HI, == LE DROIT
imposées dans la pratique des rapports sociaux, et apparaissent alors en fosi#vité.
Le Droit passe du mouvement cosmique inconscient au mouvement cérébral conscient, de la Nature dans l'Homme, de l’homme dans les sociétés, franchissant quatre états, quatre étapes, admirables de netteté et de logique réelle. Quand on considère son origine, son « Fondement », 1l est placé au-dessus des sociétés terrestres, au-dessus de la Terre, au-dessus de nos vies presque imperceptibles, en plein dans le grandiose Ümvers. On peut, le comprenant ainsi, le qualifier vraiment <« naturel >, y voir un véritable < Elément > comme l'air ou le feu, et croire que les diverses conditions en lesquelles les sociétés et les hommes se manifestent au cours inépuisable du Temps, commandent, suivant les époques et les circonstances, par l'essence même de leur situation, l'établissement de rapports juridiques spéciaux et de nuls autres! —
Oui, je n'étais plus seulement un avocat,
EIO CONFITEOR
mais un jurisconsulte. Et j'écrivis Ze Droit Pur.
Il s'agissait d'exposer, par un besoin devenu chez moi irrésistible, ce qui, sous la mobilité inépuisable des lois positives, demeure inévitablement permanent dans le gigantesque phénomène juridique accompagnant les sociétés humaines avec la fatalité de l'ombre attachée aux corps. De mettre à nu sa structure intime, dans l’ensemble de cette structure et dans ses détails. De dégager l'Eternel juridique du passager et des contingences. De formuler non seulement une philosophie du Droit, mais une mécanique et une mathématique. D'en poser les principes et les normes, de dire, en résumé, quelles sont « les Lois du Droit ».
Déjà en 1890, dans un opuscule intitulé Premiers Principes juridiques, je m'étais essayé à faire saillir ces vérités suprèmes et immuables. J'éprouvais le sentiment, après avoir beaucoup lu et beaucoup pratiqué, que peut-Ètre une œuvre plus synthé-