IV. — LA POLITIQUE
parus, dans d'innombrables meetings, 1l était à mes côtés.
La campagne fut d'un acharnement jusque-là inégalé et inlassable. Jamais je ne me donnai à ce point, dans mes sèves physiques, dans mes sèves cérébrales, n1 à un Évencinént, 11.4 Ün étre.
L'aboutissement apparent fut le renversement retentissant du parti doctrinaire et de son libéralisme étriqué. L'aboutissement foncier, digne prix de cette rude bataille, fut, pour le Pays, la mise à l'ordre du jour des Questions Ouvrières, désormais indestruc- LBIÈS Et, pour moi, la: claire: vision sel l'acceptation de l'opinion, enfin dégagée, toutes bandelettes et liens rompus, qui depuis demeura inébranlable en mon âme: le Socialisme !
Le Socialisme, Oui! Entendu non pas comme un clichage de mes idées et de mes sentiments dans une doctrine politique ou économique fixée 7e varielur, étiqueté d'un nom provisoirement célèbre; dans un de ces
programmes niaisement crus définitifs et dont l'avenir sarcastique fait sauter les boutons; dans un de ces systèmes intolérants et sectaires, vastes bâtisses cérébrales des idéologues déments formées de quelques faits dénaturés par cette machine dangereuse, « le raisonnement », si naïvement et si férocement mise en branle par ces terribles dogmatiques, n'ayant d'autre valeur que la force apparente d'une symétrie factice et conventionnelle où des matériaux fragiles et sans durée-sont -réliés.et réténus. par lés ‘ancres artificielles de la dialectique. Le Socialisme qui me hante est celui qui m'apparait comme la floraison normale de l'Histoire. C'est la manifestation, au temps présent, au profit de la masse ouvrière d’abord, de toute la société humaine ensuite, des possibilités, des nécessités naturelles contenues dans le passé, parvenues au moment où elles doivent jaillir en institutions nouvelles parmi nos sociétés aryennes müres pour en faire l'explosion et en adopter lé*révime, lentement mais irré-