‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 112 sur 243 · CLXII · texte numérisé non relu

CLXII

On a prétendu, il est vrai, que plusieurs de ses cha ments avaient été audacieux* ; mais, dans le momei les débris exhumés de l'antiquité reparaissaient ( gurés par le temps ^^ une timidité trop circonsf n'aurait pas été sans périls. Pour reconstituer les mi ments ruineux du passé , pour nous les rendre sous aspect véritable, il fallait plus que delà patience; il lait la divination du génie : certains écarts, certa hardiesses devront donc être pardonnes. Presque ceux qui se sont appliqués à épurer les textes été, dans ce siècle, plus ou moins en butte à Vt sation de témérité. Henri Esticnne n'a pas épargi Manuce et surtout à Lambin ces reproches dont il £ été l'objet lui-même •. Il s'est montré du re en divers endroits , préoccupé de contredire ces putations assez peu fondées^ lorsqu'il annonce exemple, dans la préface de son Thucydide \ i pour n'être pas traité de présomptueux , il s'est abs

apud nos nominis viros, Adrianum Tarnebum et Joai Auratum. »

1 . Voy. notamment Scaligerana I , au mot Erotlanus , p cf. , ibid, , p. 69.

*>., François Hotman , dans la préface de ses Commentais les Harangues de Cicéron , in-f*, 1 554 , se plaignait en ces t de la diversité des leçons qui rendaient presque méconnaii cet auteur : « Cognovi in impressis tantam repugnantiam a sensionem ut ipse , opinor, Tullius, si reylvisceset, sui scripta vix agniturus esse videatur. »

3. Voy. PsetidO'Cicero j p. 59 ; « In Manutio non t; quantam in liambino audaciam , sed yalde tamen periculos citam... » Cf. ibid,, p. 14, et Maittaire, Vitœ Stéphane p. 401 et 402. Beaucoup d'érudits passaient même alon consulter, en vue de fixer les textes, leurs lumières bien plv les manuscrits : présomption très-justement blâmée par Estienne.

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