‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 30 sur 256 · XXXII · texte numérisé non relu

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aussi que les livres, laissés en grand nombre et dont le mérite rendait le débit facile , furent rendus au profit des autres enfants.

Robert retiré à Genève, après cet abandon de sa fortune antérieure, ne demanda plus de ressources qu'à son travail , pour l'entretien assez onéreux de sa maison personnelle. Il avait toujours été large dans ses dépenses, généreux dans sa vie privée * , prompt à secourir de sa bourse les gens de lettres , n'eussent-ils d'autres titres à sa bienveillance que leur malbeur. Par sa capacité et son ardeur infatigable (lui-même nous a dit que le Seigneur l'avait accoutumé aux labeurs comme l'oiseau au vol 2 ), il réussit à relever ses affaires du choc que son émigration leur avait porté 3 . En peu d'années son active industrie avait créé un nouvel établissement qu'il laissa prospère , grâce au concours de son fils Henri. Celui-ci , en secondant ses efforts, en le voyant jusqu'au terme de sa vie multiplier avec autant d'intelligence que de succès ses publications presque toujours bien accueil-

1 . On le voit par ces vers de d'Aurat qui célèbre son noble désintéressement, son dévouement au bien public, et sa brillante hospitalité :

Plus publlcae rei quam doraesticse gerens Cure ac sonicitudtnis....

Quale diversorium ,

O Jupiter , quam splendldum , Quamque est amœnum ! etc.

2. Réponse aux censures des théologiens , p. 20 au verso. — Cf. la préface de son Trésor : « Binos annos in hoc opère , dies noctesque, rei domestfcae et corporis fere negligens, desudavi... » Aussi son fils a-t-il écrit énergiquement , que « le travail qui dompte les autres hommes , s'était vu lui-même dompté par Robert Estienne. »

3. De Thou a même dit, passage cité : ce Fatis concessit, foris gloria dives, etdomi liberis relicta opulenta supellectile. »

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