I. — LA PATRIE
n'a pas une conscience nationale? Conçoit-on une feuille qui ne serait d'aucun arbre; une plume qui ne serait d'aucun oiseau ?
Que cette ébauche de mon insuffisant pinceau y aide les cœurs de bonne volonté, les cœurs vraiment fraternels, les cœurs gonflés de cette saine humanité qui n'abolit pas, dans le gouffre d'un internationalisme sectaire, la grâce d'une nation à qui il faut apprendre combien vaut la résolution de demeurer. que l'ont. faite. la. Nature sèt l'Histoire.
Telles les pensées dont, depuis longtemps, j'entends et j'écoute la rumeur. Telles les pensées auxquelles j'obéis et qui contribuërent à donner à une part de ma vie cette tenue et cette allure qu'aujourd'hui mes concitoyens trouvent dignes d'un hommage.
Et pourtant que m'est-il arrivé? Apparemment pas autre chose qu'à des milliers de mes contemporains, chez nous et ailleurs.
Caren ce xx Siècle torrent dont je. né fus qu'un flot, .ciel agité Où, je.ne fus quun
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léger nuage, le réveil des nationalités, simple résonnance du réveil des originalités dans les langues, dans les arts, dans les caractères, s'est manifesté en phénomène psychique intense pour la race Européo-Américaine, dont on rêvait l'uniformisation, engendrant la monotonie d'une civilisation unique dans les nuances alors qu'elle ne l'est et ne doit l'être que dans sa masse protonde,
Je ne décidé. pas sr°ces pénsees "sont vraies, si elles sont belles, si elles sont bonnes. ou si elles ne sont que les produits maladifs d'une infirmité sentimentale. Je me suis déshabitué d'essayer sur mes actions des Jaugeages moraux et esthétiques, tant, en ces matières, les mesures humaines me semblent fragiles et sans étalon par lequel on puisse les contrôler avec certitude. Il me suffit que le phénomène que j'ai tenté de décrire se soit passé en moi dans le détail de ses incessantes et changeantes concrétisations partielles et dans son unité finale. Qu'importe
que des esprits qui se croient plus vastes