‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 173 sur 256 · CCXX1I · texte numérisé non relu

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empressement à rechercher ses conseils; Hotman, qui dans son factum de Franco-Gallia , manifeste politique des Huguenots du xvi° siècle, s'attachait à démontrer, un an après la Saint-Barthélémy, que la royauté n'était devenue héréditaire parmi nous qu'au mépris de Tantique constitution de l'Etat 1 ; Languet, que nous avons déjà nommé, rêvant ainsi que le précédent les institutions républicaines pour notre pays 2 , en haine des violences et des hontes de la monarchie des Valois'; Sigonius , qui traita avec une égale compétence de l'histoire ecclésiastique et de la profane ; Victorius, dont Henri a célébré la mort par ses épitaphes ; Muret, qu'il avait

par de Tbou sur H. Estienne rendent fort inutile la réfutation d'un propos que le père Va vas s eu r, dans son Traité de l'Épigramme, a prêté au premier sur le second. Suivant son rapport, l'historien eût dit qu'il aurait do plus imprimer et moins écrire. On ne doutera pas au contraire que de Tbou n'ait, à l'exemple de son siècle, regardé H. Estienne comme également habile

Et llbros facere et doctos excudere llbros.

Voy. Maittaire, p. 272 et 477.

1. Sur cet ouvrage hardi, on peut voir M. Augustin Thierry, Considérations sur V histoire de France , ch. I er . — On a présumé aussi, avec assez de vraisemblance, que F. Hotman était l'auteur de la célèbre satire du Tigre.

2. 11 a été question, un peu plus haut, de son livre des Vindicke contra tyrannos, qu'il publia en 1579 sous le pseudonyme de Junius Brutus, et que traduisit, dès 1581, François Estienne, frère puîné de Henri. C'est, a-t-on dit, la production d'un républicain qui pense sur les monarques comme on en parlait dans le sénat de Rome après l'expulsion des Tarquins. On peut au reste, à ce sujet, consulter l'Étude sur Languet, de M. Henri Chevreul, travail récemment apprécié par M. de Sacy dans les Débats <14 avril 1852).

3. On lit dans la vie latine de Languet (par Philibert de Lamarre) : «Langueti amicitia floruit H. Stephanus, qui tamdiu laudabitur, quamdiu rei lttterariae memoria manebit. »

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rencontré en Italie * et Canierarius , qu'il appelait l'ornement de l'Allemagne. De tout temps, comme on l'a raconté plus haut, les voyages d'Ettienne lui avaient fait contracter» à l'étranger, d'honorables relations, cimentées par l'amour de l'étttde. C'est ainsi qu'il se lia encore étroitement avec l'ambassadeur flamand Busbecq , à qui l'érudition est redevable d'importantes découvertes 1 , et, plus tard, avec le jeune et célèbre anglais Philippe Sidney 2 . A ce dernier, qui réunissait aune âme capable de grandes choses un esprit passionné pour les lettres anciennes, il fit présent d'un petit livre écrit de sa main où étaient résumés , avec une brièveté ingénieuse, les préceptes moraux les plus propres à bien diriger la vie.

Si de tels rapports , de telles affections déposent en faveur de Henri Estienne, on n'hésitera pas cependant à le placer, comme homme, fort au-dessous de ses plus illustres contemporains. Ce n'est plus l'une de ces natures simples et saines que nous offre en très-grand nombre le xvi e siècle. Ce n'est plus la bonhomie naïve et la droiture antique de ces races d'élite , propres à notre sol , qui ont sauvé la nationalité française. Des

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