HT, "EE DROEL TITI
tique que ce qui avait été écrit jusque-là était à accomplir; tant d'efforts des précurseurs ne m étaient qu une excitation à pousser plus avant. La fondation de l'Université Nouvelle; les idées hardies qui y présidèrent; le besoin de lancer l'Enseignement du Droit dans des voies franchement libérées de compromission et de routine; cinq années de professorat assidu; les sympathies d'étudiants heureux de se trouver en présence d’un esprit téméraire ayant l'horreur du conventionnel, épris de la vie vivante, s'efforçant de la faire circuler constamment dans ses leçons; de la vie en soi si belle, si savoureuse, si habile à solutionner les obscurités et les problèmes, mille fois plus habile que toute l'artillerie des syllogismes ; de la vie si incompréhensive du pessimisme et des dédains qui hantent les invalides de l'intellectualisme impuissants à en discerner le superbe et formidable pittoresque, fait de sublimités qui seraient insuffisantes si ne s'y ajoutaient des misères: oui, toutes ces circonstances
favorables convergentes m'incitèrent à la conception et la rédaction du livre que j'ai osé nommer Le Droit Pur.
Certésyiles iravaie dé cœur ‘quivme précédèrent mont été et étaient indispensables. J'éprouve pour eux la reconnaissance de qui sait qu'il n'a pas fait autre chose que continuer un labeur que d'autres ont préparé. Néanmoins, avec confiance et vraiment sans orgueil, uniquement pour ne pas faire une réticence füt-ce par modestie, Je crois avoir composé une œuvre originale dans laquelle reposent, me semble-t-il, au milieu du trésor des vérités déjà conquises, quelques vérités juridiques jusque là inaperçues, où mal aperçues, et augmentant la lumière que peu à peu les études humaines dirigent sur Îles profondeurs obscures du Droit. (Œuvre originale, osé-je dire; parfaite, non, mais qu'importe puisque le plus grand éloge que mérite un Livre c'est d'en préparer de meilleurs. Je me sens une individualité, mais je sens d'avantage que celle-ci fut déterminée par