‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 161 sur 256 · Voy. la préface du poème; cf. Maittaire, p · texte numérisé non relu

Voy. la préface du poème; cf. Maittaire, p

( CCVHI )

dans toutes les circonstances où il est appelé à commander et dans tous les rapports qui l'unissent à ses sujets. Aucune des règles d'un sage gouvernement n'est passée sous silence. Il s'élève d'abord aux considérations les plus générales, pour rechercher quelles maximes essentielles présideront à la conduite privée et publique du souverain; s'il sera tenu d'obéir aux lois, ou plutôt dans quelle mesure il leur sera soumis, et quelles occasions lui permettront de les modifier. Descendant ensuite aux détails minutieux de l'administration , il énumère tour À tour les obligations que crée pour lui le dépôt de l'autorité. Comment faut-il que le roi soit entouré, quel sera le caractère de ses amis, quelles relations aura-t-il avec eux ainsi qu'avec tous ceux qui rapprochent, tels que ses ministres, ses officiers et ses pages (Henri Estienne réclame pour ceux-ci, en passant, une éducation meilleure et une discipline plus sévère), quel discernement apportera-t-il dans le choix des magistrats et particulièrement celui des fonctionnaires qui ont le maniement des deniers de l'État : c'est là ce qu'il examine à loisir dans autant de chants successifs. Entre les vices des princes il aperçoit une loi funeste de filiation d'après laquelle ils se multiplient sans cesse : ce qui l'engage à faire une guerre implacable à tous également. S'il montre, par exemple, en combattant l'orgueil, une extrême vigueur, c'est que l'orgueil lui semble engendrer fatalement la cruauté 1 . Avec les bons Français de cette époque 2 , demeurés fidèles à nos vieilles mœurs, il s'indigne surtout des idées jiou-

1 . Bo&suet a dit de même : « L'orgueil se tourne aisément en cruauté. »

2. Voy. , par exemple, Et. Pasquier, Lettres, IX, 7 ; cf. La Noue, Discours politiques et militaires, p. 133 et suiv. de i'édit. deBâle, 1687, in- i°.

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