Allusion à ce passage de VArt poétique
Fnngar vice cotis , acutum Reddere qua ferrom valet, exsors ipsasecandi :
ce qui est la traduction d'un mot que , suivant Plutarque , Isocrate s'appliquait à lui-même.
2. C.-à-dr comme un cferc (ecclésiastique) parlerait d'armes*
leurs façons de parler, desquels je me sers quand j'en ay besoin. Quant à la langue espagnole, je confesse que ce peu que j'en sçay , je ne l'ai appris en Espagne , mais tant par la communication que j'ay eue avec les Espagnols en Angleterre et en Flandre, que par les livres escripts en leur langue. Et ce peu n'a esté si petit qu'il ne m'ait semblé pouvoir suffire pour juger quels avantages nostre langue avoit sur elle : de quoy seulement il est question maintenant.
Voila , lecteur, la response que j'ay voulu faire à ces deux poincts : vous priant de rechef de prendre le tout en bonne part, et désirant que à quelqu'un de ces messieurs, qui ont peult-estre meilleure cognoissance de ces langues que je n'ay, et ont aussi plusieurs autres bonnes parties requises à un tel ouvrage (duquel il me suffit d'avoir tiré les premiers traicts), il prenne envie quelque matin de le mettre à fin et perfection. A Dieu.
TRAICTE
DE LA CONFORMITÉ
DU LANGAGE FRANÇOIS