Voy. à ce nom la Bibliothèque de La Croix do Maine
4. Dans son poëme intitulé Olympe : cet auteur mourut prématurément.
5. D'autres écrivent Liebault : voy., sur lui, Gui Patin, au passage cité.
( x'liy ) typographie déjà célèbre par son enseigne de l'Olivier , grâce aux travaux assidus de Henri I er et de Robert, que notre Henri , comme nous l'avons dit plus haut , vit le jour en 1532. On a cru nécessaire de conserver cette date 1 , quelque surprise que nous prépare le spectacle du développement précoce de ce rare et puissant esprit. On s'explique d'ailleurs ces phénomènes d'une culture hâtive , dans la secousse que donna au génie humain l'époque extraordinaire de la renaissance. Paris , alors célébré par Érasme 2 , comme il le fut plus tard par Montaigne 3 , foyer actif des lumières qui perçaient de toutes parts l'horizon , était proclamé, sans trop d'injustice, ainsi que Rome autrefois, « l'abrégé de l'univers 4 .» Quoi qu'il en soit, H. Estienne mérita un rang parmi ces enfants d'élite , nombreux au xvi« siècle 6 , dont l'intelligence , comme touchée du rayon de progrès qui avait lui dans le pays, s'ouvrait prématurément à des idées et à des notions d'un autre âge. On a souvent prétendu que pour l'esprit les fils tenaient volontiers de leurs mères. Henri sembla aussitôt devoir à la sienne, à Perrette Bade , cette conception prompte et facile qui , dans la docte académie dont .elle était entourée , lui avait permis de vivre à l'aise et au niveau commun. Sous de si heureux auspices et dans cette excitante
1 . Outre l'acte authentique que nous avons cité à son appui , Henri la confirme lui-même, lorsque dans la dédicace de sa Conformité, il nous apprend qu'il tomba malade en 1561, sans que sa santé eût encore été troublée, jusqu'à près de trente ans. Or s'il approchait de cet âge en 1561 , c'est qu'il était né, comme le disait son oncle , en 1532.