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tion et presque de l'indifférence à ce sujet , il ne laissa pas, ainsi que ses lettres l'attestent , d'être très-sensible à cette diatribe. 11 y revient souvent, bien qu'il n'y ait, remarque-t-il * , rien de solide et de prouvé dans ce que l'on allègue contre lui. En confessant que quelques écoliers ont pu le compromettre par leurs imitations maladroites , il observe qu'il n'est pas comptable de leurs méfidts^. Mais, rbumeur ne tardant pas à percer sous cette apparente froideur , il traite bientôt Henri Estienne de juge incompétent en matière de style et d'éloquence, d'bomme qui veut parler de ce qu'il ne connaît point, qui n'a ni goût ni bon sens , et dont la plume, toujours en mouvement bien que désavouée des muses, n'est propre qu'à exciter l'ennui ou le rire. Ce vieillard radoteur, ajoute-t-ily n'a eu d'autre but en s'attaquantà son nom dans un libelle insipide, que de présentera Tacbeteur un appât qui le trompe ^.
Ici le dépit, trop manifeste, l'empêcbe à son tour d'être équitable pour Henri Estienne, dont la composition, passionnée sans doute, est du moins ingéniense, d'un latin élégant, et non dépourvue d'une certaine Justesse : car elle blesse l'adversaire par son côté vulnérable. On le voit, ce semble , par une lettre du savant André Sebott, qui après avoir témoigné à Lipse la part qu'il a prise à son déplaisir , l'engage à réfuter ces critiques en écrivant, comme il en est bien capable,