VII. — LES ECRITS
J'ai exposé que si, au début, ma critique artistique fut infectée de la suffisance des donneurs de conseils et de la ridicule présomption des plumigères qui se croient infaillibles et, invraisemblablement, choisis par la Destinée comme dépositaires de normes, bientôt je me réduisis au rôle plus normal et plus simple de spectateur racontant ses sensations et les pensées qui traversent son esprit à la contemplation des œuvres, sans aucune prétention de les jauger à la mesure d’un absolu dont je ne me sentais pas lespontite. Eté pris pour rmpglé.de me borner à ces récits de mes mouvements intérieurs en ne leur attribuant pas d'autre valeur que celle de leur sincérité et détleur origtnalité.
C'est dans l'/7/ moderne que parurent les études assemblées depuis dans Pro Arte, dans le 2scours sur le Renouveau au théâtre, dans l’Æ/epialogie décadente, cette expression de quelques pensées troubles ou divagantes, de celles qui fleurissent aux jours de brouil-
lard psychique. Aussi y mis-je en épigraphe ce quatrain de Jules Laforgue :
Ne serais-je qu’un monomane dissolu Par ses travaux de décadent
et de reclus ?
Les articles ainsi groupés furent choisis parmi «les mille » que j'ai semés dans l7r# moderne durant les vingt années environ d'une collaboration réglée comme une horloge publique.
À la même époque de vie remuante, la politique excitait ma verve scripturante. Je publiai (contribution à la campagne pour le Suffrage universel) l’Æ/1s/oire du Suffrage Censitaire en Belgique. J'étais vaguement préoccupé de la filiation historique des institutions procédant télescopiquement les unes des autres à travers le Temps par une loi dont la robuste logique réelle commençait à m'être révélée. Dans un journal « radical »