‹ ConfiteorChapitre 68 sur 105 · VI: 1 ==" HAMOUR · texte numérisé non relu

VI: 1 ==" HAMOUR

l'aptitude à saisir et à retenir les détails commençait à Saffaiblir pour faire place (enrichissement ou appauvrissement) au besoin des coups d'aile parmi la haute atmosphère de la Pensée.

L'Étre unique, l'Androgyne antique formé de deux êtres poussés l’un vers l'autre, se forma et j'eus les sentiments élargis de l'être unique. Cet amour avait mis en liberté ce qu'emprisonnait de plus noble ma misérable substance. Oui, en moi vibrait l’'universelle Harmonie! J'avais touché son courant magnifique et il m'électrisait, exaltant mes forces et mes aptitudes. J'avais la vaillance, j'avais l'enthousiasme, la soif de dévoûment, la fièvre de l’héroïsme, le besoin d'entendre sonner l'heure rare des abnégations utiles.

En moi des vertus inconnues! Je voulais me donner à tous à travers celle que j'aimais. C'était le délire sacré ! Je marchais altiér= dans ‘la vie monotone: ét molle “Je comprenais la stérilité de la froide sagesse, impuissante à rien fonder de durable et de

solide sans la tendresse. Je comprenais le mal comme l'aliment nécessaire des combats et des périls sans lesquels un cœur chevalérèsque . né trouve. plus àaSeémployer JE sentais les ardeurs et souhaitais les sacrifices dont toute âme saine a besoin. Je comprenais la souffrance comme une occasion céleste d’attester l'amour, elle disparue, 1l me semblait quil n’y aurait plus de preuve suffisante possible. Je pénétrais cé-mystère: 1e bien que: fit le mal ie me demandais si la vie resterait belle encore dans la paix et la sérénité d'un immuable et fatigant bien-être, quand les fières leçons du devoir. pour les êtres où “és causes qu'on aime ne pourraient plus se donner.

Mon âme fervente s'élevait d'un magnifique essor jusqu'aux idées, comme si la femme que Jaimais était devenue dépositaire d'universalité et qu'un grand souffle ascensionnel sortit de l'amoureuse confusion dé nos deux êtres,

Un flux incessant de pensées et d'émo-

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