communiquer au lecteur. J'espère lui causer la même surprise que celle dont j'ai été saisi lorsque je lésai reçus

Il semblera peut-être étrange qu'à propos d'un automate, je. sois obligé de faire intervenir au début de ma narration un trait de la politique européenne. Cependant, que le lecteur se rassure ; il ne s'agit pas ici d'une longue et savante dissertation sur l'équilibre des Etats ; modeste historien, je me contenterai de quelques mots pour faire entrer en scène le héros de ce récit.

L'histoire se passe en Russie.

Le premier partage de la Pologne, en 1 772, avait laissé bien des ferments de discorde qui, plusieurs années après, excitaient encore de nombreux soulèvements.

Vers l'année 1776, une révolte d'une certaine gravité, éclata dans un régiment mi-partie russe, mi-partie polonais, qui tenait garnison dans la ville forte de Riga.

A la tête des rebelles, était un officier nommé Worousky, homme d'une haute intelligence et d'une grande énergie. Sa taille était petite, mais bien prise ; ses traits accentués semblaient autant de cicatrices et donnaient à sa mâle physionomie le caractère du brave, que dans son pittoresque vocabulaire le soldat français appelle le troupier racorni.

Cette insurrection prit des proportions telles, que les troupes envoyées pour la réprimer furent obligées de se replier deux fois, après avoir éprouvé des pertes considérables. Cependant des renforts arrivèrent de Saint-Pétersbourg, et dans un combat livré en rase campagne, les insurgés furent vaincus. Bon nombre périrent, le reste prit la fuite à travers les marais, où les vainqueurs les poursuivirent avec ordre de ne faire aucun quartier.

Dans cette déroute, Worousky eut les deux cuisses fracassées par un coup de feu, et il tomba sur le champ de bataille. Toutefois, il échappa au massacre en se jetant dans un fossé recouvert d'une haie, qui le déroba à la vue des soldats.

La nuit venue, Worousky se traîna avec peine et put gagner la demeure voisine d'un médecin, nommé Osloff, connu pour sa bienfaisante humanité.

Le docteur, touché de sa position, lui donna des soins et consentit à le cacher chez lui. La blessure de Worousky était grave, et cependant le brave doc-

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teur eut longtemps l'espoir de le guérir. Mais la gangrène s'étant déclarée tout-à-coup, la position du blessé prit un caractère tel qu'il devint urgent, pour lui sauver la vie, de sacrifier la moitié de son corps à l'autre. L'amputation des deux cuisses fut pratiquée avec bonheur, et Worousky fut sauvé.

Sur ces entrefaites, M. de Kempelen, illustre mécanicien Viennois, vint en Russie, pour rendre visite à M. Osloff , avec lequel il était lié d'une étroite amitié.

Ce savant voyageait alors dans le but de se familiariser avec les langues étrangères, dont l'étude devait plus tard lui faciliter son beau travail sur le mécanisme de la parole, qu'il a si bien décrit dans son ouvrage publié à Vienne en 1791 .

Dans chaque pays dont il désirait apprendre la langue, M. de Kempelen faisait un court séjour^ et grâce à son étonnante facilité et à son intelligence extrême, il parvenait bientôt à la posséder.

Cette visite fut d'autant plus agréable au docteur, que depuis quelque temps il avait conçu des inquiétudes sur les conséquences de la bonne action à laquelle il s'était laissé entraîner. Il craignait d'être compromis si l'on venait à en avoir connaissance, et son embarras était extrême, car, vivant seul avec une vieille gouvernante, il n'avait personne dont il

pût recevoir un bon conseil ou attendre aucun secours.

L'arrivée de M. de Kempelen fut donc un événement heureux pour le docteur» qui comptait sur Fimagination de son ami pour le sortir d'embarras.

M. de Kempelen fut d'abord effrayé de partager un tel secret : il savait que la tête du proscrit avait été mise à prix , et que l'acte d'humanité auquel il allait s'associer était un crime que les lois moscovites punissaient avec rigueur. Mais quand il vit le corps mutilé de Worousky, il se laissa aller à tout rintérêt que ne pouvait manquer d'inspirer une si grande infortune, et il chercha dans son esprit inventif les moyens d'opérer la fuite de son protégé.

Le docteur Osloff était passionné pour le jeu d'échecs, et, autant pour satisfaire sa passion que poi^r apporter une distraction au malade, pendant les longs jours de convalescence, il faisait de nombreuses parties avec lui. Mais Worousky était d'une telle force à ce jeu, que son hôte ne pouvait même égaliser la partie, malgré des concessions de pièces considérables. M. de Kempelen s'unit au docteur pour lutter contre un aussi habile stratégiste. Ce fut en vain : Worousky sortait tour jours vainqueur de la partie. Cette supériorité

inspira à M. de Kempelen Tidée du fameux automate, joueur d'échecs. En un instant il. en eut arrêté le plan, et, la tête enflammée par les idées qui s'y pressaient en foule, il se mit immédiatement à rœuvre. Chose incroyable ! ce chef-d'œuvre de mécanique, création merveilleuse dont les combinaisons étonnèrent le monde entier, fut inventé, exécuté et entièrement terminé dans Tespace de trois mois.

M. de Kempelen voulut que le docteur eût seul les prémices de son œuvre: le 10 octobre 1796, il l'invita à faire une partie.

L'automate représentait un Turc de grandeur naturelle, portant le costume de sa nation., et assis derrière un coffre en forme de commode, qui avait à peu près 1 mètre 20 centimètres de longueur sur 80 centimètres de largeur. Sur le dessus du coffre et au centre, se trouvait un échiquier.

Avant de commencer la partie, le mécanicien* ouvrit plusieurs portes pratiquées dans la commode, et M. Osloff put voir dans Tintérieur une grande quantité de rouages, leviers, cylindres, ressorts, cadrans, etc. qui en garnissaient la plus grande partie. En même temps il ouvrit un long tiroir contenant les échecs et un coussin sur lequel le Turc devait appuyer le bras. Cet examen terminé, la robe de rautomate fut levée, et Ton T. I. 17

i58 ROBËRT-HOUDIN .

put également voir dans Tinterieur de son corps.

Les portes ayant ensuite été fermées, M. de Kern»pelen fit quelques arrangements dans sa machine, et remonta un des rouages avec une clé qu'il introduisit dans une ouverture pratiquée au coffre.

Alors le Turc, après un petit mouvement de tête en forme de salut, porta la main sur une des pièces posées sur Téchiquier, la saisit du bout des doigts, la porta sur une autre case, et posa ensuite son bras sur le coussin placé près de lui. L'auteur avait annoncé que son automate ne parlant pas, ferait avec la tête trois signes pour indiquer l'échec au Roi et deux pour l'échec à la Reine.

Le docteur riposta , et attendit patiemment que son adversaire, dont les mouvements avaient toute la gravité du sultan qu'il représentait, jouât une autre pièce. Quoique conduite avec lenteur au début, la partie n'en fut pas rîioins promptement engagée. Bientôt même, Oslbff s'aperçut qu'il avait affaire à un antagoniste redoutable, car malgré tous ses efforts pour lutter contre la machine, son jeu se trouvait dans une position désespérée.

Il est vrai de dire que depuis quelques instants, le docteur était devenu très distrait. Une idée semblait le préoccuper. Mais il hésitait à communiquer ses réflexions à son ami, quand tout-à-coup la machine fit trois signes de tête. Le Roi était mat.

— Parbleu ! s'écria le perdant avec une teinte d'impatience qui se dissipa bien vite à la vue de la figure épanouie du mécanicien, si je n'étais persuadé que Worousky est en ce moment dans son lit, je croirais que je viens de jouer avec lui ! Sa tête seule est capable de concevoir un coup semblable à celui qui m'a fait perdre. Et puis^ ajouta le docteur en regardant fixement M. de Kempelen, pouvezvous me dire pourquoi votre automate joue de la main gauche * , ainsi que le fait Worousky?

Le mécanicien viennois se mit à rire, et ne voulant pas prolonger cette mystification , qui devait être le prélude de tant d'autres, il avoua à son ami que c'était en effet avec Worousky qu'il venait de faire la partie.

— Mais , alors, où diable l'avez-vous placé ? dit le docteur en regardant autour de lui pour tâcher de découvrir son antagoniste.

L'inventeur riait de tout son cœur»

— Eh bien ! vous ne me reconnaissez donc pas ? s'écria le turc, qui, tendit au docteur la main gauche en signe de réconciUation, tandis que M. de Kempelen levait la robe, et montrait le pauvre mutilé logé dans la carcasse de l'automate.

^ L'automate jonear d'échecs jouait de la main gauche, défaut que Vhn a faussement attrihué à l'inadvertance du constructeur.

M. Osloff ne put garder plus longtemps son sérieux : le rire le gagna et il fit chorus avec ses deux mystificateurs. Mais il s'arrêta le premier; il lui manquait une explication.

— Comment avez-vous fait, dit-il , pour escamoter Worousky et le rendre invisible?

M. de Kempelen expliqua alors de quelle façon il était parvenu à dissimuler Tautomate vivant, avant qu'il pût entrer dans le corps du Turc.

— Voyez, dit-il, en ouvrant le buffet ; ces nombreux rouages, ces leviers, ces poulies qui garnissent une partie du buffet ne sont que le simulacre d'une machine organisée. Les châssis qui les supportent sont à charnière, et, en se repliant pour se mettre sur le côté, ils laissent une place au joueur qui s'y trouvait blotti, pendant que vous examiniez l'intérieur de l'automate.

Cette première visite terminée, et dès que la robe a été baissée, Worousky est subitement entré dans le corps du Turc que nous venions d'examiner. Puis, tandis que je vous montrais le buffet et les rouages qui le garnissent, il prenait son temps pour passer ses bras et ses doigts dans ceux de la figure. Vous comprenez également qu'en raison dé la grosseur du cou, dissimulée par cette barbe et cette énorme collerette, il a pu en passant la tête dans ce masque voir facilement l'échiquier et con-

duire sa partie Je dois ajouter que lorsque je fais le simulacre de monter la machine, ce n'est quç dans le but de couvrir le bruit des mouvements de Worousky.

— Ainsi, dit le docteur, qui tenait à prouver qu'il avait parfaitement compris l'explication^ quand j'examinais le buffet, mon diable de Worousky se trouvait dans le corps du Turc ; et quand on soulevait la robe, il était passé dans le buffet. J'avoue franchement, ajouta M. Osloff, que j'ai été dupe de cette ingénieuse combinaison, mais je m'en console en pensantque plus fin que moi s'y serait trouvé pris.

Les trais amis furent aussi émerveillés l'un que l'autre du résultat obtenu dans cette séance privée, car cet instrument offrait un merveilleux moyen d'évasion pour le pauvre proscrit, et lui assurait pour toujours une existence à l'abri du besoin.

Séance tenante, l'on convint de l'itinéraire à suivre pour gagner promptement la frontière, et des précautions de sûreté à prendre pour le voyage. Il fut également convenu que, pour n'éveiller aucun soupçon , on donnerait des représentations dans toutes les villes qui se trouvaient sur le passage, en commençant par Toula, Kalouga, Smolensk, etc.

Un mois après, Worousky entièrement rétabli, donnait devant un nombreux public une première preuve de son étonnante habileté.

L'affiche, écrite en langue russe, était conçue en ces termes :

Toula, 6 novembre 1777, DANS LA SALLE DES CONCERTS ,

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