CLXXXI
préparèrent la supériorité du siècle suivant. Les Paraitamènes * sont une exposition judicieuse de ses doctrines grammaticales, où se conservent les excellentes traditions de renseignement des Lasearis, des Danès et des Turuèbe : héritage que, comme il l'atteste, il légua au savant Frédéric Sylburg qu'il s'applaudit ici même * d'avoir eu pour élève, et qui de son côté se félicita plus d'une fois d'avoir rencontré un tel maître. Des remarques sur les systèmes adoptés par les grammairiens ses prédécesseurs ajoutent à l'utilité de ce travail. Quant aux deux dialogues cités ' , l'un indique la voie la meilleure à suivre dans la carrière des études grecques; l'autre signale les écueils à éviter. Henri , moins préoccupé de ia théorie que de la pratique, veut, ainsi qu'il l'annonce dans le premier , que franchissant vite les éléments et les livres qui initient à leur connaissance , l'on arrive promptement à la lecture des écrivains originaux ; il abrège le chemin sans préjudice pour la sûreté de la marche. Beaucoup de détails d'une application usuelle , de procédés d'un perfectionnement simple et ingénieux , remplissent ce dialogue. Le second, qui se rattache étroitement aux Paralipomènes et en est comme une suite naturelle, nous avertit des guides infidèles dont il faut se garder. Tous ceux qui , chez, les anciens et chez les modernes, ont écrit sur la grammaire grecque (it prend de là occasion d'en discuter les points importants), sont passés en revue par Ëstienne. Il en loue quelquesuns et censure le plus grand nombre. A ses appréciations éclairées- se mêlent de sages conseils sur la manière
t. Paralipomena grammaticarum grœcse linguae institutionum,, in-8».