‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 111 sur 243 · CLXI · texte numérisé non relu

CLXI

Tancien : quelques-uns même n'ont pas craint de le placer au-dessus de cet homme illustre dont lltalie est justement fière*.

Maittaire s'est attaché à déterminer les années où avalent paru les productions typographiques de Henri Ëstienne : ce travail qui avait ses difficultés, parce que celui-ci, à la différence de Robert, en avait souvent omis les dates , a été repris de nos jours et accompli avec un entier succès par M. Renouard. Il nous suffit, pour tous les renseignements bibliographiques désirables, de renvoyer le lecteur à leurs ouvrages*. Mais , hâtons-nous de le dire , ce qui recommande surtout Henri à notre attention, ce qui, dans ses livres, nous frappe plus encore que la beauté de leur exécution matérielle , c'est l'amélioration des textes. Il a excellé notamment dans cette critique conjecturale qui eut pour effet de dégager les chefs-d'œuvre classiques des souillures que l'ignorance leur avait fait contracter*.

1. M. A. Firmin Didot et M. Le Clerc, entre autres connaisseurs, ont contesté la vérité de cette assertion de M. Renonard, dans ses Annales de Vimprimerie des Aide, J 8S5, t. III, p. 75 : « Aide Tancien occupe le premier rang parmi tous le* imprimeurs anciens ou modernes. »

2. Voy. particulièrement la 9/ édit. des Annales de Vimprimerie desEsiienne, Paris, 1843, dont l'auteur, si compétent, adressé avec une exactitude inattaquable la nomenclature des éditions iion-seulement de Henri , mais des autres typographes de cette famille.

3. Aucun, suivant H. Ëstienne (voy. sa lettre àSigonius, en tête des Excerptœ historiœ ex Ctesia.,,, in-8% 1557), ne sut mieux corriger les textes anciens que P. Danès, dont il s'honore d'avoir été le disciple : « Qui Tir quam felici ad eluendas abstrusissimas etiam librorum labes et maculas praeditus sit ingenio non Gallia solum nostra sed et tua Italia jam pridem novit. » 11 ajoute : ff Ab eo autem quum discessi , nuUos qui majori cum dexteritate et felicitate id prœstent invenio, quam duos magni

Page 1