‹ Conformité du langage français avec le grecChapitre 73 sur 256 · LXXXVI · texte numérisé non relu

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s'il fut l'objet de quelques persécutions, elles ne lui vinrent que de ses coreligionnaires. Ainsi plus tard Agrippa d'Aubigné, l'auteur des Aventures du baron de Fœneste et de la Confession de Sancy, encourut le blâme de son parti qu'inquiétait la licence de ses sarcasmes.

Ce livre ne fut pas , avec l'Hérodote latin , la seule production remarquable de Henri Estienne en 1566. Par une édition de l'Anthologie grecque, il signala encore le cours de cette année laborieuse. C'est de plus à la même date que remonte le commencement de ses impressions hébraïques, où il se proposait de continuer la réputation de son père. Comme lui , il n'était pas étranger à l'hébreu , dont les savants associaient alors la connaissance à celle des langues classiques; mais il fut entravé , presque à son entrée dans cette carrière , par le malheur des circonstances. Les troubles qui ravageaient une grande partie de l'Europe , ne pouvaient manquer d'exercer une influence fâcheuse sur le commerce de Henri Estienne. De tout temps il avait plutôt consulté son amour des lettres et de la gloire que ses ressources : il dut ressentir de très-bonne heure les inconvénients de cette généreuse hardiesse. Dès 1560, l'agitation de la France, prélude de la guerre qui y éclata peu après, lui avait causé, à raison de ses relations étroites avec ce pays, un préjudice sensible. Les écoles et les études, si florissantes parmi nous depuis cinquante ans, virent tout à coup périr leur prospérité , pour ne plus renaître qu'au début du xvn e siècle. Henri Estienne ne ralentissait pas néanmoins l'activité de ses publications latines et grecques. Les années qui suivirent 1566 furent, à cet égard , des plus fécondes. Aux travaux de ce genre , vers cette époque , s'en mêlaient d'autres où se montrait le zèle du sectateur de la réforme. De ce

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