‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 118 sur 256 · CLV · texte numérisé non relu

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en 1596, déjà poursuivi du besoin de la revoir, il se dirigea sur Montpellier où résidait alors Gasaubon. Plus communicatif cette fois que de coutume, il offrit à son gendre, qui s'occupait d'éditer Athénée, de bonnes variantes qu'il avait découvertes à Rome sur cet auteur; il lui proposa même , pour ce travail , une coopération qui ne fut pas acceptée. Continuant son voyage, il se rendit ensuite à Lyon : ce fut dans cette ville qu'il tomba malade et qu'il succomba au commencement de mars 1598, l'année même où mourut Philippe II d'Espagne et où Heuri IV signa l'édit de Nantes.

On vient de dire que les jours d'Estienne se terminèrent à l'hôpital. Comme si cette fin n'eût pas encore été assez déplorable, on a prétendu aussi que la folie avait troublé les derniers temps de sa vie 1 : il n'en est rien. Seulement il se peut que le mal qui Ta tué ait auparavant éteint sa raison. S'il fut aliéné, en tout cas , ce n'a été que sur son lit funèbre. Notre imagination, éprise des contrastes, aime à voir combler la mesure des malheurs qui frappent les têtes illustres. Mais il est bien inutile ici de charger ce que la réalité a de douloureux et d'ajouter une calamité nouvelle à celles qui ont rempli le cours de cette glorieuse existence. Au lieu de se jeter,

suite de son goût pour Paris , H. Estienne avait toujours conservé Phabitude « d'ôïre vêtu à la parisienne , avec des bandes de velours pendantes. »

1. « Opibus atque ingenio destitutus vitee in nosocomio finem fecit : » lib. cit. de Infelicitate litteratorum. Au sujet de cet ouvrage célèbre qui appartient à Pierius Valerianus, et que Cornélius Tollius a augmenté d'un appendice , on remarquera qu'il a été réédité récemment par sir Egerton Brydges à Genève (1 82 1 ), que Coupé en a inséré en partie la traduction dans ses Soirées littéraires, et qu'on peut le rapprocher avec intérêt du livre bien supérieur d'un écrivain de nos jours, Les misères des gens de lettres, The calami lies ofmithors , par M. d'israëli.

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