‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 178 sur 256 · Rev. les pages LXXV1I et CLVII1 de notre Essai · texte numérisé non relu

Rev. les pages LXXV1I et CLVII1 de notre Essai

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la fortune. A la suite de brillants débuts 1 , la marche de sa typographie ne tarda pas à être entravée : il tomba , comme jadis Henri Estienne, dans la disgrâce de Genève. Par l'effet des soupçons de cette ombrageuse république, il fut en butte à une multitude de traverses dont on peut lire l'attachant récit dans M.Renouard. La cause première de cette mésintelligence est ignorée : son résultat incontestable fut de paralyser les travaux et de remplir d'amertume la vie de Paul Estienne. Tandis que le soin et la prospérité de son imprimerie eussent exigé sa présence assidue à Genève, on le voit contraint de s'en tenir éloigné. Vainement il descend aux prières pour désarmer les magistrats irrités : ceux-ci demeurent inflexibles. Il se plaint, par plusieurs lettres, que l'entrée de la ville lui soit interdite; il s'y dépeint comme victime de puissantes inimitiés et de défiances aveugles, comme injustement frappé, malgré son innocence, dans son honneur et dans sa fortune. Nous avons de lui une requête 2 , où il se borne à demander un sauf-conduit pour venir régler quelques affaires urgentes : modeste faveur qui lui fut même refusée. D'autres documents témoignent de ses efforts infructueux pour obtenir son retour. Il s'adresse en particulier aux pasteurs, et, dans un mémoire suppliant, il allègue ses intérêts et ceux de ses créanciers également compromis, car son absence lui ôte les moyens dé traiter avec eux ; il déplore a son ostracisme prolongé par Tâpreté des temps et des cœurs*. » Peu après il envoyait aux mêmes personnages des vers de sa composition, destinés à provoquer l'oubli des

1. Parmi ses plus belles éditions on citera celle des Tragédies de Sophocle , in-4 - , 1 603 .

2. On peut la lire dans l'ouvrage de M. Renouard , p. 572 et 573.

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