‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 38 sur 256 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

tribut poétique , on remarque Théodore de Bèze , son ancien ami , qui lui consacra un sonnet français et des distiques grecs où il rappelait ses gcands travaux et dé» plorait l'ingratitude de son pays. Déjà de son vivant, Conrad Gesner, le Pline de P Allemagne , en lui dédiant le V e livre de ses Pandectes, avait fait de lui cet éloge , « qu'il était entre les imprimeurs et les libraires ce que le soleil est entre les étoiles. » Scévole de Sainte-Marthe ne manqua pas de lui donner une place parmi ses Hommes illustres * ; et , par un témoignage encore plus glorieux , l'historien de Thou ne craignit point de déclarer, avec l'enthousiasme littéraire de son temps, a que non-seulement la France % mais tout l'univers chrétien, lui était plus redevable que jamais peuple ne l'avait pu être au plus intrépide capitaine , au plus glorieux conquérant 2 . »

Sur cette noble vie un nuage a cependant été suspendu longtemps ; une imputation fâcheuse a plané sur cette mémoire illustre : je veux parier de l'affaire relative aux matrices des types grecs qu'on l'a accusé d'avoir dérobées en s'enfuyant à Genève. Il a été question plus haut de ces beaux caractères , fondus par ordre de François I er , dans un des trop courts moments où ce prince put détourner son esprit de la préoccupation des guerres et des questions religieuses, pour rappliquer aux arts de la paix. Les matrices furent mises dès cette époque à la disposition de Robert qui , lors de

1. «Roberti Stephani, solertissimi splendidissimique typographi, magna cum primis nec ullo œvo peritura laus fait, » etc. : Gallorum docérina illustrium Elogia : lib. IV , in Henrico

Stephano.

2. «Cui non solum Gallia, sed uni versus christianus orbis, plus débet quam cuiquam fortissimorum belli ducum ob propagatos fines patria unquam debuit : >• Hist. , 1. XXIII, t. I er , p. 791 f

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