Scaligei^ana II ,p
2. Casauboni EpisL : voy. particulièrement ep. 176, l&li 186 et 192.
3. Casatiboni Epist,, ep. 190. Au nombre de ces manuscrits, dont lin seul était excepté comme on va voir, étaient compris ceux de Henri Estienne lui-même. Quant à Casaubon , on a prétendu quMl s'était contenté, pour sa part dans la succession , d'un manuscrit det^hotius, qu'il édita en 1600 : voy. Maittaire, l). 490.
( eux )
Cernere sustinuit, sensitque ex funere vulnus; Vos quoque. Piérides ^ Latio ingemuistlB alllabB^..
Un regret touchant se mêle à ces accents du fils, c'est qu'il ne pourra pas même verser des larmes sur la tombe paternelle :
£t lugdanœo requiescunt ossa sepulcro'.
11 parait d'ailleurs trop certain que les restes de Henri Estienne , confondus avec ceux des hôtes du triste séjour où il avait expiré, furent Jetés dans la fosse commune ^ Celui qui avait tant fait pour la gloire des lettres et pour celle de son pays n*eut pas Thonneur d'un tombeau.
La mort de Henri Estienne fut, quoi qu'il en soit ^ Toccasion d'un retour de bienveillance ou plutôt de justice en sa faveur. Parmi les suffrages qui lui furent décernés, l'un des plus considérables fut celui de l'historien deThou* ; mais onremarquera notamment le tribut d'es* time que lui paya Joseph Scaliger , fort enclin à blâmer, comme on Ta dit , et qui , en d'autres moments , ne l'avait pas épargné : dans une lettre pleine d'honorables re-
1. Tonte la pièce a été reproduite par M. Renouard, p. 465^ 469 de son ouvr. cité.
2. M. Magnin a cru pouvoir inférer de ce vers, que Henri Es-^ tienne a eu réellement un tombeau à Lyon ; ce qui n*est nullement probable : il en eût été question ailleurs»
3. Le P. Colonia, dans son Histoire de Lyon, in-4", t. II ^ p. 609^ nous apprend que H. Estienne fut enterré dans le cimetière des religionnaires, voisin de l'iiôpital. Suivant le mème^ il fut le premier dont un détachement du guet de la ville accompagnât les funérailles. Mais ce n'était pas pour Tlionorer : c'est que cette escorte fut alors jugée nécessaire pour protéger les convois des protestants contre les insultes de la populace. Cf. M. Didot^ Essai sur la typographie, col. 812.
4. Hist,, liv; 120, à la fin; cf. td., 1. XXIII, 1. 1**, p. 791.
( ctx ) grets au sujet de cette perte S il déplora avec amer! le coup funeste qui frappait les études anciennes e études grecques en particulier.
Henri Estîenne achevait seulement sa soixa sixième année , et Ton a pu déjà admirer le nomb Timportance des travaux qui avaient rempli sa rière. Noos sommes cependant loin d*en avoir épui liste : il nous reste à la compléter , en donnant ic aperçu rapide de tous ceux de ses ouvrages qv mouvement du récit nous a forcé de délaisser sur i route.
1 Pour étudier avec quelque ordre ces productions
^ core multipliées , nous les grouperons par genres , et
montrerons tour à tour dansEstienne l'éditeur des t( anciens ; le grammairien et le critique , maniant avec égale facilité le latin et le français; enfin le poète, < versificateur qui prétend à ce nom, faisant auss Tune et de l'autre langue un usage non moins fami Sous le premier rapport, les titres de Henri Estieu l'immortalité sont demeurés incontestables. Pour lu
i( typographie n'a pas été une industrie, mais un art
a élevé, d'après l'exemple de son père, à une singu hauteur. Animé de la passion des lettres, il a contri plus qu'aucun autre peut-être, à renouer la cl rompue des âges, et à réaliser cette alliance du { avec le présent, si vivifiante pour la pensée mode En s'efforçant , par cette vue, de rétablir dans leur grité première les monuments éternels de la raison ( génie antiques , il a tendu , il a presque atteint
if perfection. Aussi la plupart l'ont-ils mis à côté d'
t. Epist. 46 ad Casaubonum. — Cf. Scaligerana II, p i\ « C'est ignorance grande de médire de Henri Estienne, qui i
'\i servi aux lettres. »