‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 240 sur 256 · Anthrax ou charbon · texte numérisé non relu

Anthrax ou charbon

Antidater, lettre antidatée. En ces mots nous usons de la préposition grecque àvti, signifiant pour : car lettre antidatée signifie datée d*un jour pour un autre.

Apoplexie , apoplexia , àitoftXv£(a.

Apostat, apostata, ànwjxâr^ç.

Apostre, apostolus, à*6<jToXoç.

Apostume , apostema , àttd-

Apothiquaire , de àicotofjxT).

Archevesque , arehiepiseopus , àpXiexCoxoicoç.

Archidiacre ( que le vulgaire appelle par erreur astiacre ) archidiaconus , àpxiSidxovoç.

Arest de la cour (et non arrest) àpeatôv , selon Budé.

Arithmétique , arithméticien , àpi8(/.tynxY) , àpiQpv)Tix6ç.

Armonie , armonieux : voyez Harmonie, Harmonieux.

Arraper, ou atraper, de&pitd-

Çeiv'.

Arrhes , arrha , ࣣa6wv.

Arti, mot de jergon, àpxoç.

Artimon, autrement trinquet,

artemo , àprépuov.

Atyzer*, de àtvÇeiv. Ave, voyez Hâve.

Auge, de à^yetov.

Aulmosne, eleemosyna, èXev

Auronne, à6p6xovov.

Austruche , voyez Ostruche.

Authentique, aut hentievm , av- OevTtxâv.

Badault , je ne sçay s'il viendrait

point de (Jà-caXo; s .

Bailler, pdXXeiv.

Balance 4 , de ToXaviov.

Baler,bal, paXXCÇsiv , paXXia^o;.

Banc, de &6axoç : sinon qu'il

vienne de seamnum.

1. Attraper vient évidemment de trappa, basse latinité; en français, trappe.

2. Attiser, comme on le disait aussi dès lors : « Forte rectius a titionibus deduxeris, » remarque assez justement Nicot.

3. BéTaXoç, dont usent les comiques, veut dire débauché. Évidemment on ne saurait partager l'avis de Henri Estienne, quant à ce terme (qui vient sans doute de l'italien badare , perdre son temps); et cette observation pourrait être appliquée aux origines qu'il donne de plusieurs autres mots. Mais on préfère laisser le plus souvent au lecteur le soin de les réformer en s'appuyant sur les progrès que la science de l'étymologie a faits depuis cette époque.

4. En latin , bilanx. — On reconnaîtra toujours , si l'on n'a point de parti arrêté d'avance , que les mots latins sont ceux « qui ont pris le plus aisément racine dans notre fonds , » comme Fénelon Ta fait observer , après Vaugelas , dans sa Lettre sur les occupations de l'Académie française, III.

Baptesme, bapti$mus , paimau.©;. Baptizer, baptizare, (JaistCÇciv.

Bas , de pàatç.

Bast, de ftaffT&Çco.

Baston , de (WbiTpov.

Bateleur, de paTroXoroç , selon

aucuns, ou plustost de paTaXoç.

Baver , de (tâÇetv.

Beeler, de pXT)xa<xOai.

Bible, Biblia, Bim*.

Blapbar, de «l/otyapéc 1 .

Blasme et Blasmer, de pXa<r^r r

pieïv.

Blasphémer, pXaa?y)(ieïv.

Blesser, pXà^au

Blosse. Une poire blosse', de pXa>6p6; 3 .

Bord et borne , de Ôpoç.

Botes, botines, de péOuvoc, Boulet , de poXoç.

Bourse , de flupaa.

Bouthique (et non bouticle) , àiïoOVixTi.

Bracelets , de (ipaxtovia.

Braire , de (ipàxeiv.

Braize, Brazier, deppa^o). Bramer, ppéjxeiv.

Braquemar 4 , quasi (Jpaxeïa y-a- Xaipa.

Brasser, de ppàtroco.

Brave , braver , de (ipaSeïov .

Brazier, voyez Braize, cidessus.

Brizer, de (JpîÇeiv, selon aucuns 5 ; mais plustost de TcpiÇeiv.

Broch de vin, de ppéx<*>, selon Budé.

Broche (dont vient robbe brochée) , de (3p<$xoc«

Broder (dont vient brodeur), de ppoTOo; , selon aucuns ; mais xpoffffoç est plus receu ".

Brouster , de Pptotmetv 7 .

1. Pris dans le sens de fané, flétri : de là , selon H. Estienne, teint blafard , en rétablissant l'orthographe moderne , dont l'absence rend ici quelques mots presque méconnaissables. D'autres préfèrent dériver cet adjectif de l'allemand blech etfarbe, couleur de fer-blanc. Yoy. à ce sujet, comme sur beaucoup des termes ici rapportés , le Dictionnaire étymologique de Noël (2 vol. in- 8°, 1831).

2. Poire blosse où bleque , c'était une poire molle: aujourd'hui poire blette.

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