PAINS A CACHETER
Ah! que toc galbe, dessiné sur l'azur, quand tu t'arrêtes, muette et crispée, semble le défi éternel de la chair, tendu à mon désir et à toutes les ivresses.
Ta tête, à demi renversée dans le couchant pourpre où flamboie l'or de tes cheveux, gardant la caresse des mains et le parfum des lèvres, raconte 1 histoire de nos ardeurs réjouies, — ce poème de l'absolue ivresse, composé avec des minutes fugaces, le iang de nos
âmes, le mystère fou de l'esprit e.t «les corps. Masque adoré qui pare à jamais l'obscur néiuit: Lèvres balbutiantes, diseuses de caresses qui savent endormir la peine de l'homme.
Tcte illuminée que célébrèrent des adoratious, persiste à demeurer, ardente, sur le seuil de l'Amour.
Tu m'as fs.it le don de ta pitié, de tes bra5 et de tout ton être.
Et, prenant ta tête dans mes mains, j'ai dit avec passion que, pour toi, un soir, la mort m'eût semblé douce. Lèvres enivrées, je n'étais qu'un balbutiement d'amour.
Enfin, j'ai pu te pétrir de aies caresses, comme avec de la poussière, de l'argile, un. .artiste fait tenir son rêve. De mon imagination affolée du désir qui, tant de fois, t'avait en vain appelée, de toutes mes fièvres non rassasiées, et que fatiguaient les joors et les nuits, fier et orgueilleux Caprice, tu es descendu vers moi qui n'avais cessé dé t'ai mer dans un silence jaloux.
Et je t'ai tenue dans l'àpreté avide de mes
mains. J'ai dérangé tes cheveux sous le souille de ma poitrine qui haletait. J'ai mis sur les yeux mes lèvres infiniment chaudes d'ivresse, et comme tu te dressais, encore ardente, j'ai semé ta chair captive des morsures de mon baist r.
J'ai ramené tes pas, dociles et lents, sur le velours des feuilles mortes qui composent à notre jardin an somptueux tapis.
Nos corps physiques dansaient sur la lumière tiède, presque nébuleuse. Dans le lac reposé, semblable à un beau lit, bordé de lichens et de mousse, ils mariaient leurs reflets d'ombres errantes.
Et il nous paraissait que cette union fictive, souriant à notre imagination, était quelque chose de plus réel et de moins éphémère que nos baisers et étreintes morts.
Dévolus à l'aagoisse de se retrouver pareils comme au premier jour, quand la flamme montait de l'un vers i'autre, déchirés par le doute et l'analyse, nous diffamions la vie et ses merveilles d'enchantement. La fin du jour couronnait cette chute de la nature. Le gémissement définitif des feuilles
écrasées sou- nos pas. et ccttf pensée commune, dissoute dons la mort, nous amenait à saluer le néant comme la patrie d'un absolu véritable, sans phrases, sourd, n inimaginable, mais toute la suprême réalité!
J'ai rameaé tes pan, dociles et lents, sur le velours des fetailles mortes qui composent à notre jardin un somptueux tapis.
Nos corps physiques dansaient sur la lumière tiède, presque nébuleuse. Dans le lac reposé, semblable à un beau lit, bordé de lichens et de mousse, ils mariaient leurs reflets d'ombres errantes.
Et il nous paraissait que celte union fictive, souriant à notre imagination, était quelque chose de plus réel et ào> moins éphémère que nos baisers et étreintes morts.
Dévolus à l'angoisse de ss retrouver pareils comme au premier jour, quand la flamme montait de l'un vers l'autre, déchirés par le doute et l'analyse, nous diffamions la vie et ses merveilles d'enchantement. La fin du jour couronnait cette chute de la nature. Le gémissement définitif des feaiîles écrasées sous
nos pas, et cette pensée ootniïiurie, dissonte dans la mort, nous amenait à saluer le néant comme la patrie d'un absolu véritable, s.ins phrases, sourd, muet, inimaginable. ntais toute la suprême réalité!
O matérielle souffrance, sois à jamais bénie! Pour une heure que ta joie ou ton orgueil fut si amoureusement vaincu, j'abandonnerais ce corps à la griffe du vautour. Je puis mourir, puisque, à nouveau, j'ai vécu!
Sous l'arbre justicier, là où jadis en pendait les gueux amoureux dtsne étoile, ce corps, aujourd'hui habité de musiques, exhalerait dans le vent du s®ir mortel, un murmure indicible d'amour, et, sous la dent des corbeaux, danserait une sarabande frénétique.