‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 37 sur 256 · XXXVIII · texte numérisé non relu

XXXVIII

Les dernières volontés de Robert ne paraissent avoir excité aucune plainte dans sa famille , ni porté aucune atteinte à la bonne harmonie qui en unissait les membres : on doit donc présumer que Henri ne fut pas dans cette occasion l'objet d'une faveur qui blessât la coutume ou l'équité. Ce testament témoigne seulement d'une confiance qui l'honorait et dont il se montra digne, en remplissant avec exactitude les obligations qui lui étaient imposées. Un autre devoir non moins sacré à ses yeux était de donner des regrets publics à la mort de son père , et de célébrer une mémoire qui lui demeura toujours chère et vénérable. Sa piété filiale, d'accord avec sa reconnaissance, lui inspira beaucoup de pièces grecques et latines où se mêle un peu , il est vrai , à l'épanchement d'une douleur très-sincère la recherche du bel esprit alors en usage 1 . Toutefois on y pourrait citer plusieurs vers justes et naturels , tels que les suivants :

Donec erunt grœci scriptores atque latini, Preeco tuae laudis maximus orbis erit.

Il a répété ailleurs cette pensée , en faisant parler son père :

At tu , posteritas, nostro gratare labori , Per quem pinguia sunt otia parta tibi.

Mais ce ne fut pas là lé seul hommage rendu à Robert : d'autres contemporains, pour le louer, se joignirent à son fils. Entre ceux qui déposèrent sur sa tombe leur

pour clause à la transmission de son établissement, que son fils n'abandonnerait pas Genève, et que dans la suite Henri fit de vains efforts , soutenu par la faveur du roi de France, pour obtenir que cette prescription fût révoquée.

l. Ces épitaphes ont été imprimées avec luxe par Henri Estienne qui en a voulu faire, suivant son expression, un mausolée typographique : la grande feuille in-P qui les contient a été retrouvée récemment à la Bibliothèque nationale.

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